Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Japan Airlines commande 32 Airbus et 10 Boeing pour augmenter ses capacités à l’international
    Japan Airlines (JAL) a passé une commande de 32 appareils Airbus et 10 Boeing, dans le cadre du renouvellement de sa flotte et de l'augmentation de ses capacités opérationnelles à l'international. La commande, qui porte sur 21 A350-900, 11 A321neo, le 1er achat de monocouloirs Airbus de la compagnie, et 10 B787-9, représente 1, 870 Md¥ (12,9 Md$) suivant les prix catalogue, a précisé JAL. Les livraisons devraient s'étaler sur environ 6 ans, à partir de l'exercice 2027/28 du groupe. L'un des 21 A350-900 doit être livré dès l'exercice 2025/26, pour remplacer l'avion de ce même modèle que JAL a perdu dans une collision au sol début janvier à l'aéroport de Tokyo-Haneda.

    Ensemble de la presse du 21 mars
  • Industrie
    Korean Air commande 33 A350 à Airbus
    Korean Air fait l’acquisition de 27 A350-1000 et 6 A350-900, pour un montant d’environ 13,8 Md$. Cette commande marque le 1er achat de gros-porteurs de Korean Air depuis 2019 et intervient alors que Korean Air s'apprête à racheter son concurrent Asiana. La compagnie n'attend plus que l'approbation réglementaire américaine pour finaliser la transaction. Korean Air n'exploitait jusqu’à présent pas d'A350 mais des B777 d'ancienne génération, tandis qu'Asiana possède 15 A350 et a 15 autres appareils en commande. Une commande de gros porteurs Airbus permettra au groupe fusionné de réduire le nombre de types d'avions qu'il exploite.

    Boursier.com du 18 mars
  • Industrie
    Aubert & Duval lance le chantier de son nouvel atelier de contrôle à Pamiers
    Bruno Durand, président du Groupe Aubert & Duval, a lancé symboliquement mardi 19 mars le chantier du nouvel atelier de contrôle à Pamiers, zone Gabrielat 2, qui vient remplacer l’atelier détruit par un incendie en septembre 2021. D’une surface de 5 500 m2, ce nouvel atelier représente un investissement de plus de 28 M€. Le chantier doit se poursuivre tout au long de l’année, pour une livraison prévue au 1er trimestre 2025. L’atelier doit permettre à terme de nettoyer les pièces, afin de les contrôler et ainsi s’assurer de leur qualité, et garantir la sécurité de leurs clients. Il permettra également de réduire le bilan carbone des différentes pièces produites par l’industriel, de l’ordre de 2%. Ces dernières transitent actuellement chez les différents sous-traitants à travers le monde. Aubert & Duval compte poursuivre ses investissements et son développement. En début d’année, l’industriel a officialisé l’acquisition d’une nouvelle presse à forger à Pamiers, pour un investissement estimé à 75 M€. Son entrée en service est prévue pour 2027.

    La Dépêche du 21 mars
  • Industrie
    Boeing souhaite réintégrer Spirit AeroSystems et revoir son organisation industrielle
    Boeing cherche à restaurer sa crédibilité auprès de ses clients et à réorganiser ses filières de production pour améliorer la sécurité. Pour cela, le constructeur envisage plusieurs options radicales, dont la reprise de Spirit Aerosystems, qui fournit notamment des fuselages à Boeing. L'entreprise basée à Wichita, dans le Kansas, est une ancienne division de l'avionneur. Elle faisait partie du groupe aéronautique jusqu'en 2005, quand il avait alors opté pour une filialisation, suivie d'une cession et d'une introduction en Bourse. Une opération d'externalisation qui visait à accroître la rentabilité de Boeing. La reprise potentielle de Spirit Aerosystems, valorisé à 3,8 Md$ actuellement, constituerait un signal fort démontrant que l'avionneur est décidé à revoir en profondeur son organisation industrielle. Spirit Aerosystems est toutefois un important sous-traitant d'Airbus (20% de son activité), avec des usines en Écosse, en Irlande du Nord et en France. Plusieurs solutions seraient étudiées, dont une cession des unités travaillant pour Airbus. Boeing envisagerait aussi de vendre au moins 2 de ses activités de Défense, dont la division Digital Receiver Technology, qui fabrique des produits pour les services de renseignement gouvernementaux. Enfin, le constructeur américain continue d'évaluer les options concernant sa participation dans United Launch Alliance (ULA), la coentreprise de lancement de fusées détenue en copropriété avec Lockheed Martin.

