Synthèse de presse

Défense
  • Défense
    Indonésie : Entrée en vigueur de la dernière tranche du contrat Rafale pour Dassault Aviation
    L'Indonésie a versé un acompte à Dassault Aviation pour mettre en vigueur la 3ème et dernière tranche de 18 appareils, sur un contrat total de 42 avions Rafale. Le contrat indonésien prévoit un package incluant l’entraînement des équipages, le soutien logistique de plusieurs bases aériennes, ainsi qu’un centre d’entraînement. Dassault Aviation ne précise pas quand doivent être livrés les 1ers appareils, le calendrier incombant aux forces aériennes indonésiennes. Il faut au moins 3 ans entre l’entrée en vigueur d’un contrat et la livraison des premiers appareils associés. Des compensations ont également été négociées au profit de l’industrie indonésienne. Ces retours industriels concernent le domaine aéronautique ainsi que les technologies militaires et civiles maîtrisées par l’avionneur et ses principaux partenaires industriels, Thales et la branche moteur de Safran. D’autres contrats exports pour le Rafale pourraient encore être annoncés dans l’année. Dassault Aviation est toujours en négociations avancées avec l’Inde pour l’achat de 26 appareils dans leur version marine.

    Ensemble de la presse du 9 janvier
  • Défense
    L’industrie de Défense française confrontée à de nouveaux concurrents
    La base industrielle et technologique de défense (BITD), forte de 4 000 entreprises travaillant pour les armées, dont 450 sont jugées stratégiques et 600 exportent dans le sillage d’Airbus, Dassault Aviation, Nexter, Naval Group, MBDA, Thales ou Safran, est de plus en plus confrontée à la concurrence internationale. Le Rafale pèse lourd dans les exportations de Défense françaises : en 2022, les 80 appareils vendus aux Émirats arabes unis ont représenté les deux tiers des 27 Md€ d’exportations. Si le canon Caesar est aussi très demandé, Nexter ne peut répondre à toutes les demandes. Si la France reste le 3ème exportateur mondial d’armes, elle est de plus en plus concurrencée par la Corée du Sud, la Turquie et Israël. De plus, la guerre en Ukraine a fait apparaître une nouvelle contrainte, de plus en plus forte : le calendrier de livraison et la disponibilité des matériels. Sur les 100 Md€ d’achats d’armement des pays de l’Union européenne conclus entre le début du conflit en Ukraine et l’été 2023, 78% l’ont été à des industriels non européens, majoritairement les États-Unis. Les récentes commandes de la Pologne ont pointé le potentiel exportateur de la Corée du Sud dans ce domaine. L’industriel Hanwha rappelle que son pays est « prêt pour la guerre » depuis l’armistice de 1953 avec la Corée du Nord. Et Séoul est capable de fournir des matériels aux standards de l’OTAN à des prix compétitifs. Pour contrer cette concurrence, la France a fait évoluer sa doctrine depuis plusieurs années. Une nouvelle logique de partenariat stratégique d’État à État se met en place, avec des dimensions à la fois militaire, diplomatique et économique. Cette logique doit permettre de structurer une offre de long terme pour vendre plusieurs types d’armements au même pays, tout en se maintenant à la pointe des technologies.

    Le Monde du 9 janvier

Emploi
  • Emploi
    L’Occitanie championne de la création d’emplois industriels
    « L’Occitanie est la région où l’emploi industriel augmente le plus fortement, sur 3 mois comme sur un an », rapporte l’Urssaf. Selon son dernier bilan, 5 200 postes ont ainsi été créés entre le 3ème trimestre 2022 et le 3ème trimestre 2023. L’année dernière, tous secteurs confondus, les effectifs salariés ont également continué à progresser au cours du 3ème trimestre, « mais le ralentissement des créations de postes se confirme néanmoins ». 19 200 postes ont ainsi été créés sur 1 an, soit 2 fois moins qu’au cours des 12 mois précédents. L’Occitanie fait toutefois partie des 5 régions métropolitaines les plus créatrices d’emploi sur 1 an, souligne l’Urssaf. L’emploi salarié a résisté dans la majorité des départements de la région. Il reste par ailleurs très dynamique en Haute-Garonne, notamment grâce à l’aéronautique. « Ce département concentre les deux tiers des postes créés en région sur les 12 derniers mois. Avec les Hautes-Pyrénées, il figure parmi les 3 départements métropolitains les plus créateurs d’emploi sur 1 an ».

