Synthèse de presse

Défense
  • Défense
    Comment MBDA s’organise pour répondre à l’explosion de la demande
    MBDA investit pour répondre à l’explosion de la demande et honorer ses carnets de commande historiquement hauts. Le missilier a déjà réussi à s’organiser pour produire 40 missiles antiaériens Mistral par mois en 2025, contre 20 actuellement et 10 en 2022. Cette montée en puissance n’est pas linéaire pour tous les systèmes : un certain nombre d’éléments constituant le missile antiaérien Aster « traverse les Alpes plusieurs fois », relève Éric Béranger, PDG du groupe. MBDA a donc lancé un plan d’investissement de 2,5 Md€ sur les 5 ans à venir, dont 1 Md€ en France et 500 M€ au Royaume-Uni, pour augmenter ses capacités industrielles et acheter de nouvelles machines. Tous les sites vont doubler ou tripler leur cadence de production d’ici à 2026. Parallèlement, le groupe renforce ses stocks stratégiques en portant ses réserves à 80 tonnes d’aciers spéciaux, alors qu’il n’a besoin que de 4 à 5 tonnes par an. « Nous avons aussi des stocks de titane pour fabriquer plusieurs dizaines de milliers de missiles et nous avons aussi augmenté significativement nos réserves de composants électroniques », précise Éric Béranger. MBDA compte finalement renforcer ses forces vives et prévoit de recruter 2 600 nouveaux collaborateurs cette année, après en avoir embauché plus de 2 000 en 2023.

    Ensemble de la presse du 14 mars
  • Défense
    Avec un récent succès britannique, la course aux armes laser s’accélère
    Le ministère de la Défense britannique a annoncé avoir testé pour la 1ère fois avec succès son laser DragonFire contre une cible aérienne. « Tirer pendant 10 secondes équivaut à l’utilisation d’un appareil de chauffage pendant 1h. Le coût d’exploitation du laser est généralement inférieur à 10 £ par tir », assure le ministère. Cette réussite marque une étape de plus dans la course technologique à laquelle se livrent les puissances militaires. « La Chine a annoncé en août 2023 avoir développé un système de refroidissement capable d’extraire la chaleur de l’intérieur du laser, permettant de l’utiliser en continu, par opposition à un usage par impulsion, plus courant », indique une note du Centre d’études stratégiques aérospatiales (Cesa). Seuls les Américains maîtriseraient la technologie actuellement. Le 4ème bataillon du 60ème Air Defence Artillery Regiment de l’armée américaine a reçu, à l’automne dernier, 4 prototypes de systèmes de défense antiaérien courte portée à énergie dirigée d’une puissance de 50 kW. Israël, de son côté, assure avoir progressé dans la mise en œuvre de son « Iron Beam », qui pourrait être déployé dès 2024. Ce laser d’une puissance de 100 KW nécessiterait une alimentation électrique de 400 KW. Enfin, La France a réussi en juin dernier les essais en mer du système Helma-P intégré sur la frégate de défense aérienne Forbin. L’armée de l’Air et de l’Espace espère que le système sera prêt pour les Jeux olympiques.

    Le Figaro du 14 mars

Industrie
  • Industrie
    Airbus lance l'initiative collaborative « OpenCargoLab »
    Airbus a annoncé le lancement d’une initiative collaborative mise en place avec des partenaires du transport aérien, de la logistique et de la manutention, axée sur l'ensemble de l'écosystème du fret aérien. Baptisée « OpenCargoLab », l'initiative rassemble des experts de CHAMP (Cargosystems, Fraport, KLM Cargo, Kuehne+Nagel ou Swissport) et vise à développer des concepts numériques économes en ressources, contribuant ainsi à des processus de fret aérien plus résilients et plus efficaces. L'OpenCargoLab soutient notamment les prévisions d'Airbus, qui table sur une croissance du marché mondial du fret de 50% d'ici 2042. L'avionneur prévoit une demande d'environ 400 gros-porteurs-cargos, en comptant les nouvelles constructions et les conversions, en Asie-Pacifique au cours des 20 prochaines années. Cela représente plus de 25% de la demande mondiale de 1 490 avions cargo dans le segment des avions de plus de 40 tonnes.

