Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Safran commence le chantier de sa nouvelle usine d'aubes de compresseur en Wallonie
    Safran a débuté la construction de sa future usine wallonne de production d'aubes de compresseur, un projet initié par sa filiale belge Safran Aero Boosters à la fin de l'année dernière. Safran Blades réhabilite un ancien site d'ArcelorMittal grâce à l'expertise d'une dizaine d'acteurs économiques wallons. La création de ce centre d'excellence permettra de produire 2 000 aubes de compresseur en titane (notamment pour le LEAP) par jour. Le site emploiera une centaine de personnes et devrait être opérationnel en 2025. Safran précise que cette nouvelle usine 4.0 s'inscrit dans une stratégie venant consolider sa souveraineté et sa chaîne d'approvisionnement. Elle disposera de moyens techniques fortement digitalisés (automation, objets connectés, contrôles automatiques, intelligence artificielle, cobotique, etc.). La création de Safran Blades représente un investissement de 50 M€ réalisé en partenariat avec les pouvoirs publics fédéraux belges et wallons, Wallonie Entreprendre (WE) et la Société Fédérale de Participations et d'Investissement (S.F.P.I.M), actionnaires à 22% de l'entreprise aux côtés de Safran Aero Boosters (56%).

    Le Journal de l’Aviation du 30 août
  • Industrie
    Boeing à nouveau confronté à un problème de qualité sur une pièce du B737 MAX
    Boeing a reconnu, mercredi 23 août, avoir détecté un nouveau problème de qualité sur l’une des pièces de son monocouloir, le B737 MAX. « Lors d'inspections en usine, nous avons identifié des trous de fixation non conformes à nos spécifications dans la cloison de pressurisation arrière de certains B737 », a détaillé l’avionneur, soulignant qu’il n’y avait cependant pas de conséquence en termes de sécurité. En cause, des défauts de production du côté de l’équipementier américain Spirit Aerosystems, qui fournit environ 70% des châssis du monocouloir. Cet équipementier aéronautique de premier plan, basé à Wichita dans le Kansas, était déjà à l’origine de problèmes sur le B737 MAX en avril dernier. Ce problème de qualité va entraîner des répercussions sur les livraisons du B737 MAX. L’avionneur américain évoque un impact à « court-terme » mais explique que des inspections vont être nécessaires pour déterminer le nombre d’appareils affectés. Le B737 MAX 8 pourrait être le seul représentant de la famille du monocouloir concerné, mais le temps qu’il faudra consacrer aux réparations n’est à ce stade pas déterminé. L’avionneur tablait entre 400 et 450 livraisons de B737 MAX cette année, contre 387 l’an dernier. 249 livraisons ont été effectuées depuis le début de l'année et son objectif d’atteindre 38 livraisons par mois dans le courant de l’année, puis 50 d’ici le milieu de la décennie, pourrait être remis en cause. Cet épisode souligne la difficulté pour les avionneurs d’augmenter leurs cadences de production au sein d’une chaîne d’approvisionnement confrontée à de nombreuses tensions, entre manque de bras et pénuries de matières premières.

    L’ensemble de la presse du 28 août
  • Industrie
    Yakovlev fait voler un 1er Superjet 100 avec des équipements « russifiés »
    Yakovlev a annoncé qu'un prototype de Superjet 100 doté d'une plus grande proportion de systèmes russes avait réalisé son vol inaugural à Komsomolsk-sur-Amour. Celui-ci a duré 54 minutes et a porté l'appareil à une altitude de 3 000 mètres et une vitesse de 343 km/h. L'équipage, constitué de 2 pilotes d'essais et d'un ingénieur d'essai, a ainsi pu vérifier le fonctionnement des systèmes, la manœuvrabilité et la stabilité de l'appareil. Ce 1er prototype reste motorisé par les SaM146, codéveloppés avec Safran. Cette version du SSJ-100, auparavant désigné SSJ-NEW, a été développée dans le but de remplacer les équipements fournis par les industriels occidentaux dans la version initiale du programme par des équipements développés et produits en Russie, ne tombant pas sous le coup des sanctions à l'encontre du pays. Cette décision de recourir à davantage de systèmes russes avait été prise dès 2019. Rostec, maison-mère de Yakovlev, souligne qu'une quarantaine de systèmes et d'équipements ont ainsi été changés. Le conglomérat industriel, qui vient d’absorber Irkut, précise également que le 2ème prototype de ce nouveau Superjet 100 sera équipé de moteurs PD-8 d'Aviadvigatel. Ceux-ci sont toujours en cours d'essais. « Les développeurs et les constructeurs russes ont réussi à mettre en œuvre et à installer sur l'avion leurs propres solutions et technologies, notamment l'avionique, le train d'atterrissage, le groupe auxiliaire de puissance, le système de contrôle intégré, ainsi que l'alimentation électrique, la climatisation, la protection contre les incendies et bien d'autres », a communiqué le ministère russe de l'Industrie et du commerce.

