Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Le Club StartAir fédère les pépites technologiques françaises
    Créé par le GIFAS en 2022, le Club StartAir rassemble aujourd’hui 106 startups de la filière aéronautique et spatiale française, représentant plus de 2 000 employés en France et 800 M€ levés. Le club accompagne ses membres en facilitant l'accès au réseau des donneurs d'ordre du GIFAS, en organisant des réunions régulières avec les principaux acteurs de l'écosystème (DGA, financiers, banques, EASA) et en publiant un livre blanc sur le passage à l'échelle industrielle. Ces startups contribuent à la transformation de la filière en apportant des ruptures technologiques majeures sur la décarbonation, l'efficience énergétique, le New Space et la souveraineté industrielle française. À l’occasion de sa 10ème réunion qui s’est tenue à Blagnac le 22 juin 2026, son président Jean-Christophe Lambert revient sur le poids croissant de ses membres au sein de la filière.

    La Dépêche du 26 juin 2026
  • Industrie
    Safran engage le rachat d’Exail Technologies
    Safran* est entré en négociations exclusives pour racheter Exail Technologies*, spécialiste français des drones sous-marins, au prix de 128,5 euros par action. L’opération prévoit l’acquisition du bloc de contrôle de la famille Gorgé, suivie d'une offre publique obligatoire valorisant Exail à près de 2,2 Md€, soit une prime de 36 %. Ce rapprochement permettrait à Safran de renforcer sa présence dans la défense et de sécuriser des technologies stratégiques. Malgré un carnet de commandes supérieur à 1 Md€ et une forte croissance, Exail étudie cette option dans un contexte de restructuration financière et de différend avec le fonds ICG. L’opération reste toutefois incertaine.

    Les Echos et La Tribune du 28 juin 2026
  • Industrie
    Airbus teste une technologie d'atterrissage sans GPS
    Airbus* développe une technologie d’atterrissage assistée par intelligence artificielle capable de guider un avion sans dépendre du GPS. Baptisée Vision Landing Application, elle utilise des caméras embarquées pour analyser la piste en temps réel et fournir une source de positionnement complémentaire. Présentée à VivaTech 2026, cette innovation, encore au stade de la recherche, s’inscrit dans la stratégie « Smart Automation », qui s’appuie sur plusieurs programmes de R&D. Elle vise notamment à améliorer les opérations dans les aéroports peu équipés ou les zones où les signaux satellitaires sont brouillés. L’objectif n’est pas de remplacer les pilotes, mais de renforcer la sécurité en leur apportant une aide supplémentaire lors des phases d’atterrissage.

    Science et Vie du 28 juin 2026
  • Industrie
    La Région Normandie renouvelle un contrat triennal avec le cluster NAE
    La Région Normandie et Normandie AeroEspace* (NAE) ont signé, le 25 juin 2026, un nouveau contrat triennal destiné à renforcer la compétitivité de la filière aéronautique, spatiale, défense et sécurité de la région. La feuille de route 2026-2028 s’articule autour de 5 priorités : développer l’activité commerciale en France et à l’international, améliorer la compétitivité des entreprises, accélérer l’innovation, répondre aux besoins en compétences et en emploi et accroître le rayonnement de la filière. Philippe Eudeline a par ailleurs été reconduit à la présidence de NAE et Sandrine Fromentin a été élue vice-présidente en charge de l’emploi, de la formation et de l’orientation.

    Le Journal des Entreprises du 26 juin 2026

Défense
  • Défense
    Aura Aero étudie un projet de drone de combat collaboratif
    A l’occasion du salon Eurosatory, Aura Aero* a annoncé travailler sur un projet de drone de combat collaboratif (CCA), conçu pour accompagner les avions pilotés. L’engin, de 3 à 5 tonnes, serait doté d’une soute interne et propulsé par un réacteur léger. Un 1er vol pourrait intervenir dès 2028.

    Aerobuzz du 28 juin 2026
  • Défense
    Airbus explore une version anti-sous-marine de l’Eurodrone pour le Japon
    Airbus Defence & Space* et Kawasaki Heavy Industries ont signé un protocole d’accord pour étudier une version de l’Eurodrone dédiée à la lutte anti-sous-marine pour le Japon. Cette déclinaison pourrait embarquer des sonobouées et des torpilles afin de renforcer la surveillance maritime de l’archipel. Les 2 industriels évalueront également la participation de l’industrie japonaise à la production et au maintien en condition opérationnelle. Ce projet représente une opportunité majeure pour l’Eurodrone, fragilisé par la décision de la France d’abandonner son acquisition au profit de solutions jugées plus adaptées aux exigences d’une économie de guerre.