    Ensemble de la presse du 20 mars

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Les dirigeants des compagnies aériennes européennes dressent une liste de recommandations aux futurs élus européens
    A quelques mois des élections européennes, les dirigeants des principales compagnies aériennes, Air France-KLM, Lufthansa, IAG, easyJet et Ryanair, réunis mercredi 20 mars à Bruxelles dans le cadre de leur association Airlines for Europe (A4E), ont adressé aux futurs représentants européens la liste de leurs attentes. Les dirigeants réclament une véritable réforme du contrôle du trafic aérien en Europe, dont le morcellement reste une énorme source de gaspillage, ainsi qu'un meilleur encadrement des grèves de contrôleurs aériens. Ils demandent aussi des mesures incitatives pour augmenter la production de carburants d'aviation durable (CAD), dont l'offre reste largement inférieure à la demande. Enfin, ils redoutent par-dessus-tout, l’avènement d’une nouvelle taxe environnementale, dont le produit ne va jamais à la transition énergétique du secteur. Pour Benjamin Smith, PDG D’Air France-KLM, c'est aussi une question de compétitivité du transport aérien européen : « Si les compagnies aériennes européennes n'ont pas la possibilité de jouer à armes égales avec leurs concurrents extra-européens, c'est la souveraineté des pays européens qui risque d'en pâtir ».

    Les Echos du 21 mars
  • Aviation Commerciale
    Canada Jetlines élargit sa flotte en louant 2 A320-214
    Canada Jetlines Operations a annoncé la location de 2 nouveaux appareils A320-214 à sa flotte auprès de CMB Financial Leasing afin d’améliorer ses capacités opérationnelles. La livraison de ces appareils est attendue pour le 2ème trimestre 2024. Les avions seront déployés pour desservir le Mexique, la Jamaïque, la Floride et Las Vegas, ainsi que pour des services de charter.

    Le Journal de l’Aviation du 21 mars
  • Aviation Commerciale
    Bataille juridique autour de la saisie de plus de 400 avions étrangers par la Russie en 2022
    Avec la saisie par la Russie de plus de 400 avions étrangers, d’une valeur de plusieurs milliards de dollars, au déclenchement du conflit en Ukraine, une grande querelle d’assurances s’est déclenchée. Certains des plus grands assureurs du monde rejettent les demandes d’indemnisation des propriétaires de ces aéronefs, affirmant que ces derniers auraient dû en faire davantage pour récupérer leurs avions avant qu’ils ne soient saisis. Ils avancent également que le soutien des Etats-Unis à l’Ukraine signifie que le pays est, dans les faits, en guerre avec la Russie, ce qui devrait rendre caduques certaines demandes d’indemnisation. La bataille juridique, qui s’étend sur 2 continents et touche des dizaines d’entreprises, va très probablement affecter les garanties des assurances dans le cadre de futurs conflits. Les assureurs russes auraient déjà versé plus de 2 Md$ d’indemnités pour plus de 100 avions, selon des documents boursiers et des déclarations d’entreprises. Par ailleurs, les sociétés de leasing reconnaissent qu’il est peu probable que les avions puissent voler de nouveau en Occident compte tenu du peu de soin apporté par la Russie à la maintenance des appareils.

