Synthèse de presse

Espace
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    L’ESA annonce de nouvelles dates de test pour Ariane 6
    Le test à feu de longue durée de l’étage principal d’Ariane 6, comprenant 8 minutes de fonctionnement de son moteur principal Vulcain 2.1, se tiendra le 23 novembre à Kourou en Guyane, a révélé Joseph Aschbarer, directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA) lors de la clôture de son 317ème conseil du 18 et 19 octobre. « Les problèmes du groupe hydraulique sont en bonne voie de résolution », s’est-il enthousiasmé, en référence à la panne qui avait empêché le test du lanceur de se dérouler le 3 octobre dernier. Le test qualificatif du 23 novembre décidera de la période estimée du premier lancement dans l’Espace d’Ariane 6 en 2024. Pour accélérer son planning, l’ESA avance son test des fonctions du système de lancement, qui devait initialement avoir lieu après le test à feu de longue durée. L’essai, également qualificatif, d’une durée de 36 heures, sera effectué le 23 octobre en Guyane, afin de tester la ventilation des cavités et les interfaces du champ de tir. Enfin, un 3ème et dernier test s’ajoutera en décembre pour soumettre le moteur Vinci et une unité d’alimentation auxiliaire en conditions dégradées à Lampoldshausen, en Allemagne. Le moteur à propulsion liquide Vinci, chargé de lancer la charge utile, avait réussi son précédent essai le 1er septembre. En parallèle, l’ESA annonce signer prochainement une subvention supplémentaire de la Pologne de 85 M€, qui servira à fournir l’appui de l’ESA au développement d’un programme polonais d’observation de la Terre intitulé « constellation Camilla ». La Commission européenne a également révélé un partenariat avec le Royaume-Uni, qui réintègre le programme Copernicus, chargé de collecter des données sur l'état de la Terre.

    L’Usine Nouvelle du 20 octobre

Environnement
  • Environnement
    Airbus, Lufthansa et MTU collaborent pour le développement des carburants « Power-to-Liquid »
    Lufthansa, Airbus, MTU Aero Engines, l'aéroport de Munich et le DLR (Centre de recherche allemand pour l'aéronautique et l'aérospatiale) ont signé jeudi 19 octobre une lettre d'intention à Berlin en vue « d'une vaste collaboration de recherche » sur les carburants d'aviation durables. Ce travail commun portera les carburants du type « Power-to-Liquid » (PtL), c'est-à-dire des carburants synthétiques produits à partir d'hydrogène provenant de l'électrolyse de l'eau et du monoxyde de carbone issu de gaz carbonique prélevé dans l'air ou dans des sites industriels. L'objectif est ainsi « d'accélérer la sélection de la technologie, l'introduction sur le marché et la mise à l'échelle industrielle des carburants d'aviation PtL en Allemagne ». Cette collaboration doit ainsi prendre en compte l'ensemble de la chaîne de valeur, depuis la production jusqu'à l'utilisation des PtL en exploitation ou encore leur impact sur la maintenance des moteurs. Il faudra prendre en compte l'absence d'aromatiques, présents dans le kérosène et qui contribue à l'étanchéité des circuits de carburant et la lubrification du moteur et des pompes. Enfin, elle devra évaluer les impacts écologiques, avec les effets CO2 (réduction des émissions sur l'ensemble du cycle de vie) et non CO2 (traînées de condensation, émissions de Nox).

    La Tribune du 20 octobre
  • Environnement
    « Nous ne pouvons fonder le développement du transport aérien sur le kérozène », Augustin de Romanet
    Augustin de Romanet, PDG du groupe ADP, est revenu dans le podcast du Journal de l’Aviation sur les rencontres de Roissy-Meaux Aéropôle qui se sont tenues mardi 17 octobre. Elles avaient pour thème les nouvelles énergies, et en particulier l’hydrogène. Il a notamment abordé la stratégie du groupe ADP pour faire de l'aéroport de Roissy un hub multi énergie, à destination des activités internes de la plateforme mais aussi de la zone. Si le groupe travaille sur toutes les énergies disponibles pour verdir ses propres activités, il accorde une attention particulière à l'acheminement et au stockage de l'hydrogène, dont Augustin de Romanet croit qu'il est la solution pour décarboner les vols moyen-courrier.