    ABC Bourse du 14 mars
  • Industrie
    L’usine niortaise de Safran parmi les lauréats du plan France 2030
    Au total 45 entreprises de Nouvelle-Aquitaine ont été retenues pour recevoir des aides dans le cadre du plan France 2030. Parmi elles, le site du groupe Safran Electrical & Power implanté à Niort. L’usine recevra une aide financière de l’État dans le cadre du plan France 2030, a annoncé la préfecture de région mardi 12 mars. Safran, qui emploie environ 720 personnes à Niort, partagera une enveloppe de près de 57 M€ avec les autres entreprises retenues. Dans la Vienne, l’entreprise Thales AVS France fait également partie des lauréats. Depuis le début du plan France 2030, 441 projets ont été soutenus en Nouvelle-Aquitaine pour un montant total de 824,6 M€ d’aide.

    La Nouvelle République et Ouest France du 14 mars
  • Industrie
    Cyient collabore avec Airbus pour des services d'ingénierie de cabine
    Cyient a signé un accord de services pluriannuel avec Airbus pour l'ingénierie des cabines et du fret. Sélectionné par Airbus pour le développement d'une partie de sa cabine « Intelligent Core Management Platform » (iCMP), Cyient participera à l’élaboration des systèmes visant à permettre des mises à jour logicielles plus rapides, une personnalisation facile et rapide, et la prolifération de services numériques dans la cabine. Cyient a déjà travaillé avec Airbus, pour fournir des services de pointe nécessitant de nouvelles technologies et d'importants volumes de flux de données.

    Zone Bourse du 14 mars
  • Industrie
    Elixir Aircraft va construire sa future usine sur l’aéroport de La Rochelle
    Les élus du Syndicat Mixte des aéroports de La Rochelle - Ile de Ré et Rochefort - Charente-Maritime ont approuvé la convention autorisant la construction de la future usine d’Elixir Aircraft sur l’aéroport. Elixir Aircraft est implanté sur l’aéroport de La Rochelle - Ile de Ré depuis fin 2020, et est désormais engagé dans une montée en cadence de sa production. Sa future usine de production et d’assemblage d’avions sera implantée sur une emprise d’environ 40 000 m². Le projet, porté par un consortium d’investisseurs en cours de constitution, prévoit la construction d’un bâtiment d’environ 17 500 m2 de surface de plancher. L’investissement total s’élève à environ 23 M€. Le démarrage des travaux est attendu pour début 2025 et la livraison des constructions pour mi 2026. A terme, Elixir Aircraft, qui vient de franchir la barre des 150 salariés, devrait employer 500 salariés sur ce site.

    Aerobuzz du 13 mars

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Corsair réceptionne son 6ème A330neo
    La compagnie Corsair a reçu mercredi 13 mars le 1er des 4 nouveaux A330-900 pour lesquels elle s'est engagée au travers d'un contrat de location conclu avec AerCap. Il s’agit du 6ème A330neo de la compagnie, il entrera en service le 19 mars aux Antilles. Corsair lance ainsi la « seconde et dernière phase » du renouvellement de sa flotte, qui verra le retrait progressif de ses 4 A330-300. Cette seconde phase de renouvellement doit également permettre une homogénéisation de la flotte, la configuration cabine restera donc similaire à celle des 1ers A330neo. La livraison des 3 autres appareils acquis auprès d'AerCap est attendue dans le courant de l'année. « D'ici la fin de l'année toutes les routes de Corsair seront opérées en A330neo. Notre flotte sera parmi les plus jeunes du monde », affirme Pascal de Izaguirre, président de Corsair.

    Le Journal de l'Aviation du 14 mars
  • Aviation Commerciale
    Portés par les compagnies low-cost, les aéroports français retrouveront leur fréquentation de 2019 cette année
    Les plateformes aéroportuaires françaises ont vu transiter 198,7 millions de voyageurs en 2023, une hausse de 14,2% par rapport à 2022, mais encore en retrait de 7,3% par rapport à 2019, a révélé l'Union des aéroports français (UAF). La fréquentation des aéroports français a été tirée en grande partie par les compagnies aériennes low-cost, accueillant l'année dernière 113,8% de leur volume de passagers de 2019, et les compagnies traditionnelles seulement 80,8%. La fréquentation des aéroports spécialisés a bondi, avec par exemple 41,6% de croissance pour Beauvais, base de Ryanair, et 26,5% à Tarbes-Lourdes Pyrénées entre 2019 et 2023. Parmi les perdants sur 4 ans figurent les aéroports bretons (Brest, -34,4%, Rennes, -30,2%), Strasbourg (-21,8%) et Toulouse-Blagnac (-18,9%) qui subissent la concurrence du rail et la désaffection envers les voyages d'affaires. L'UAF s'attend à retrouver cette année le nombre de voyageurs d'avant-crise en France, mais la croissance des prochaines années devrait subir l'effet d'un « renchérissement des coûts » lié aux impératifs de décarbonation du transport aérien, a prévenu Thomas Juin, président de l’UAF.

