Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Airbus publie ses résultats 2023
    Le groupe Airbus a publié un chiffre d'affaires en hausse de 11% à 65,4 Md€ et un résultat brut d'exploitation de 5,8 Md€. Le groupe d'aéronautique affiche en revanche un bénéfice net en baisse de 11%, à 3,7 Md€. Le résultat d'exploitation reporté est également en recul de 14%, à 4,6 Md€. L’année 2023 a vu un nombre record de prises de commandes d'avions commerciaux (2 319 avant annulations et 2 094 commandes nettes), pour une valeur totale de 186,5 Md€, qui ont porté la part de marché d'Airbus à près de 60% des commandes mondiales d'avions. Le recul des bénéfices est dû à des dépréciations et des charges exceptionnelles pour un total de 1 235 Md€, dues pour l'essentiel à une réévaluation à baisse de la valeur des commandes les plus anciennes. L'avionneur a également dû prendre une nouvelle provision de 41 M€ sur le programme A400M et de 81 M€ pour la restructuration de sa branche aérostructures. Airbus devrait retrouver et même dépasser son niveau d'avant covid en 2024, puisque le groupe vise environ 800 livraisons d'avions commerciaux et un excédent brut d'exploitation compris entre 6,5 et 7 Md€. Airbus a également confirmé la poursuite de la montée en cadence, avec un objectif mensuel de 75 A320, 14 A220 et 10 A350 en 2026. L’entrée en service cette année de l’A321 XLR a été confirmée, mais repoussée au 3ème trimestre. Enfin, les 2 autres divisions du groupe Airbus Helicopters et Airbus Defence & Space ont en effet dépassé leur niveau d'avant crise, avec respectivement 7,33 Md€ et 11,5 Md€ de chiffre d'affaires.

    Ensemble de la presse du 15 février
  • Industrie
    Safran présente de solides résultats malgré des tensions dans sa chaîne d’approvisionnement
    Safran a présenté ses données financières de l’année 2023 et dévoilé un chiffre d’affaires en hausse de près de 22% à 23,2 Md€. Son résultat opérationnel courant s’est quant à lui établi à 3,2 Md€, soit une augmentation de 31,5% par rapport à 2022 et son bénéfice net à 2,03 Md€, en hausse de 72% sur un an. Dans le détail, le chiffre d’affaires de sa division propulsion (moteurs civils et militaires, et turbines d’hélicoptères) a progressé de près de 25% grâce à l’importante demande en moteurs neufs, en services et en pièces de rechange. Ses prévisions 2023 anticipaient néanmoins la fabrication de 1 700 moteurs, ce qui n’a pas eu lieu en raison des difficultés d’approvisionnement en matières premières comme le titane et l’acier, touchant également les pièces moulées et forgées. Les autres divisions de Safran (Équipements et Défense et Aircraft Interiors) sont également en croissance de respectivement 17,3% et 32,8%. L’équipementier a par ailleurs enregistré une marge opérationnelle de 13,6% du chiffre d’affaires l’an dernier contre 12,6% en 2022, et un flux de trésorerie libre de 2,9 Md$ contre 2,7 en 2022. Safran devrait renouer avec son niveau d’avant-crise en 2024 et table sur un chiffre d’affaires d’environ 27,4 Md€, un résultat opérationnel courant proche des 4 Md€ et un cash-flow libre d’environ 3 Md€. Il s’attend en outre à une hausse des livraisons des moteurs Leap de 20 à 25%.

    Ensemble de la presse du 15 février
  • Industrie
    Aura Aero obtient un soutien de 13,2 M€ dans le cadre de France 2030
    Aura Aero vient d'être désigné lauréat du programme d'investissement France 2030 pour le lancement de son avion « ERA » de 19 places, hybride électrique, qui doit entrer en service 2028. Doté de 54 Md€ sur 5 ans, ce plan d'Etat vise à accélérer la transformation des secteurs clés par l’innovation. La startup fondée en 2018 recevra une dotation de 13,2 M€ qui permettra de couvrir une partie des coûts de recherche et développement. Cet appui de l'Etat pourrait aussi l’aider à boucler une nouvelle levée de fonds majeure. ERA sera propulsé par 8 moteurs électriques alimentés par 2 sources d’énergie différentes, ce qui permettra de réduire les émissions de CO2 jusqu’à 80% comparé aux avions thermiques dans la même catégorie. L’appareil compte déjà 500 précommandes par une douzaine de compagnies et d’opérateurs aériens. La valeur de ces intentions d'achat s'élève à 7,5 Md€.

    La Dépêche du 15 février

Innovation
  • Innovation
    Latécoère sélectionné pour le projet d'avion hybride électrique de Collins Aerospace
    Latécoère et sa filiale canadienne Comtek Advanced Structures, rachetée en 2022, ont été sélectionnées par le motoriste Pratt & Whitney Canada pour concevoir et produire un élément structurel majeur du démonstrateur de vol hybride électrique du groupe Collins Aerospace. Pratt & Whitney Canada dirige une collaboration industrielle pour mettre au point une nouvelle technologie de propulsion hybride-électrique plus durable. Latécoère sera chargé de concevoir et de produire le carénage sous l’aile, un assemblage articulé de 2 m de long, entièrement en composite, monté avec le système de propulsion hybride-électrique sur l’aile centrale tribord du banc d’essai de l’appareil expérimental. Le projet allie un moteur thermique de Pratt & Whitney Canada à haut rendement et un moteur de 1 MW développé par Collins Aerospace. Le projet vise à réduire de 30% la consommation de carburant et la réduction des émissions de CO2 par rapport à un avion régional moderne à turbopropulsion classique.