    Le Journal de l’Aviation du 20 octobre

Défense
  • Défense
    Le salon Bordeaux Défense Aéronautique à Mérignac entretient la relation entre l’industrie de la Défense, l’armée et l’État
    Mercredi 18 octobre, la base aérienne 106 a accueilli le salon Bordeaux Défense Aéronautique, un événement soutenu par le commandement territorial de l'armée de l'air et de l’espace (CTAAE) et organisé par le secrétariat général pour l’administration (SGA). Ce salon vise à fédérer les multiples acteurs de l’aéronautique en Nouvelle-Aquitaine autour d’une journée de rencontres, d’échanges, et de témoignages. Il repose sur 3 piliers : la volonté du ministère des Armées de soutenir les petites et moyennes entreprises en les mettant en relation avec les acheteurs, la promotion de l’industrie de Défense sur le territoire néo-aquitain, et la découverte des moyens de l’aéronautique militaire. Il a accueilli 280 entreprises, 210 scolaires, 160 rendez-vous entre les entreprises et les 30 acheteurs de l’armée, et près de 50 stands des industriels de l’armée. Éric Giraud, directeur général d’Aerospace Valley, a souligné l’importance de ce salon qui permet la rencontre entre des entreprises et l’armée. « Nous avons beaucoup de choses à écrire et à simplifier et nous devons continuer d’innover, a poursuivi le général Michel Rouat, commandant en second du CTAAE. Il faut travailler avec les entreprises qui ont des technologies innovantes pour développer des initiatives ».

    Sud-Ouest du 20 octobre
  • Défense
    Le ministre de la Défense indien à la rencontre des acteurs français de l’industrie de Défense
    Sébastien Lecornu, ministre des Armées, et Rajnath Singh, le ministre indien de la Défense, se sont entretenus mercredi 18 octobre à Paris. Les deux ministres ont discuté d'un large éventail de sujets allant de l'évaluation de la situation régionale aux engagements militaires en cours, en mettant l'accent sur le renforcement de la coopération industrielle dans le domaine de la Défense. Ils ont également évoqué « une collaboration potentielle dans des domaines de niche tels que l'Espace, la cybernétique et l'intelligence artificielle », a évoqué le ministère de la Défense indien. Rajnath Singh a profité de son séjour pour se rendre au centre de R&D de la division moteurs de Safran à Gennevilliers. Le ministre a assisté aux derniers développements en matière de technologie des moteurs aéronautiques et a assisté à un exposé détaillé d'Olivier Andries, directeur général de Safran. Des discussions sont en cours entre les 2 pays, portants sur le développement de moteurs pour les avions de combat bimoteurs multirôles avancés (AMCA) et les chasseurs bimoteurs basés de la marine indienne. Safran et la Defence Research and Development Organisation sont censés préparer une feuille de route pour le projet de développement du moteur d'ici la fin de l'année. En outre, Safran a offert son soutien à la coopération industrielle pour la fabrication de l'hélicoptère multirôle indien (IMRH). Dans un même temps, Rajnath Singh a rencontré d’autres dirigeants d’entreprises françaises du secteur de la Défense parmi lesquels Éric Trappier, PDG de Dassault, et Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus.

