Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Airbus livre 61 appareils en avril 2024
    Airbus a livré 61 appareils en avril à 33 clients, dont 6 A350. Son total de livraison depuis le début de l’année est porté à 203 avions, alors que le constructeur s'efforce d'augmenter sa production et d'atteindre son objectif de livrer 800 avions commerciaux en 2024. Airbus a également reçu 57 commandes brutes pour ce mois-ci, ce qui porte son carnet de commandes brutes pour l’année 2024 à 227 appareils, ramenés à 222 sur une base nette.

    Boursier.com du 7 mai
  • Industrie
    À l’occasion de la visite de Xi Jinping en France, l’industrie aéronautique française souhaite renforcer sa coopération avec la Chine
    L'industrie aéronautique est un secteur de forte coopération entre la France et la Chine depuis de longues années. La visite de Xi Jinping en France et sa venue dans les Hautes-Pyrénées, ce mardi 7 mai 2024, pourrait être l'occasion de plusieurs annonces concernant la filière. Airbus ne cesse d'investir dans le pays. Après l'installation d'une 1ère chaine d'assemblage de ses avions en 2008 à Tianjin, au sud de Pékin, une seconde devrait être opérationnelle au cours du 2ème semestre 2025. Selon la chaine de télévision CGTN, Airbus compte environ 200 fournisseurs en Chine. Et le montant de ses collaborations dans l'industrie aéronautique chinoise s'élevait à environ 1 Md$ en 2020. Récemment, l'avionneur a entrainé Tarmac Aerosave dans une entreprise commune : un centre de stockage, de maintenance, de remise à neuf et de recyclage des avions, construit dans la ville de Chengdu. Le centre d’une superficie de 700 000 m2 et d’une capacité de 125 avions permettra de couvrir l’ensemble du cycle de vie d’un avion. Un autre acteur de l'aéronautique présent en Chine, Safran a passé depuis 2009 plusieurs accords avec l'Aviation Industry Corporation of China afin de fabriquer ensemble des trains d'atterrissage, dispositifs de freinage ou encore des moteurs à turbine. Selon les estimations d’Airbus, la Chine deviendra le plus grand marché des services d'aviation au monde d'ici 2042. Un marché d'une valeur estimée à 54 Md$. Et sa flotte d'avions commerciaux devrait atteindre les 10 930 appareils d'ici 2042.

    France 3 du 7 mai
  • Industrie
    Figeac Aero poursuit ses avancées en Chine
    Figeac Aero annonce de nouvelles avancées de sa coentreprise en Chine, Nanshan Figeac Aero Industry (NFAI), dont un 1er contrat long-terme sur des pièces de jet d'affaires. Avec son partenaire Shandong Nanshan Aluminium, leader chinois de l'aluminium, Figeac Aero renforce sa présence en Chine, ce qui doit l'amener dans les prochaines années à jouer un rôle central au sein de la supply chain aéronautique du pays. NFAI s'est récemment dotée de nouveaux centres d'usinage 5 axes, dédiés à la production en série de pièces aéronautiques monoblocs complexes en aluminium, et a satisfait à l'ensemble des critères de l'audit annuel de renouvellement de sa certification aéronautique EN 9100. En plus du contrat sur des pièces de jet d’affaires, NFAI a également été qualifié par AVIC SAC Commercial Aircraft (SACC), une filiale du groupe chinois AVIC, impliquée dans la fabrication de pièces et de sous-ensembles pour le secteur aéronautique chinois. Avec ces nouvelles avancées, Figeac Aero, se positionne pour accélérer son développement en Chine, et espère obtenir prochainement de nouveaux contrats d'envergure, aussi bien avec des clients internationaux que locaux.

    Actu news du 6 mai

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Airbus confirme la commande d'Indigo de 30 A350-900
    Airbus a confirmé une commande ferme de la compagnie aérienne indienne pour 30 A350-900, déjà annoncée précédemment par la compagnie. Les livraisons doivent débuter en 2027. Pour Indigo, déjà la 1ère compagnie indienne avec 100 millions de passagers en 2023, ces aéronefs à long rayon d'action vont lui permettre de se renforcer sur les destinations long-courriers. Airbus a tenu à remercier Indigo de lui « renouveler sa confiance » alors que les 2 groupes avaient annoncé en juin 2023 un contrat portant sur 500 A320neo, soit le plus gros de l'histoire de l'aviation civile. À la fin mars 2024, Airbus avait déjà enregistré 71 commandes pour l'A350 depuis le début de l'année. L'appareil s'affiche comme un « best-seller » pour Airbus qui en a vendu plus de 1 200 depuis le lancement du programme.