    Touléco du 9 janvier

Sécurité
  • Sécurité
    L’EASA demande à son tour l’inspection des B-737 MAX-9
    L’Agence de la sécurité aérienne de l’Union européenne (EASA) a adopté une consigne de navigabilité d’urgence (EAD) émise par la Federal Aviation Administration (FAA) pour une configuration spécifique du Boeing 737 MAX-9. L’EAD, qui immobilise les avions dans cette configuration spécifique jusqu’à ce qu’une inspection soit terminée, fait suite à l’événement survenu sur un vol d’Alaska Airlines, où lors duquel un panneau de sortie s’est détaché de l’avion, entraînant une décompression rapide de la cabine. Le problème concerne une sortie en milieu de cabine, une porte condamnée et masquée par une cloison qui ne laisse apparaître qu’un hublot. Cette configuration est généralement adoptée par les compagnies aériennes effectuant des opérations à faible densité (avec une capacité de passagers inférieure) où cette sortie supplémentaire n’est pas nécessaire pour répondre aux exigences de sécurité d’évacuation. Les avions Boeing 737 MAX-9 opérant en Europe ne disposent pas de cette configuration et ne sont donc pas cloués au sol par l’EAD et peuvent continuer à opérer normalement. Les inspections requises doivent prendre environ 4 à 8 heures par avion, indique la FAA. 171 avions dans le monde sont concernés, mais selon des données communiquées par Boeing, 218 exemplaires du Boeing 737 MAX-9 ont été livrés à ce jour.

    Ensemble de la presse du 9 janvier

Industrie
  • Industrie
    Safran Aircraft Engines nomme Pierre Cottenceau comme nouveau directeur technique et R&T
    Pierre Cottenceau a été nommé directeur technique et R&T chez Safran Aircraft Engines. Il remplace Michel Brioude qui part à la retraite après 3 années à occuper cette fonction. Depuis janvier 2023, Pierre Cottenceau était directeur technique adjoint de la filiale de Safran spécialisée dans les moteurs d'avions civils et militaires. Il occupait auparavant la fonction de directeur technique et R&T de Safran Nacelles. Au cours de son parcours au sein du groupe français, il a contribué en tant que chef de marque technique au développement et à la certification du moteur Leap qui équipe les Boeing 737 MAX. Dans ses nouvelles fonctions, il supervisera notamment le développement du programme technologique RISE, un nouveau moteur qui doit réduire de 20% les émissions de CO2 par rapport aux moteurs actuels. Il sera également chargé de suivre le programme de motorisation du futur avion de combat européen de 6ème génération NGF (New Generation Fighter), un moteur dérivé du M88 qui équipe le Rafale.

    La Dépêche du 9 janvier
  • Industrie
    Hervé Grandjean devient le nouveau directeur commercial de Sabena Technics
    Hervé Grandjean, nouveau directeur commercial de Sabena Technics, intègre également le Comité exécutif du Groupe. En nommant celui qui a effectué une partie de sa carrière au ministère des Armées, Sabena Technics souhaite se donner les moyens de ses ambitions sur le marché civil comme sur le marché militaire. Hervé Grandjean a débuté sa carrière en tant qu’ingénieur au sein du ministère de la Défense, où il a dirigé durant 15 ans de nombreux projets avant de rejoindre le Cabinet du ministre des Armées, en qualité de Conseiller pour les Affaires Industrielles. Il avait finalement été nommé porte-parole du ministère des Armées. Avant de rejoindre Sabena Technics, Hervé Grandjean a également occupé le poste de directeur des opérations et de la stratégie industrielle au sein du programme Nouveau nucléaire France d’EDF.

    Aerobuzz du 9 janvier
  • Industrie
    Airbus profite du coup dur qui affecte le Boeing 737 MAX
    Airbus voit ses bonnes perspectives commerciales confortées, après un nouvel incident majeur survenu sur le Boeing 737 MAX. Alors qu’à Wall Street, Boeing chute lourdement en Bourse, l’action de l'avionneur européen se retrouve en tête du palmarès des plus fortes hausses du CAC 40. Le groupe garde en effet du potentiel en Bourse, selon les analystes financiers. Airbus discute par ailleurs actuellement avec Atos d’un éventuel rachat de BDS (les activités de big data et de sécurité du groupe en difficulté) pour un prix indicatif de 1,5 à 1,8 Md€, une telle opération présenterait une logique assez forte pour le groupe aéronautique. Avec BDS, Airbus pourrait en effet muscler sa branche défense et sécurité, avec de solides capacités dans le cyber, le calcul avancé et l'intelligence artificielle. La tendance haussière de fond sur l’action Airbus ne se dément donc pas à ce stade, alors qu’Airbus a dernièrement inscrit un nouveau record historique à la Bourse de Paris.