    The Wall Street Journal du 21 mars

Espace
  • Espace
    Eutelsat et Intelsat unissent leur force pour assurer leur pérennité
    L'opérateur français Eutelsat, qui a finalisé sa fusion avec la constellation OneWeb au 1er octobre 2023, vient d'annoncer la signature d'un accord commercial important avec son rival Intelsat. L'opérateur de satellites américain va acheter jusqu'à 500 M$ sur 7 ans de la capacité de connectivité à OneWeb. Intelsat s'engage sur une tranche ferme de 250 M$, avec une option de 250 M$ de plus si besoin. Pour Eutelsat, ce contrat valide sa stratégie de fusion avec OneWeb et son investissement dans la constellation en orbite basse. De son côté, Intelsat gagne du temps et peut développer sans attendre des offres multi-orbites pour ses clients. OneWeb, qui a déployé 680 satellites en orbite basse, commercialise de son côté ses mégabits spatiaux auprès d'autres opérateurs ou de clients, comme les gouvernements ou les sociétés de transport, et non directement auprès des particuliers. Pour Eutelsat, l'un des principaux tests de la commercialisation de son offre internet via OneWeb aura bientôt lieu en Inde. « Notre réseau est allumé aux Etats-Unis, en Europe, il le sera cet été au Moyen-Orient et en Inde », annonce Eva Berneke, directrice générale d’Eutelsat.

    Les Echos du 21 mars

Emploi
  • Emploi
    Daher confronté au défi du recrutement
    EcoPulse, le démonstrateur hybride de Daher en coopération avec Airbus et Safran, est l’illustration de la volonté d’innover du groupe en restant « réaliste et pragmatique ». L’appareil qui possède 6 moteurs électriques montés sur une base de TBM, a effectué son 1er vol le 23 novembre dernier. « L’objectif est de maturer les solutions techniques qui seront ensuite embarquées sur des avions plus gros », résume Christophe Robin, directeur technique de la branche aviation de Daher. La branche aviation emploie désormais 1 850 personnes dont 1 500 CDI et pèse le tiers du 1,65 Md€ de chiffre d’affaires qu’affiche le groupe. Et avec le succès des TBM et Kodiak, le carnet de commandes est plein pour 3 ans. Le défi est maintenant de combler l’écart entre le possible et le faisable, les 100 avions attendus par le marché et les 70 à 75 livrables par an, dans l’immédiat, avec la volonté de passer à 2 Kodiak par mois, côté américain. Or il reste toujours une centaine de postes à pourvoir à l’usine de Louey, près de Tarbes. « On travaille donc fort sur la formation et pour rendre le secteur attractif. En 2023, notre centre a accueilli une centaine de personnes, nous misons sur l’apprentissage et nous cherchons aussi à féminiser le recrutement lors de nos campagnes », indique de Nicolas Chabbert, directeur de l’usine.

    La Dépêche du 21 mars
  • Emploi
    Le secteur aéronautique et spatial de Gironde cherche à se consolider en recrutant
    Tous les grands donneurs d’ordre de la filière aéronautique et spatiale, Airbus, ArianeGroup, Daher, Dassault Aviation, Safran, Thales, Derichebourg Aeronautics Services, Segula Technologies, Sabena technics, étaient présents au lycée professionnel Jehan-Dupérier à Saint-Médard-en-Jalles, mercredi 20 mars, pour le salon de Synergire.aero. La reprise de l’activité économique accélère les besoins en recrutement dans toutes les entreprises qui cherchent à « reconsolider ce qui a été perdu lors de la crise sanitaire », explique Christophe Perroton, chargé de recrutement à Airbus Atlantic Composites. « Aujourd’hui, nous sommes en phase de reconstruction des compétences. Toute la supply chain est concernée. Airbus n’a jamais vendu autant d’avions. On a 10 ans de boulot devant nous ». Au total, 1 000 postes étaient à pourvoir en Gironde pour une trentaine d’exposants. Synergie reviendra avec le même format début avril à La Rochelle.