    Ensemble de la presse du 30 août

Environnement
  • Environnement
    Tribune : « La France a besoin d'une solide industrie de carburants de synthèse »
    Alors que la neutralité carbone doit être atteinte par la France d'ici 2050, le développement d'une filière industrielle de carburants de synthèse bas carbone est un impératif réclamé par les acteurs des secteurs aéronautiques et maritimes, comme Laurent Timsit, délégué général de la Fédération Nationale de l'Aviation et de ses Métiers, qui signent une tribune collective publiée dans les Echos. Ils appellent la France à bâtir une véritable stratégie d'approvisionnement en carburants alternatifs renouvelables et bas carbone. « La transition énergétique représente une opportunité historique pour l'émergence d'une nouvelle filière industrielle française à haute valeur économique et environnementale, créatrice d'emplois et renforçant notre souveraineté énergétique », écrivent-ils. Le paquet climat-énergie en cours de finalisation à Bruxelles, doit permettre de réduire les émissions du continent de 55% dès 2030 et impose des objectifs ambitieux de décarbonation pour les secteurs aéronautiques et maritimes. Ainsi, les compagnies aériennes devront incorporer 6% de carburants aéronautiques durables en 2030, 20% en 2035 et jusqu'à 70% en 2050. Face à de tels besoins, les volumes de carburants alternatifs requis seront très importants et ne pourront se limiter aux seuls biocarburants. La demande en carburants de synthèse, c'est-à-dire faisant appel à de l'électricité décarbonée, sera donc particulièrement élevée. Pour l'aéronautique, les textes européens prévoient 5% de kérosène de synthèse dans les carburants consommés par le secteur en 2035, puis 35% en 2050, rappellent les signataires. « Il y a donc urgence à développer sur notre territoire une filière industrielle de production de carburants de synthèse bas carbone. La France dispose de toutes les cartes pour construire une filière d'excellence pouvant rayonner à l'international » arguent-ils. Enfin, ils réclament un soutien public pour accompagner le développement de cette filière, qui doit permettre une massification accélérée de la production, la baisse des prix et garantir la décarbonation de ces deux secteurs aéronautiques et maritimes.

    Les Echos du 30 août

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Les compagnies aériennes font le plein de passagers cet été
    La tendance à la reprise du trafic aérien en Europe, amorcée en 2022, s'est poursuivie et même amplifiée cet été, malgré des tarifs en forte hausse. Les excellents résultats engrangés durant cette saison estivale devraient suffire à assurer des profits record à la majorité des compagnies aériennes européennes. « Le pic estival, de juin à fin août, a été conforme aux attentes, avec une activité à près de 95% des niveaux de 2019, contre 88% en 2022 », indique Air France. C'est légèrement mieux que la moyenne européenne située à 93% à fin août, selon Eurocontrol. Avec 1 975 vols quotidiens à la mi-août, toujours selon Eurocontrol, le groupe Air France-KLM se classe sur la 2ème marche du podium des groupes de transport aérien européens, derrière le groupe Ryanair et ses 3 351 vols journaliers, et devant easyJet et ses 1 791 vols. Seulement 3 compagnies du Top 10 européen ont déjà dépassé leur niveau de 2019 : Ryanair (+27%), Wizz Air (+37%) et Turkish Airlines (+8%). Toutes les autres sont encore en dessous de leur niveau d'avant-crise, notamment Lufthansa (-18%). Avec 1 338 vols quotidiens, l’activité de l’aéroport Roissy-CDG reste, elle, inférieure de 12% à celle de la mi-août 2019. Le marché français, au 4ème rang européen derrière le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Allemagne, est encore 5% en dessous de son niveau de 2019. L’été s’inscrit dans un contexte de forte augmentation des prix : en France, le prix moyen des billets d'avion a augmenté de 14,3% sur les 7 premiers mois de l'année, après une précédente hausse de 23% en 2022. Cependant, pour la première fois en juillet, l'indice des prix de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a enregistré une baisse de 1% du prix moyen, comparé à juillet 2022.