    Capital du 9 janvier

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Air France réceptionne son 27ème A350-900 à Toulouse
    Air France a réceptionné un nouvel A350-900 à Toulouse durant la 1ère semaine de janvier, son 27ème exemplaire. L'appareil, baptisé Carcassonne, a été convoyé vers sa base de Roissy CDG le 5 janvier. Le nouvel A350 a immédiatement été mis en service commercial avec une 1ère rotation sur Abu Dhabi, puis à Montréal. La compagnie aérienne française deviendra dans les prochaines années l'un des principaux exploitants de la nouvelle famille d'avions long-courriers d'Airbus. Elle attend encore 14 exemplaires de l'A350-900 issus de ses 1ères commandes, ainsi que 4 A350F. Mais Air France bénéficiera aussi des appareils contractualisés par le groupe Air France-KLM en septembre dernier (50 A350-900 et A350-1000 livrables entre 2026 et 2030), en plus des droits d'achat pour 40 A350 supplémentaires.

    Le Journal de l’Aviation du 9 janvier
  • Aviation Commerciale
    L'horizon de l’aéroport d'Amsterdam se dégage
    Après une année 2022 compliquée et les controverses juridiques concernant le projet de plafonnement du trafic en 2023, l'horizon du plus grand aéroport des Pays-Bas semble s’éclaircit. D'après le bilan d'activité publié lundi 8 janvier, l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol a presque retrouvé son niveau de fréquentation d'avant Covid, avec 61,7 millions de passagers comptabilisés en 2023, soit 9,2 millions de plus qu'en 2022, mais encore 10 millions de moins qu'en 2019. Le nombre de mouvements d'avion est remonté à 441 963, soit 89% du niveau de 2019. Ce qui devrait remettre Amsterdam au 3ème rang européen, derrière Heathrow et Roissy-CDG, et devant Francfort. La meilleure nouvelle pour les utilisateurs de l'aéroport est le report d'au moins 1 an du projet du gouvernement sortant visant à plafonner le trafic à Amsterdam-Schiphol à 460 000 vols par an, afin de réduire les nuisances sonores. JetBlue, ainsi que la quinzaine d'autres compagnies aériennes menacées de perdre leurs créneaux, se sont donc vu confirmer tous leurs créneaux horaires à Schiphol, au moins jusqu'à la saison d'hiver 2024-2025. Quant à l'aéroport, Amsterdam-Schiphol a indiqué qu'il prévoyait d'accueillir 483 000 vols en 2024. Soit 9% de plus qu'en 2023. La nouvelle majorité au Parlement néerlandais s’est même déclarée opposée à la réduction du trafic et en faveur d'un allègement des taxes pesant sur le transport aérien.

    Les Echos du 9 janvier

Espace
  • Espace
    En route pour la Lune, la mission Peregrine fait face à une perte critique de carburant
    L'alunisseur privé américain ayant décollé lundi 8 janvier, et dont la mission devait marquer le 1er atterrissage sur la Lune d'un engin américain depuis plus de 50 ans, perd du carburant en vol, a déclaré l'entreprise Astrobotic, ayant développé l'appareil. L'alunisseur a décollé depuis la Floride, à bord de la nouvelle fusée Vulcan Centaur du groupe ULA, qui regroupe Boeing et Lockheed Martin. L'appareil, nommé Peregrine, a été mis sous tension peu après sa séparation d'avec la fusée, et la communication a pu être établie avec succès. Mais « malheureusement, une anomalie est survenue, qui a empêché Astrobotic d'accomplir une orientation stable faisant face au Soleil », a expliqué l'entreprise dans un autre communiqué. Astrobotic a précisé que le problème résultait « probablement » d'un souci au niveau du système de propulsion. « Si c'est le cas », cela « met en péril la capacité du vaisseau à atterrir sur la Lune », a dit l'entreprise, précisant que les batteries de l'engin atteignaient déjà des « niveaux opérationnels bas ». Une « manœuvre improvisée » a été réalisée pour tenter de « réorienter les panneaux solaires vers le Soleil », juste avant une période de perte de communication prévue. Peregrine a été développé par Astrobotic avec le soutien de la NASA, pour un contrat de 108 M$. Si Astrobotic parvient à se poser sur la Lune comme prévu le 23 février, elle pourrait devenir la 1ère entreprise à réussir cet exploit. Un échec de la mission ne manquerait pas de soulever des questions sur cette nouvelle stratégie de la NASA, qui souhaite se reposer en partie sur le secteur privé pour ses ambitions lunaires.

    Ensemble de la presse du 9 janvier