    La Dépêche du 15 février

Environnement
  • Environnement
    Bénéfice net et chiffre d’affaires en hausse pour le Groupe ADP
    Safran vient d’investir dans Avnos, une startup américaine fondée en 2020 à Los Angeles et spécialisée dans le captage de CO2. L’équipementier et motoriste français a participé à une levée de fonds de 33 M€, via son fonds de capital-risque Safran Corporate Ventures, aux côtés notamment de Shell Ventures. Les carburants de synthèse, aussi appelés e-kérosène ou e-fuels, ne nécessitent pas de ressources en biomasse contrairement aux carburants d’aviation durable (SAF). Ils combinent de l’hydrogène et du CO2 atmosphérique. Le règlement européen ReFuelEU prévoit un taux d’incorporation progressif jusqu'à 2050, au même titre que les CAD issus de la biomasse. Les e-fuels nécessitent de grandes quantités d’eau et d’énergie, augmentant leurs coûts. Même si les projets se multiplient en Europe, la production reste embryonnaire. La technologie d’Avnos consiste en la capture hybride d'air directe, ou HDAC (Hybrid Direct Air Capture). Leur système capture à la fois l'eau et le CO2 à partir du même flux d'air. Ce système permettrait de réduire significativement le coût énergétique de la production de CO2 par rapport aux procédés classiques, d’après les estimations réalisées par Safran. Depuis l’été 2023, le système d’Avnos fonctionne sur une unité pilote, basée à Bakersfield en Californie, avec une capacité de 30 tonnes par an, permettant de valider son bon fonctionnement. Une 2ème unité, soutenue par le Département américain à l’énergie (DOE), est prévue pour mi-2024 avec une capacité de 300 tonnes par an et une unité à échelle industrielle de 3 000 tonnes devrait voir le jour en 2025.

    L’Usine Nouvelle du 15 février
  • Environnement
    La ville de Lannemezan s’engage pour la production de carburant d’aviation durable
    Bernard Plano, le maire de Lannemezan, revient pour la Dépêche sur le projet HyLann, qui prendra vie sur les anciens terrains de Pechiney et qui devrait devenir le 1er site de production de SAF de la Région Occitanie. Le projet représente un investissement total de 800 M€ et repose sur le travail de 5 années de l'équipe municipale, explique-t-il : « L'aventure a commencé avec DH2 Energy, spécialisée dans la construction et l’exploitation de centrales photovoltaïques et d’unités de production d’hydrogène vert, qui a mis au point un électrolyseur de 12 MW ». Qair est ensuite entré en scène pour participer au développement d’un électrolyseur de 70 MW. L'objectif est une montée en puissance de l'hydrogène, avec 300 MW, 40 000 tonnes d'hydrogène, soit 70 000 tonnes de carburant. L'unité de production devrait au total générer 200 emplois. « Aujourd'hui, nous mettons en place un comité de pilotage composé de Qair et ses partenaires, la collectivité ainsi que les autorités préfectorales. Il nous faudra ensuite réaliser les procédés d'aménagements environnementaux et d'exploitation et le permis de construire devrait être délivré fin 2025, ainsi que les autorisations d'exploitation pour une construction fin 2026, pour la 1ère goutte de kérosène en 2030 », détaille Bernard Plano.

    La Dépêche du 15 février

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Bénéfice net et chiffre d’affaires en hausse pour le Groupe ADP
    Le Groupe ADP a annoncé un bénéfice pour la 2ème année de suite en 2023, à 631 M€, en hausse de 22,2% par rapport à 2022. Grâce à un trafic à Paris « s'approchant de son niveau de 2019 » et malgré des liaisons vers l'Asie encore à la traîne, son chiffre d'affaires croît de 17,2% à 5,5 Md€, au-dessus de la moyenne des années 2017-2019 à 4,2 Md€. Le mandat de son PDG, Augustin de Romanet, doit par ailleurs expirer en mai. Celui-ci espère être renouvelé, mais la décision reviendra à l’Etats français, actionnaire à 50,6%. « On a beaucoup de transformations à poursuivre et de défis exaltants à relever », explique-t-il avec en ligne de mire, la gestion du trafic pendant les Jeux olympiques de 2024 à Paris. Toutefois, Augustin de Romanet fêtant ses 63 ans début avril, un changement des statuts sera nécessaire pour un mandat supplémentaire complet de 5 ans. Le dirigeant assure déjà préparer les futurs défis du groupe, à commencer par la décarbonation du transport aérien. « Notre métier, ce n’est pas de faire croître le trafic aérien, c’est de bien accueillir les passagers qui nous sont donnés. Notre responsabilité vis-à-vis de la génération future, qui demande la décarbonation, m’interdit de pousser la consommation de transport aérien », déclare-t-il. Enfin, concernant la taxe française sur les gros aéroports introduite à partir d’avril, qui coûtera 90 M€ de résultat net pour ADP en année pleine, Augustin de Romanet assure : « Je ne transigerai pas avec mon devoir de mandataire social, qui est de défendre l’intérêt de toutes les parties prenantes, y compris les actionnaires. Donc, si nous devons le faire, nous ferons valoir les interrogations juridiques qui peuvent exister ».