    Sud-Ouest du 21 mars

Environnement
  • Environnement
    Tribune : « Avion vert : le défi de l'industrialisation »
    Paul Chiambaretto, professeur à Montpellier Business School et directeur de la Chaire Pégase, et Emmanuel Combe, professeur à l'Université de Paris 1 et à Skema Business School, publient une tribune appelant à préparer l’étape de l’industrialisation de « l’avion vert ». La mise au point de cet appareil bas carbone, n’est pas qu’une affaire de R&D pour eux. L'enjeu principal est de lever tous les freins qui limitent leur production à grande échelle. Ils préconisent notamment une action de l'Etat, via la BPI par exemple, qui consisterait à flécher une part plus importante des prêts et subventions en direction de la production industrielle de nouveaux avions et pas seulement vers la R&D. Cela permettrait d’accompagner les startups qui travaillent sur des prototypes « d’avions verts », mais qui font face au défi de l’industrialisation. Pour continuer à réduire les émissions de Co2 du secteur, ils estiment qu’il faut en 1er lieu accélérer le renouvellement des flottes, en permettant aux constructeurs de mieux recruter, pour parvenir à accélérer les cadences de production. « Une action forte des pouvoirs publics comme des acteurs privés apparaît nécessaire pour renforcer l'attrait des métiers de l'industrie aérienne », écrivent les auteurs. Enfin, sur les carburants d’aviation durable (CAD), une impulsion publique est, selon eux, nécessaire, pouvant prendre la forme d'une accélération dans la délivrance des autorisations d'installation d'usines produisant de tels carburants.

    Les Echos du 21 mars

Ukraine
  • Ukraine
    Les Européens doivent décider de nouveaux soutiens à l’Ukraine
    Les Vingt-Sept, réunis à Bruxelles ce jeudi 21 mars, prévoient d’augmenter leurs capacités pour permettre à l’Ukraine en attendant l’aide américaine, toujours bloquée au Congrès. Les Européens viennent justement de boucler une négociation de plusieurs mois sur l’abondement de 5 Md€ de la facilité européenne de paix (FEP) qui permettra à l’UE de cofinancer une partie des équipements militaires fournis à l’Ukraine. La France plaidait qu‘une partie de ces 5 Md€, dont 900 M€ sont déjà engagés, soient dépensés auprès de l’industrie de Défense européenne. Mercredi 20 mars, la Commission a aussi ouvert la voie à l’utilisation des intérêts des avoirs russes gelés en Europe pour financer le soutien à l’Ukraine, soit 3 Md€ par an. Enfin, la première ministre estonienne, Kaja Kallas, défend l’idée d’un fonds de 100 Md€, financé par un nouvel emprunt européen, comme l’avait été le plan de relance post-Covid à 750 Md€. La Banque européenne d’investissement (BEI) pourrait être précieuse, à condition que son mandat soit modifié puisqu’il se limite aux équipements à double usage (civil et militaire). Emmanuel Macron y est aussi favorable, mais plusieurs États membres dits « frugaux » y sont pour le moment opposés.

    Le Figaro du 21 mars

Défense
  • Défense
    L’Aéronautique navale a rendu hommage à l’amiral Philippe de Gaulle
    2 Rafale M et un Hawkeye ont survolé Paris et les Invalides, mercredi 20 mars, pour rendre hommage à l’amiral Philippe de Gaulle, décédé le 13 mars à l'âge de 102 ans. Le fils du général Charles de Gaulle, qui fut un des premiers ralliés à la France Libre, était breveté pilote d’aéronautique navale, sur avions et hélicoptère. Il a commandé la Flottille 6F, puis la base d’aéronautique navale du Bourget, avant de prendre le commandement de l’Aéronautique Navale de la 2ème Région Maritime. Il est finalement nommé à la tête de l’aviation de patrouille maritime (ALPATMAR).

    Aerobuzz du 21 mars