Synthèse de presse

Défense
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    Sabena technics remporte un contrat de soutien de la flotte française d’A330 MRTT
    Sabena technics a remporté un contrat de la part d'Airbus Defence and Space pour soutenir la flotte d'A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport) de l'armée de l'Air et de l'Espace (AAE). Les 12 Phénix opérés par l'Escadron de transformation Phénix (ETP) de la 31ème Escadre aérienne de ravitaillement et de transport stratégiques (EARTS) bénéficieront d'une large gamme de services de Sabena technics sur une période de 12 ans. La société va ainsi s'installer dans le hangar Mercure du Pôle Aéronautique Jean Sarrail d'Istres pour se rapprocher au plus près de la flotte française d'A330 MRTT. Elle assurera les grandes visites programmées des appareils, des inspections supplémentaires de niveau inférieur sur demande, des travaux de maintenance non programmés, des travaux de modification sur demande ainsi que des opérations de maintenance sur les kits médicaux. Sabena technics mettra également en place un guichet unique pour la distribution de pièces de rechange et d'outillages pour les mécaniciens de l'AAE, jusqu'à 24h/24 et 7j/7, et des services d'échange de pneumatiques et de recharge de batteries. Les marchés du maintien en condition opérationnelle (MCO) de la flotte d'Airbus A330 MRTT Phénix de l'AAE avaient été attribués l’année dernière à Airbus Defence and Space (pour les cellules et équipements) et à Rolls-Royce (pour les moteurs Trent 700). Le groupe Sabena technics agira donc comme sous-traitant d'Airbus Defence and Space sur ces appareils.

    Le Journal de l’Aviation du 16 juillet

Espace
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    Latitude, Comat, ThrustMe et Exotrail parmi les lauréats du volet spatial du plan France 2030
    Le gouvernement a dévoilé jeudi 11 juillet les lauréats de la vague d’appels à projet et d’appels d’offres du volet spatial du plan France 2030. 10 entreprises positionnées sur des secteurs jugés prioritaires comme l’accès à l’espace, l’équipement de satellites et les services spatiaux, ont été sélectionnées, portant l’enveloppe totale de France 2030 dans le spatial à 930 M€. Parmi les projets lauréats, 4 sont portés par de jeunes pousses industrielle : Latitude qui industrialise des turbopompes pour son lanceur Zéphyr à travers le projet Hortense, Comat qui développe des roues de réaction pour les constellations de satellites, notamment les « smallsats » et étend ses capacités de production, ThrustMe qui propose des systèmes de propulsion à iode et espère désormais équiper des satellites de télécommunication de 200 à 2000 kg, et enfin, Exotrail qui développe le SpaceVan, un véhicule spatial chargé de déposer des satellites en orbite.

    L’Usine Nouvelle du 13 juillet
  • Espace
    Airbus et Thales examineraient un rapprochement dans les satellites
    Airbus et Thales envisageraient de rapprocher certaines de leurs activités dans les satellites, selon des informations de La Tribune. Aucun des groupes ne confirme pour l'heure le projet, mais l'hypothèse d’une éventuelle fusion est un scénario privilégié dans le contexte actuel. La branche spatiale de Thales, Thales Alenia Space (TAS), détenue par Thales pour 67% et par Leonardo pour 33%, a annoncé devoir supprimer 1 300 emplois sur un effectif global d'environ 8 000 salariés. 1 000 emplois doivent être supprimés dans les usines du groupe en France, à Cannes et à Toulouse. De son côté, Airbus a annoncé une nouvelle provision de 900 M€ dans les comptes 2024 en sus d'une provision de 600 M€ déjà enregistrée en 2023, pour faire face aux pertes à venir des contrats pris entre 2018 et 2022. La fusion des activités des 2 entreprises de satellites a déjà été évoquée, la Direction générale de l'armement (DGA) a souvent plaidé pour un opérateur unique et une offre standardisée. Sans mise en compétition, la facture peut néanmoins grossir, et la dépendance à un seul opérateur comporte aussi des risques, dans un secteur de souveraineté. Il y a quelques années, les règles de la concurrence européenne ne permettaient pas un rapprochement entre Airbus et TAS. Aujourd'hui, le paysage concurrentiel est devenu plus complexe, avec l’émergence du petit concurrent allemand OHB, et d’une multitude de startups spatiales. Les conditions d'un rapprochement seraient donc plus favorables. La commande spatiale institutionnelle européenne dépend en grande partie de l'ESA et est soumise à la politique du retour géographique. Dans ce contexte, un rapprochement des 2 opérateurs n'aurait du sens que sur la partie commerciale, là où le marché s'est considérablement rétracté, sur le secteur des satellites de télécommunications. Le marché des satellites géostationnaires est en effet passé en tendance longue d'un chiffre d'affaires annuel d'environ 3 Md€ par an sur la période 2004-2013 à 2 Md€ sur la période 2014-2023.