    Ensemble de la presse du 14 mars
  • Aviation Commerciale
    Air France-KLM saisit la justice européenne pour contester l’annulation du versement d’aides d’Etat
    Air France-KLM a annoncé mercredi 13 mars avoir formé 2 pourvois en annulation devant la Cour de justice de l'Union européenne, ce qui permettrait de ne pas remettre en cause le versement d'aides d'État reçues pendant la crise sanitaire, contesté par des concurrents. Dans les faits, « Air France-KLM et Air France ont remboursé la totalité des aides reçues, en conformité avec le cadre juridique applicable », indique un communiqué du groupe. Ces pourvois en annulation portent sur 2 arrêts rendus en décembre 2023 par le tribunal de l'Union européenne, annulant une décision de la Commission de 2020 et une autre décision de 2021, qui approuvaient toutes 2 plusieurs mesures d'aides d'Etat accordées par la France pendant la crise du Covid-19. En première instance, le tribunal de l'Union européenne avait été saisi par Ryanair et Malta Air, qui considéraient les aides comme « contraires au droit de l'union ».

    Le Figaro du 14 mars

Environnement
  • Environnement
    Airbus affine son calendrier de décision sur l'hydrogène
    Pour choisir un système de propulsion pour son avion à hydrogène ZEROe Airbus aura besoin de validations correspondant à un niveau de maturité technologique (TRL pour Technology readiness level) de 3 ou 4, a déclaré Mathias Andriamisaina, responsable des démonstrateurs et des essais de ZEROe. L'avionneur devra essentiellement choisir entre utiliser l'hydrogène dans un moteur à turbine, l'option la plus légère, ou l'utiliser dans une pile à combustible pour produire de l'électricité, l’option la plus efficace. Le niveau de maturité technologique devra atteindre le TRL 6 habituel, la validation dans un environnement pertinent, avant le lancement du programme en 2028-2029. « Jusqu'en 2026-27, Airbus fait mûrir les technologies, étudie la configuration des avions, effectue des démonstrations en vol et s'efforce d'être un catalyseur pour l'émergence d'un écosystème de l'hydrogène », a déclaré Mathias Andriamisaina. Airbus vise pour le ZEROe une capacité de 200 sièges et un rayon d'action de 2 000 nm, avec des minima de 100 sièges et 1 000 nm. Airbus étudie 2 options pour les moteurs à turbine : un turbopropulseur (capacité et rayon d'action moindres) et un turbofan (capacité et rayon d'action plus élevés). Dans les 2 cas, un certain degré d'hybridation serait introduit. Pour atteindre les TRL 3 ou 4, Airbus effectue des démonstrations à grande échelle, comme avec le « iron pod », une pile à combustible de 1,2 MW et le moteur électrique associé, depuis fin 2023. Avant de prendre la décision de lancer un programme, Airbus examinera également l'écosystème de l’hydrogène. « Nous n'avons pas besoin de 2 000 aéroports équipés d'hydrogène, une centaine suffirait », a estimé Mathias Andriamisaina.

    Aviation Week du 12 mars
  • Environnement
    Air France double les contributions volontaires de ses clients à l’achat de CAD
    Partenaire officiel des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, Air France annonce doubler exceptionnellement le montant de chaque souscription de ses clients à l’option « Environnement-carburants d’aviation durables ». Ce doublement est effectif dès le mercredi 13 mars, et s’applique automatiquement à toute réservation pour un voyage prévu entre le 18 juillet et le 9 septembre 2024 à destination de la France Hexagonale et de la Polynésie française. Depuis 2022, cette option est disponible lors de l’achat d’un billet d’avion Air France. Tous les fonds récoltés sont intégralement investis dans l’achat de carburants d’aviation durables (CAD). Air France rappelle avoir « développé une trajectoire de décarbonation ambitieuse, visant une réduction de 30% des émissions de CO2 par passager/km d’ici 2030, par rapport à 2019 ». Baptisé Air France Act, ce programme repose sur plusieurs leviers : le renouvellement de la flotte, l’incorporation accrue de CAD, des mesures opérationnelles dont l’éco-pilotage, et le développement de l’intermodalité.