    The Indu Business Line du 20 octobre

Emploi
  • Emploi
    Le Forum des métiers de l’industrie et de l’aéronautique se tiendra à Anglet les 24 et 25 octobre
    La 6ème édition du Forum des métiers de l’industrie et de l’aéronautique aura lieu, mardi 24 et mercredi 25 octobre, à l’Espace de l’Océan d’Anglet. La ville compte plusieurs entreprises dans le secteur de l’aéronautique comme l’usine Dassault Aviation, les sous-traitants Télérad, Price induction ou Alcore Brigantine. L’industrie aéronautique est présente au Pays basque et dans le sud des Landes avec notamment Safran à Tarnos, Lauak dont le siège est à Hasparren, et Tekniaero à Bayonne, Somocap à Jatxou ou BMS Circuits à Mouguerre. Cette présence industrielle avait conduit Anglet, en 2018, à lancer le 1er forum de l’aéronautique et de l’emploi. Depuis, le rendez-vous s’est élargi à l’industrie et particulièrement la métallurgie. Celsa, spécialisée dans le recyclage d’aciers, sera donc présente cette année. Evrard Willemaers, président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie Adour Atlantique, coorganisatrice du forum avec la ville, déclare que « l’objectif de nos 180 adhérents est de poursuivre leur développement via le RSE, et particulièrement en matière de décarbonation. Une fantastique occasion de se démarquer ». Pour le président du syndicat patronal, c’est le 3ème défi que l’aéronautique se doit de relever, après celui de la sécurité, puis celui de la démocratisation des voyages. Une vingtaine d’entreprises seront présentes au forum, ainsi que 13 organismes de formation, sous un chapiteau installé à l’extérieur de l’Espace de l’Océan. Parmi ces organismes, on trouvera les bureaux d’information des 3 armées, Terre, Air et Espace, et Mer, mais également Pôle emploi et le Greta-CFA d’Aquitaine. Les participants auront la possibilité de tester des casques de réalité virtuelle, un simulateur de vol et de gagner 2 vols au-dessus du Pays basque avec l’Aéroclub basque et le club de vol à voile d’Itxassou.

    Sud-Ouest du 20 octobre

Industrie
  • Industrie
    Airbus Atlantic, face à des tensions de recrutement, doit absorber la hausse des cadences de production
    Airbus Atlantic, est actuellement confronté à 2 préoccupations : la question du recrutement et les difficultés de la chaîne d’approvisionnement. Les 3 usines d'Airbus Atlantic situées à Montoir-de-Bretagne, Nantes et Saint-Nazaire tournent à plein régime pour accompagner la montée en cadence. L'activité a redémarré sur des rythmes conséquents puisque, au 30 septembre dernier, Airbus a engrangé 1 241 commandes nettes, contre 820 en 2022, et 488 ont été livrés. Ce qui conduit à une augmentation des cadences de ses usines. Pour la famille A320, 68 appareils devraient sortir d'usine au cours du 3ème trimestre 2024, contre 56 au 3ème trimestre 2023. Soit une hausse de 21,4% en un an. Pour l'A350, la hausse bondit à 52%, pour atteindre 8,5 avions par mois en septembre 2024, contre 5,6 un an plus tôt. Le système industriel devra être capable de faire face à cette montée en cadence, sachant qu’il faut 4 fois plus d'effectifs pour fabriquer un A350 comparé à un A320. Airbus a en effet encore des difficultés à recruter alors qu'il prépare déjà l'avenir décarboné de l'aviation. A Montoir-de-Bretagne, l'objectif est de 160 entrées (embauches plus mobilité interne) en 2023 et il faudrait recruter chaque année 500 personnes de 2024 à 2026, soit 10 personnes par semaine, pour pouvoir répondre à la hausse des commandes et tenir les cadences. Les sites de Nantes et de Saint-Nazaire, où le travail est plus automatisé, vont également embaucher, mais à des niveaux moindres. Une autre problématique majeure s’ajoute, la chaîne logistique des fournisseurs et sous-traitants est sous tension avec des difficultés d'approvisionnement de certaines matières premières.

    Ouest France et La Tribune du 20 octobre
  • Industrie
    CFM lance une nouvelle aube HPT améliorée pour les moteurs CFM56
    CFM a annoncé jeudi 19 octobre qu'elle proposait désormais une aube de turbine haute pression (HPT) améliorée, conçue pour renforcer la durabilité de ses moteurs CFM56-5B et CFM56-7B. La nouvelle conception de l'aube, qui devrait permettre de prolonger le temps passé sous aile, s'appuie sur l'augmentation de l'épaisseur de la paroi, l'optimisation du pied d'aube en queue d'aronde et le resserrement des tolérances de fabrication. L'aube conserve les avantages en termes de consommation de carburant obtenus avec les configurations d'aubes CFM56 Tech Insertion lancées en 2007. Les nouvelles aubes HPT sont produites à Greenville, en Caroline du Sud. Ce site de GE Aerospace, qui emploie 250 personnes, fabrique depuis plus de 10 ans des aubes HPT pour un portefeuille varié de moteurs commerciaux et militaires. En moyenne, le site expédie 1 000 pièces par jour, 5 000 pièces par semaine et 250 000 pièces par an. « Nous continuons à investir dans la modernisation des produits et du support pour cette flotte. Avec l'introduction de la nouvelle aube HPT, nous nous efforçons de constituer des stocks pour répondre aux futures visites de nos clients dans les ateliers », a déclaré Jérôme Morhet, vice-président exécutif de CFM chez Safran Aircraft Engines.