    BFMTV du 7 mai
  • Aviation Commerciale
    Le trafic global de passagers en hausse de 13,8% en mars 2024
    L’Association du transport aérien international (IATA) a publié ses données sur les marchés mondiaux du trafic de passagers en mars 2024, soulignant une en hausse globale de 13,8% mesurée en kilomètres-passagers payants (RPK) par rapport à mars 2023. La capacité totale, mesurée en sièges-kilomètres offerts (ASK), était en hausse de 12,3% en glissement annuel. Le coefficient d’occupation des sièges s’élevait à 82%, en hausse de 1 point par rapport à mars 2023. La demande internationale a augmenté de 18,9% par rapport à mars 2023, tandis que la demande intérieure a augmenté de 6,6%. Toutes les régions affichent une forte croissance des marchés de passagers internationaux. Les transporteurs d’Asie-Pacifique demeurent en tête, avec une augmentation de la demande de 38,5% en glissement annuel.

    Air Journal du 6 mai
  • Aviation Commerciale
    Etihad envisage d'acheter un petit nombre d'avions supplémentaires à Airbus et Boeing
    Etihad Airways envisage d'acheter un « petit nombre » d'avions à Airbus et Boeing au cours des 5 prochaines années si des créneaux de livraison se libéraient, a déclaré son PDG, Antonoaldo Neves, lundi 6 mai. Etihad Airways prévoit de porter sa flotte d'avions à fuselage étroit et à fuselage large à 150, contre environ 80 aujourd'hui, ce qui signifierait l'ajout d'environ 10 à 15 nouveaux appareils chaque année. La plupart de ces nouveaux appareils seront ajoutés grâce aux commandes existantes d'A320 et d’A350 et de Boeing 787, mais Antonoaldo Neves a déclaré être en pourparlers avec des loueurs et des constructeurs d'avions pour tenter d'obtenir des appareils supplémentaires. Il a également précisé qu'Etihad ne passerait pas de commande importante : « Je crois beaucoup à la flexibilité de la flotte. Je n'aime pas bloquer les grosses commandes », a-t-il déclaré lors d'une interview au salon du tourisme Arabian Travel Market à Dubaï.

    Zone Bourse du 6 mai

Environnement
  • Environnement
    Airbus choisit H3 Dynamics pour tester des piles à hydrogène pour le programme HyPower
    Airbus a commandé à la startup singapourienne H3 Dynamics la fourniture de piles à combustible à hydrogène pour remplacer les moteurs auxiliaires sur un A330 dans le cadre du démonstrateur HyPower. Dévoilé au Salon du Bourget 2023, ce programme de démonstrateur vise à explorer, au sol et en vol, une nouvelle architecture de génération d'énergie non propulsive par l'utilisation de piles à hydrogène, qui viendra remplacer l'APU (Auxiliary Power Unit), le moteur auxiliaire qui fournit l'énergie pour la climatisation et le chauffage lorsque les moteurs principaux de l'avion sont éteints. Airbus compte faire tester le projet HyPower d'ici fin 2025. « Nous ferons la démonstration de ce système dans des conditions réalistes, en montant à 25 000 pieds et en volant pendant 1h avec 10 kg d'hydrogène gazeux à bord », déclarait en juin 2023 Michael Augello, PDG d'Airbus UpNext. H3 Dynamics, société singapourienne, qui a ouvert au printemps 2021 un pôle R&D à Toulouse, fait figure de pionnière dans le domaine de l'hydrogène. Elle va donc fournir une 1ère solution de piles à hydrogène capable de produire 500 kW. La startup souligne qu'un tel système aurait la puissance nécessaire pour alimenter l'aviation légère ou l'aviation d'affaires, et recense déjà 4 clients dans ce secteur, ainsi que des fabricants de drones. Après avoir levé 26 M$ en 2021, H3 Dynamics pourrait réaliser prochainement un nouveau tour de table. L'entreprise compte 15 collaborateurs à Toulouse et prévoit de recruter 5 à 10 personnes d'ici la fin de l'année.