    Air & Cosmos du 26 juin 2026

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Neptune Aviation réceptionne son premier A319 de lutte contre les incendies
    Neptune Aviation a reçu le 24 juin 2026 son 1er Airbus A319 destiné à la lutte contre les incendies, issu de la flotte de Braathens et actuellement en stockage en Espagne. L'appareil entrera en chantier de conversion chez Commercial Jet pour une mise en service prévue à la saison des feux 2028, avec un soutien d’Airbus* et du groupe Expleo. Comparé aux Bae 146 actuellement exploités par Neptune Aviation, l'A319 pourra transporter 50 % de retardant supplémentaire (4 500 gallons contre 3 000) et disposera d'une autonomie accrue permettant des interventions sur des foyers plus éloignés.

    Le Journal de l’Aviation du 26 juin 2026
  • Aviation Commerciale
    China Eastern Airlines prévoit une commande de 25 A330neo
    China Eastern Airlines prévoit de commander 25 Airbus* A330neo, selon un document déposé à la Bourse de Shanghaï. L’accord, encore soumis à l’approbation des autorités chinoises, représente un prix catalogue de 9,35 Md$. Les livraisons sont prévues entre 2029 et 2033. Déjà exploitante de plus de 50 A330, la compagnie accompagnerait ainsi le renouvellement de la flotte chinoise de gros-porteurs. Airbus mise sur l’A330neo pour accompagner le renouvellement des flottes chinoises d’A330ceo. Certifié en Chine depuis 2025, ce gros-porteur séduit par sa polyvalence et ses performances en constante évolution, notamment grâce à une autonomie accrue.

    Le Journal de l’Aviation du 26 juin 2026
  • Aviation Commerciale
    70 000 avions connectés d’ici 2035
    La connectivité en vol par satellites en orbite basse s’impose comme un nouveau facteur de différenciation pour les compagnies aériennes. Selon Novaspace, le nombre d’avions connectés devrait dépasser 70 000 d’ici 2035, contre près de 39 500 fin 2025, dont 70 % dans l’aviation d’affaires. Air France, United, Emirates ou Lufthansa déploient déjà des solutions de Wi-Fi haut débit à bord. Grâce aux constellations comme Starlink, OneWeb ou Kuiper, la connectivité gagne en débit et en réactivité. Leur part de marché dans l’aviation commerciale est passée de 1 % en 2024 à 14 % en 2025 et pourrait représenter près de 90 % des capacités louées à l’horizon 2035.

    Air & Cosmos du 26 juin 2026

Espace
  • Espace
    Le spatial est au cœur de la coopération franco-italienne
    Dans un entretien avec La Tribune, le ministre italien des Entreprises et du Made in Italy, Adolfo Urso, dresse la liste des priorités en matière d’industrie et d’innovation. Le spatial est vu comme un pilier de la coopération franco-italienne et de la souveraineté industrielle européenne. Il plaide pour la consolidation de la filière spatiale, l’émergence de champions européens à travers le projet Bromo et un soutien accru au programme IRIS². Il appelle aussi à un plan européen dédié aux lanceurs afin d’accroître les capacités d’Ariane 6 et Vega C. Pour Rome, le modèle industriel franco-italien illustré par Thales Alenia Space* doit servir de référence. Plus largement, Adolfo Urso défend le principe du « local content » pour renforcer la production européenne, tout en faisant de l’économie spatiale l’un des 5 nouveaux secteurs stratégiques de l’Italie.

    La Tribune du 29 juin 2026
  • Espace
    Orus développe une technologie spatiale hyperspectrale
    La startup Orus** développe une technologie d’imagerie spatiale hyperspectrale capable de rendre visibles des phénomènes invisibles à l’œil nu, comme le stress hydrique des plantes, la qualité des sols ou la pollution des eaux. Chaque pixel d’image est analysé pour identifier la signature spectrale des matières, permettant de distinguer des algues, des hydrocarbures ou encore des plastiques. Installé sur des satellites, son capteur servira autant tant à des applications civiles (agriculture), que de défense. Soutenue par l’Agence de l’innovation de défense et intégrée à Copernicus via l’ESA, la technologie est en cours de déploiement. Le système d’observation de la Terre prend la forme d’un cube, doté d’un objectif, posé sur le haut d’un satellite. Orus prévoit un 1er lancement avec SpaceX en 2027.

    L’Usine nouvelle du 29 juin 2026