    Air & Cosmos du 20 octobre
  • Industrie
    Safran signe un contrat de maintenance avec Turkish Technic
    Safran et Turkish Technic ont signé un contrat pour la maintenance de générateurs APU, de harnais de moteurs et d’équipements de systèmes de ventilation. Le contrat, qui couvre plus de 500 A320 et A330, porte sur une durée de 5 ans et sur plus de 200 équipements par an. Safran Electrical & Power assurera la maintenance des générateurs APU et des harnais moteurs, tandis que Safran Ventilation Systems assurera la maintenance des systèmes de ventilation. Turkish Technic bénéficiera des services de réparation et d'échange de générateurs APU. « En tant qu’intégrateur MRO, réputé pour nos services de haute qualité et nos délais d'exécution compétitifs, nous sommes déterminés à élargir notre gamme de services pour répondre aux exigences du marché », a déclaré Yasin Birinci, directeur technique de Turkish Technic.

    Le Journal de l’Aviation du 20 octobre

Innovation
  • Innovation
    Le pôle normand NAE lance sa plateforme de fabrication additive polymères
    Le pôle Normandie AeroEspace (NAE) crée la plateforme Fabrication Additive Normandie Polymères, qui vise à sensibiliser les acteurs du territoire aux capacités et à l’intérêt d’une telle technologie pour leurs produits ou process. L'ambition est de « développer l’appropriation de ce procédé de fabrication innovant par un plus grand nombre d’entreprises et de sensibiliser les jeunes à la fabrication additive pour former les compétences de demain. Issue des plateformes Arkema et Francofil, elle réunit déjà des expertises et des moyens mutualisés », explique le pôle NAE. Subventionnée par la Région Normandie au titre du dispositif « Projets collaboratifs » et cofinancée par le Fonds Européen de Développement Régional, cette plateforme espère développer un outil d’innovation et de compétitivité au service des acteurs normands. Elle réunit plusieurs partenaires du territoire : Arkema, CESI, 3 D&G, Demgy, Francofil, INSA Rouen Normandie (GPM), MSC Scanning, NAE, NES 3D et Polyvia Formation. Plus de 20 projets de recherche ont d’ores et déjà été identifiés et vont être financés dans 4 thématiques qui constituent les verrous technologiques à lever : matières premières, produit et robustesse des procédés, opération de finition et recyclage, et enfin cycle de vie.

    Air & Cosmos du 20 octobre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Virgin Atlantic choisit la solution « Prognos for Aircraft » d’AFI KLM E&M
    Virgin Atlantic a choisi d'adopter la suite de solutions de maintenance prédictive Prognos for Aircraft d'Air France Industries KLM Engineering & Maintenance (AFI KLM E&M) pour sa flotte de Boeing 787. Prognos for Aircraft est l'une des 4 solutions de maintenance prédictive développées par la division MRO du groupe Air France-KLM, avec Prognos for Engine (anticipation des défaillances des moteurs, tendances de dégradation...), Prognos for APU (solution dédiée aux générateurs auxiliaires de puissance, conçue et réalisée par EPCOR) et Prognos for Inventory (optimisation des stocks, recommandations d'investissement...). Prognos for Aircraft permet ainsi d'introduire une dose d'anticipation dans la planification des opérations d'entretien d'équipements et composants, monitorés à l'aide de technologies d'IA/Big Data. Une application concrète consiste notamment à prédire des défaillances jusqu'à 50 vols avant que celles-ci ne soient effectives, afin d'organiser des déposes anticipées pour échange ou réparation. Virgin Atlantic est un client de longue date d'AFI KLM E&M, notamment pour le support des équipements de ses flottes d'avions long-courriers depuis plus de 20 ans. La division MRO d'Air France KLM assure les services d'entretien des équipements des Dreamliner de Virgin Atlantic depuis l'introduction de son 1er exemplaire en 2014. La compagnie britannique aligne 17 B787-9 sur une flotte totale de 41 gros-porteurs.

    Le Journal de l’Aviation du 20 octobre