    Ensemble de la presse du 16 juillet
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    Airbus et Thales voudraient se retirer du consortium SpaceRISE sur le projet de constellation IRIS²
    Airbus Defence and Space (Airbus DS) et Thales Alenia Space (TAS) ont proposé aux opérateurs de satellites (SES, Eutelsat et Hispasat) de se retirer du consortium SpaceRISE, qui est en course pour obtenir le marché de la constellation européenne IRIS² (Infrastructure de résilience internet satellitaire sécurisée), sans toutefois abandonner le projet. Les 2 filiales estimeraient que la prise de risque était trop hasardeuse. 3 critères concordants étaient essentiels pour se lancer dans ce projet : le prix, la prise de risque et la performance de la constellation. Airbus DS et TAS veulent maintenant intégrer la « Core team » (équipe principale), déjà composée d'OHB, de Deutsche Telekom, d'Orange, de Telespazio, d'Hisdesat et de Thales, et sur laquelle s'appuie SpaceRISE. Pour cela, ils souhaitent mettre en place une phase contractuelle préliminaire de 12 mois pour réaliser des études de « dérisquage » sur des technologies qui ne sont pas encore matures pour une constellation présente sur 2 orbites (LEO et MEO), une 1ère mondiale. Pour les 2 constructeurs, il s'agit donc d'une étape obligatoire avant d'envisager le dépôt d'une offre solide dans le respect du calendrier prévu par Bruxelles.

    La Tribune du 16 juillet
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    2 satellites-espions allemands de 800 M€ définitivement perdus
    6 mois après leur lancement, les 2 satellites d’imagerie radar allemands de type SARah ne sont toujours pas opérationnels, menaçant l'un des projets les plus ambitieux de la Bundeswehr. Le programme SARah est une constellation de satellites à imagerie radar développée par l’Allemagne à partir de 2013 afin de remplacer la constellation SAR-LUPE. Les satellites doivent fournir des images haute résolution de la surface terrestre ainsi que des reliefs 3D depuis l'espace. Le programme a été réalisé par OHB System AG en collaboration avec Airbus Defence and Space. La constellation comprend 3 satellites : un satellite à antenne réseau phasée et 2 satellites réflecteurs radar à synthèse d’ouverture passive basés sur la technologie éprouvée de SAR-Lupe. Le système avait été commandé par la Bundeswehr malgré l’accord initial entre la France et l'Allemagne, où chaque pays apportait une brique technologique afin d'offrir complémentarité et éviter les redondances de coûts. La France devait ainsi développer des satellites à imagerie optique, tandis que l'Allemagne se concentrait sur les images radar. Les satellites ont finalement été lancés en décembre 2023 par SpaceX à l'aide de la fusée Falcon 9. Le projet était évalué à environ 800 M. Les antennes des 2 satellites d’OHB ne peuvent cependant pas se déployer correctement et ce malgré plusieurs tentatives. Le ministère de la Défense allemand considère le constructeur OHB comme responsable de cette défaillance. Selon des informations du journal Der Spiegel, « les antennes n'avaient pas été testées au sol avant le lancement, une pratique inhabituelle qui pourrait entraîner de graves conséquences financières pour le constructeur si des reconstructions s’avéraient nécessaires ».

    Air & Cosmos du 16 juillet

Industrie
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    Airbus révise à la hausse ses prévisions de croissance de la flotte mondiale d’ici 20 ans
    Airbus a une nouvelle fois revu ses prévisions de croissance de la demande et table désormais sur un marché contenant 42 430 nouveaux appareils commerciaux de plus de 100 places et cargo d'ici à 2043, une hausse de 3,9% par rapport aux projections pour 2042 publiées l'année dernière. Cela porterait la flotte mondiale à 48 230 avions contre 24 260 fin 2023. Seuls 5 800 des avions volant actuellement seraient encore en service dans 20 ans et 18 460 appareils remplaceraient donc ceux arrivés en fin de vie dans l'intervalle. Les avions restants répondraient à la croissance de la demande mondiale de voyages aériens, à 8,4% annuels d'ici à 2027. Airbus revoit notamment à la hausse ses prévisions de demande totale de gros-porteurs de 9%, à 8 920 unités, tandis que la demande dans le segment des avions monocouloirs a été révisée à la hausse de 3% pour atteindre 33 510 unités. Pour établir ces prévisions, 3 hypothèses sont considérées : une hausse moyenne du PIB mondial de 2,6%, du commerce international de 3,1% par an, et un accroissement de la classe moyenne de 1,7 milliard de personnes. « La Chine et l'Inde, et plus généralement l'Asie-Pacifique dans son ensemble, nourriront la croissance, déplaçant davantage le centre de gravité du secteur aérien vers l'Asie », affirme Airbus. Sur l'ensemble des appareils livrés entre 2024 et 2043, 19 510 appareils sont prévus pour l’Asie-Pacifique, dont 9 520 pour la Chine. L'Europe en obtiendrait 8 050 et l'Amérique du Nord 7 100.