    La Tribune du 7 mai
  • Environnement
    Limatech s’apprête à lancer l’industrialisation de sa batterie au lithium pour les avions
    La startup Limatech, créée en 2016, devrait décrocher dans les prochaines semaines la certification pour sa batterie servant au démarrage des moteurs d’avions. Intégrée depuis 2021 à l’accélérateur Starburst Accelerator, la société toulousaine est parvenue à développer une batterie lithium-fer-phosphate (LFP) de 24 V répondant aux exigences du secteur aéronautique et mettant à profit des composants moins exposés à la spéculation. Une innovation reposant sur 2 piliers : anticiper l’emballement thermique et le contenir s’il apparaît malgré tout. Elle propose aujourd’hui un équipement en rupture, une batterie 3 fois plus légère que les systèmes standards. Pour un hélicoptère, la startup revendique un gain de masse qui peut s’élever à 25 kg et pour un A320 jusqu’à 120 kg. Son concept a retenu l’attention d’Airbus qui lui a décerné un prix de l’innovation en 2019. L'avionneur européen a même signé avec elle une convention de développement. Alors que les batteries de Limatech ont effectué leurs 1ers essais au sol en 2023, elles pourraient dès cette année être embarquées à bord d’avions commerciaux. « Mi-février, nous avons livré des batteries à nos 3 premiers clients », s’enthousiasme Florence Robin, PDG et cofondatrice de Limatech, qui emploie aujourd’hui 30 personnes. La société a établi son activité industrielle à Voreppe, en Isère, via un site déjà opérationnel de 1 200 m². Plus de 70 batteries, ayant servi aux essais de qualification, ont déjà été produites. « L’objectif sera de produire 500 batteries par an dans un 1er temps et d’augmenter la cadence pour atteindre plus de 10 000 exemplaires par an en 2030 », explique Florence Robin.

    L’Usine Nouvelle du 6 mai
  • Environnement
    Les États-Unis donnent le coup d’envoi de l’aide à la production de carburant d’aviation durable
    Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Inflation Reduction Act (IRA), l'administration américaine a précisé les règles d'attribution des crédits d'impôt pour la production de carburant d'aviation durable (CAD). Pour être éligible, le CAD devra réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre par rapport au carburant à base de pétrole. Le crédit atteindra entre 1,25 et 1,75 $ par gallon (4,4 à 6,2 € par litre). Les producteurs d'éthanol à base de maïs devront suivre les principes d'une agriculture respectueuse de l'environnement, des engrais aux méthodes agricoles. En 2022, les grandes compagnies aériennes américaines ont consommé 15,8 millions de gallons de CAD, soit 0,1% de leur consommation totale de carburant. L'administration vise une production de 3 milliards de gallons en 2030, et soit une réduction de 20% des émissions par rapport à 2021 et un objectif de neutralité carbone en 2050.

    Les Échos du 6 mai

Espace
  • Espace
    Le vol de la capsule Starliner de Boeing reporté après un problème du lanceur Atlas V
    La NASA a annulé, 2 h avant, le départ de la fusée Atlas V, du constructeur ULA, prévu lundi 6 mai depuis la base de Cap Canaveral en Floride. Pour la 1ère fois, la fusée devait mettre en orbite la capsule Starliner de Boeing avec 2 astronautes à bord, à destination de la Station spatiale internationale (ISS). La NASA a mis en cause un problème de valve sur le lanceur et a préféré reporter le vol. Des fenêtres de tir seront potentiellement ouvertes cette semaine, avec un 1er créneau possible dès ce mardi soir aux États-Unis. Ce report est une nouvelle déconvenue pour Boeing. Pour obtenir sa certification complète, la capsule Starliner doit maintenant démontrer qu'elle est suffisamment sûre pour transporter des passagers. Le constructeur aéronautique est sous pression pour montrer qu'il est capable de faire aussi bien que SpaceX, malgré déjà 4 années de retard sur son concurrent.

    Ensemble de la presse du 7 mai
  • Espace
    Sophie Adenot a reçu officiellement ses ailes d’astronautes après un an d’entraînement
    Sophie Adenot a reçu ses insignes officiels d'astronaute le 22 avril dernier et va pouvoir attendre son 1er ordre de mission, avec l’espoir de participer aux missions Artemis de la NASA. Désormais diplômée, la française se prépare pour ses futures missions spatiales et envisage un 1er vol vers l'ISS entre 2026 et 2030. « La Lune est évidemment un grand rêve. Quel astronaute ne vous dirait pas qu'il veut en être ? Mais il faut prendre les choses étape par étape. L'orbite basse d'abord. Après, on verra », déclare-t-elle. Elle souligne l'importance de la cohésion au sein de sa promotion, qui compte des profils professionnels variés. Actuellement en phase de préaffectation, Sophie Adenot et ses collègues suivent un entraînement pour acquérir de nouvelles qualifications opérationnelles, telles que le pilotage du bras robotique et les sorties extravéhiculaires en piscine. Dans l’attente de l'assignation à une mission, elle reste concentrée : « Ce diplôme, ce n'est pas une fin en soi, c'est juste la possibilité de continuer l'entraînement, car il y a encore beaucoup de qualifications à acquérir avant de partir dans l'Espace ».