    Ensemble de la presse du 15 février
  • Aviation Commerciale
    Air Corsica réceptionne un 3ème A320neo
    Air Corsica a pris livraison de son 3ème A320neo le 8 février à Hambourg, poursuivant sa politique de renouvellement de flotte. Air Corsica avait été la 1ère compagnie française à opérer avec la famille de monocouloirs remotorisés d'Airbus fin 2019. À la fin de l'année, la compagnie corse aura ainsi renouvelé 80% de la totalité de sa flotte. Elle disposera alors de 4 A320neo, 2 A320ceo et 7 ATR 72-600. Le groupement Air Corsica - Air France a notamment été retenu par la commission de délégation de service public pour assurer les liaisons entre la Corse et Paris-Orly pour la période 2024-2027.

    Le Journal de l’Aviation du 15 février

Espace
  • Espace
    Les startups françaises du spatial en recherche de financement
    Les startups françaises du spatial sont portées par une multiplication d’initiatives privées. En janvier, 3 d’entre elles, Latitude et sa micro fusée Zéphyr, Greenerwave avec ses antennes intelligentes, et Aldoria, anciennement Share My Space, qui déploie des stations de télescopes pour surveiller l’Espace, ont annoncé des levées de fonds s’élevant respectivement à 27 M€, à 15 M€ et à 10 M€. Ces opérations interviennent après une année marquée par un assèchement du marché, en raison de la hausse des taux d’intérêt. Les investissements privés dans le monde sont passés de 12,6 Md$ en 2021 à 6,5 Md$. L’activité dans le secteur a notamment pu être maintenue grâce au soutien des pouvoirs publics, via le plan d’investissement France 2030 et Bpifrance, en convainquant des intervenants d’investir quand ils le pouvaient, et aussi en apportant un soutien technique.

    Le Monde du 15 février
  • Espace
    La fusée Falcon 9 a décollé avec l’alunisseur d’Intuitive Machines à son bord
    La fusée Falcon 9 de SpaceX a décollé ce jeudi 15 février à 1h06 du matin en Floride, emportant l'alunisseur développé par l'entreprise texane Intuitive Machines. Le décollage avait été retardé après que SpaceX eu rencontré des problèmes de remplissage de l’alunisseur par du carburant cryogénique (méthane er oxygène liquides). Le modèle de l'alunisseur, Nova-C et nommé Odysseus pour cette mission, mesure plus de 4 m de haut. Il emporte 6 cargaisons privées, dont des sculptures de l'artiste contemporain Jeff Koons représentant les phases de la Lune. L'appareil tentera de se poser sur la Lune la semaine prochaine, le 22 février, dans un cratère près du pôle Sud, encore peu exploré. Si Intuitive Machines y parvient, il s'agirait du 1er atterrissage d'un engin américain sur la Lune depuis la fin du programme Apollo, il y a plus de 50 ans. Le contrat signé par la NASA pour cette mission s'élève à 118 M$. Une autre entreprise américaine, Astrobotic, elle aussi sous contrat avec la NASA pour le programme CLPS, avait échoué à atteindre la Lune en janvier. Un essai d'Astrobotic, ainsi que 2 autres missions d'Intuitive Machines sont d'ores et déjà prévus cette année.

    Ensemble de la presse du 15 février

Défense
  • Défense
    Jens Stoltenberg salue les efforts des Européens en matière de Défense
    Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'OTAN, a salué la croissance inédite des efforts financiers européens. Il rappelle l'importance de l'Alliance atlantique pour les Américains eux-mêmes et condamne tous les propos qui affaiblissent sa crédibilité, sans nommer le candidat Donald Trump, qui a déclaré lors d'un meeting ne pas vouloir aider les mauvais payeurs européens en cas d'agression russe. « Les Alliés européens et le Canada ont ajouté plus de 600 Md$ à leurs dépenses de Défense, depuis l'engagement pris en 2014 de porter celles-ci à 2% du PIB », a souligné Jens Stoltenberg. « L'an dernier, leurs dépenses ont enregistré une croissance sans précédent de 11% et je m'attends à ce que 18 alliés, soit une majorité, consacrent 2% de leur PIB à la défense cette année ». La préoccupation immédiate de l’OTAN est le soutien à l'Ukraine. Alors que les Européens ont voté leur nouveau plan d'aide de 50 Md€, le secrétaire général a demandé aux Américains de débloquer le plan de 60 Md€, adopté au Sénat mais pour le moment bloqué par les républicains de la Chambre des représentants.

    Ensemble de la presse du 15 février