    Ensemble de la presse du 16 juillet

Formation
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    La région Nouvelle-Aquitaine subventionne un centre de formation de Safran Helicopter Engines à Bordes
    Le centre de formation CAMI Aéro, qui ouvrira en septembre et formera des apprentis tourneurs-fraiseurs pour Safran Helicopter Engines à Bordes, sera subventionné à hauteur de 50% de ses frais de personnel et de fonctionnement par la région Nouvelle-Aquitaine, soit 356 250 €. Le leader mondial des turbines d'hélicoptères avait annoncé en avril dernier ouvrir ce centre de formation des apprentis, pour un investissement de départ de 2 à 3 M€. Installé à quelques centaines de mètres de l'usine de Bordes, celui-ci a vocation à former 50 apprentis par an au métier de tourneur-fraiseur, puis 75 une fois le rythme de croisière atteint. Certains seront ensuite embauchés directement par Safran, d'autres se tourneront vers les nombreux sous-traitants aéronautiques de la plaine de Nay. « C’est encore plus difficile pour eux de recruter, et on a besoin de ce réseau de sous-traitants », explique Florence Gourmanel, DRH du site de Bordes. La 1ère promotion d'apprentis devrait commencer sa formation en septembre.

    Placeco du 16 juillet

Environnement
  • Environnement
    Verso Energy compte investir 1 Md€ dans la production d’e-SAF dans les Vosges
    La startup française Verso Energy lance son 4ème projet dans le domaine des carburants durables pour l’aviation. Le 12 juillet, elle a signé une promesse de vente en vue d’acquérir un terrain de 21,5 hectares à Chavelot, dans les Vosges, au sud d’Epinal, auprès de la société publique d’aménagement SEBL Grand-Est, et envisage d’investir localement 1 Md€ pour produire 80 à 150 000 tonnes par an d’e-SAF (electro sustainable aviation fuel). La mise en service de cette unité industrielle à l’horizon 2029 devrait s’accompagner de la création de 250 emplois directs et indirects. Le projet, qui est soutenu par la communauté d’agglomération d’Epinal, doit encore franchir plusieurs étapes parmi lesquelles l’approvisionnement en CO2 biogénique, du CO2 issu de la combustion de biomasse. Le site bénéficie notamment de la proximité du papetier norvégien Norske Skog, qui a récemment investi dans une unité de cogénération biomasse de 100 mégawatts thermiques et 25 mégawatts électriques. Les autres projets de Verso Energy localisés à Rouen, en Seine-Maritime, Saillat-sur-Vienne, en Haute-Vienne et Tartas, dans les Landes, seraient plus avancés. Le lancement quasi simultané de 4 projets de production d’e-SAF permettrait à l’entreprise de mutualiser les coûts de ses études estimés à une dizaine de millions d’euros. A ces fins, la startup, créée en 2021, a bouclé fin 2022 une levée de fonds de plus de 50 M€, qui doit lui permettre d’accélérer le déploiement de ses projets dans les domaines de l’électricité renouvelable et de l’hydrogène vert.

    L’Usine Nouvelle du 16 juillet

Innovation
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    Airbus teste les capacités de l’IA générative pour traiter de la documentation complexe
    L'intelligence artificielle générative ne remplacera pas l'Homme pour concevoir des avions chez Airbus. « La technologie est très loin de le permettre et ne le pourra peut-être jamais » assure Fabrice Valentin, responsable analyse avancée et intelligence artificielle du groupe, mettant en avant le caractère probabiliste de cette technologie. Cette technologie pourrait tout de même faire gagner du temps aux équipes pour traiter la documentation technique ou financière. Son aptitude à gérer des documents complexes intéresse au plus haut point l’avionneur européen. « Dans le cadre de l’établissement de nos contrats avec les compagnies aériennes et nos fournisseurs, nous testons un outil qui réalise des propositions de clauses spécifiques, sur la base de clauses définies dans des cas de figure similaires », détaille le spécialiste. L’humain aura toutefois toujours la main sur le document final. À partir des 1ers tests, Airbus procédera à un bilan des capacités de l’IA générative dans le courant de l’année, qui lui permettra ensuite de préciser un calendrier de mise en place de ce cas d’usage.

    L’Usine Nouvelle du 16 juillet