    Le Figaro et Air & Cosmos du 6 mai
  • Espace
    Un rapport pointe des anomalies du bouclier thermique de la capsule Orion
    Le 11 décembre 2022, la capsule Orion de la NASA est revenue sur Terre, après un long vol de 25 jours qui l’avait emmenée autour de la Lune, révélant plusieurs problèmes sérieux qui devront absolument être résolus, a déclaré cette semaine une enquête indépendante menée par le Bureau de l’inspecteur général de la NASA (OIG). L’anomalie la plus sérieuse concerne le bouclier de protection thermique de la capsule Orion. De gros fragments ont été arrachés lors de la descente dans l’atmosphère. Composé d’un matériau composite injecté dans une grille en nid d’abeille, le revêtement du bouclier est conçu pour s’éroder afin d’évacuer la chaleur, mais l’usure trop irrégulière a produit des cratères de plusieurs cm de profondeur. « Si le même problème se reproduisait sur les futures missions Artemis, il pourrait entraîner la perte du vaisseau ou de l’équipage », met en garde le rapport de l’OIB. La NASA a précisé qu’une enquête était en cours pour comprendre l’origine du problème. La mission Artemis 2, qui était prévue fin 2024, a d’ores et déjà été repoussée de 1 an. Elle consiste à envoyer 4 astronautes faire une grande boucle autour de la Lune avant de revenir vers la Terre. La mission Artemis 3 visera ensuite une mise en orbite lunaire. L’OIG souligne par ailleurs que le module de service européen, contribution de l’Agence spatiale européenne au programme Orion, a lui aussi rencontré un problème. Un boîtier appelé PCDU, qui contrôle la distribution d’électricité à tous les éléments du vaisseau, a connu des dysfonctionnements, entraînant à peu près une fois par jour la coupure inattendue d’un circuit qui jouait le rôle de fusible. L’incident n’a en revanche eu aucune conséquence sur la mission.

    Le Figaro du 6 mai

Défense
  • Défense
    Les Forces armées françaises achètent des drones de reconnaissance auprès d’AgEagle
    Les Forces armées françaises viennent de commander des drones d’observation auprès de l’entreprise américaine AgEagle. Cette commande de 3,4 M$ se concentre principalement sur 40 drones eBee Vision et 9 autres eBee non spécifiés, ainsi que des capteurs, des stations de contrôle, liaison de données, etc. L'eBee Vision se présente sous la forme d'une aile volante dont l'envergure est de 1,2 m et d'une masse de seulement 1,6 kg. Fait en plastique (polypropylène expansé), il est léger à transporter pour un fantassin et difficilement détectable par des radars lorsqu'il est en vol. Par ailleurs, sa signature acoustique est réduite, le moteur utilisé fonctionne sur batterie électrique. Il est également capable de voler dans un environnement GNSS brouillé et avec un rayon d’action de 20 km autour du pilote. Le drone est lancé à la main par un militaire et peut atteindre une vitesse de croisière de 48,6 km/h, avec une vitesse maximale de 72 km/h, et une endurance maximale de 90 minutes.

    Air & Cosmos du 6 mai

Innovation
  • Innovation
    L'intelligence artificielle viendra en aide aux pilotes et au contrôle aérien
    Les progrès de l'Intelligence Artificielle (IA), alimentée par des données de capteurs sophistiqués, pourraient jouer un rôle croissant dans les cockpits et permettre des vols avec un seul pilote, voire aucun. Des obstacles techniques et réglementaires persistent, notamment en ce qui concerne la fiabilité et la sécurité des systèmes autonomes. Airbus et Thales sont à la pointe de ces avancées, avec des projets visant à automatiser davantage les vols et à intégrer l'IA pour des décisions en temps réel. Avec son projet DragonFly, Airbus veut démontrer qu'un avion peut se reconfigurer et dérouter vers un autre aéroport en cas d'urgence, sans intervention humaine. De son côté, Thales développe des systèmes autonomes, comme PureFlyt, un logiciel de navigation qui ajuste le plan de vol en temps réel en tenant compte des aléas. Ce type d’automatisation vise à assister les pilotes plutôt qu'à les remplacer complètement, assure Airbus. Parallèlement, l'introduction de l'IA dans le contrôle aérien progresse également, avec des outils comme Sinaps en France, et des expérimentations pour automatiser le contrôle aérien lorsque le trafic est faible. Ces initiatives restent pour l'instant limitées aux tâches non critiques en matière de sécurité. La transition vers des systèmes plus autonomes nécessitera encore des développements supplémentaires pour garantir la sécurité et la fiabilité des opérations aériennes.

    L’Usine Nouvelle du 4 mai