    Air Journal du 14 mars
  • Environnement
    L’Allemagne lance un plan de soutien pour soutenir la décarbonation de son industrie
    L'Allemagne a lancé mardi 12 mars un programme doté de plusieurs dizaines de milliards d'euros pour soutenir la transformation de son industrie et préserver sa compétitivité, alors que le pays veut atteindre la neutralité carbone en 2045. Baptisé « contrat carbone pour la différence », ce mécanisme financera ainsi dans les faits les investissements des entreprises sélectionnées en compensant les coûts supplémentaires engendrés par les nouveaux procédés de production moins polluants. La 1ère phase du programme permettra de répartir la somme de 4 Md€ entre les entreprises sélectionnées. Un 2ème appel d'offres s'ouvrira à l'automne et portera sur un montant de 19 Md€ de subventions. Le mécanisme allemand constitue une bonne réponse au vaste programme de subventions américain mis en place par l'administration de Joe Biden, l’IRA, a affirmé Robert Habeck, ministre allemand de l'Economie.

    Ensemble de la presse du 13 mars

Innovation
  • Innovation
    Daher dévoile « l'aile du futur »
    Daher a dévoilé lors du JEC World 2024, salon mondial des composites, une pièce de la queue d’un avion TBM réalisée entièrement en thermoplastiques. Développée avec sa filiale néerlandaise KVE, cette aile de plus de 2 m de long va être testée sur les modèles du TBM, l’avion assemblé à Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées. Il s’agit d’un « démonstrateur de caisson de torsion en thermoplastique soudé grandeur nature », explique le groupe. « La soudure, qui permet de s’affranchir des rivets métalliques traditionnellement utilisés pour l’assemblage des structures, présente un réel intérêt, en termes de masse, de cadences, de coût mais aussi de recyclage ». Outre une réduction de poids, la suppression des éléments de fixation permet un gain de temps lors de la production, tandis que l’assemblage « sans poussière » par soudage et la recyclabilité des sous-ensembles soudés s’inscrivent dans « l’ambition de durabilité du secteur aéronautique ». Le démonstrateur préfigure « les éléments de voilure des avions commerciaux de demain : plus légers, plus performants, plus écoresponsables », poursuit Daher. Le démonstrateur va désormais subir une série de tests en vue de sa demande de certification à l’horizon 2027.

    Actu.fr du 14 mars

Sécurité
  • Sécurité
    L'audit du régulateur américain accable la fabrication des Boeing 737 MAX
    L'audit de la Federal Aviation Administration (FAA), a révélé des dizaines de problèmes tout au long du processus de fabrication chez Boeing et chez l'un de ses principaux fournisseurs, Spirit AeroSystems. L’audit de 6 semaines avait été lancé à la suite de l'incident survenu lors du vol d'un 737 MAX 9 début janvier de la compagnie Alaska Airlines, qui avait perdu une porte. Sur 89 examens des procédures de production concernant Boeing, 33 se sont révélés défaillants, avec un total de 97 cas de non-conformité présumée. Sur la partie de l'enquête menée auprès de Spirit AeroSystems, qui fabrique le fuselage du 737 MAX, 7 des 13 processus de production examinés ont également échoué. Les auditeurs ont par exemple observé des mécaniciens de Spirit AeroSystems utiliser une carte-clé d'hôtel pour vérifier le joint d'une porte. Dans un autre cas, des employés du fournisseur ont appliqué un liquide vaisselle sur un joint de porte « comme lubrifiant ». Les 2 entreprises ont déclaré travailler ensemble pour répondre aux défauts et erreurs soulevés par le régulateur. Boeing assure compter s'entretenir avec chaque employé concerné pour une formation supplémentaire, mettre en place des vérifications hebdomadaires de conformité ou encore prévoir un laps de temps à chaque vacation pour vérifier qualité, outils, etc.

    Ensemble de la presse du 14 mars