    Les Echos du 30 août

Formation
  • Formation
    « L’évaporation » des jeunes formés aux métiers de l’industrie pénalise toujours les recrutements
    La réindustrialisation de la France se heurte aux difficultés de recrutement, qui pénalisent toujours plus de 3 entreprises sur 4, selon le dernier baromètre TPE/PME réalisé par l’institut Rexecode publié en mai 2023. Pourtant, les filières de formation aux métiers de l’industrie, allant du CAP à bac +2, comptent suffisamment d’élèves pour répondre aux besoins des entreprises, mais nombre de jeunes, à l’issue de la formation, ne s’inséreront finalement pas sur le marché du travail, ou exerceront d’autres métiers que ceux pour lesquels ils ont été formés. 1 jeune sur 2 change de voie une fois son CAP ou son bac professionnel en poche. Les écoles forment ainsi environ 125 000 jeunes chaque année à la métallurgie, à la chimie et à d’autres métiers industriels, pour des besoins évalués entre 80 000 et 90 000 postes à pourvoir par an. Mais seulement 65 000 s’insèrent effectivement dans un métier correspondant à leur formation. Ces jeunes sont en effet parfois formés à des spécialités déconnectées de leur bassin d’emploi, et sont donc amenés à être mobiles géographiquement pour trouver un emploi ou à devoir changer de filière ou de secteur. Avec la baisse du nombre de centre de formation en 40 ans de désindustrialisation, la distance entre les établissements, les jeunes et les entreprises en mesure de les recruter, n’a cessé d’augmenter. Une des pistes est donc de mieux adapter les centres de formation aux besoins des territoires. C’est, par exemple, ce que font les écoles de production, créées spécifiquement pour répondre aux besoins d’un consortium d’entreprises sur un bassin d’emploi. 13 nouvelles écoles de production doivent d’ailleurs ouvrir en cette rentrée 2023, s’ajoutant aux 56 déjà existantes en France.

    Le Monde du 30 août

Défense
  • Défense
    L'Etat français protège ses intérêts stratégiques dans Exxelia, racheté par l’américain Heico
    L'État a transformé l'action qu'il détient au capital de la société Exxelia International, qui a été achetée par le groupe familial américain Heico, en action de préférence (ou golden share). « Le 3 août 2023, l'État a décidé de convertir en action de préférence l'action qu'il détenait depuis le 11 avril dernier au capital de la société Exxelia International, concluant ainsi le processus débuté au début de cette année pour assurer la protection des intérêts de l'État à la suite de l'acquisition de cette société française par le groupe américain Heico », a indiqué le ministère de l'Économie dans un communiqué. Exxelia est une ETI spécialisée dans la production de composants électroniques passifs complexes, essentiels pour des équipements militaires tels les Rafale ou encore pour les lanceurs Ariane 5 et 6. Fin mai, Sébastien Lecornu avait en effet indiqué à l'Assemblée nationale que les conditions exigées par le ministère des armées au sujet de la gouvernance d'Exxelia avait « été remplies ». Pour rappel, l'État français s'était opposé à la vente de Photonis à l'américain Teledyne fin 2020 et de Segault à l'américain Flowserve en mai 2023. En 2022, l'État s'est opposé à 194 projets d'investissements étrangers dans une série de secteurs considérés comme « sensibles » comme la Défense et la sécurité. Bercy en a toutefois autorisé 131, dont plus de la moitié avec des conditions « de nature à garantir la préservation des intérêts nationaux ».

    La Tribune du 30 août

Espace
  • Espace
    La coopération franco-indienne dans le spatial se renforce
    La France et l’Inde fêteront l’an prochain les 60 ans du premier accord spatial entre les 2 pays. Mathieu Weiss, représentant du CNES en Inde depuis environ 10 ans, a suivi l'essor du spatial dans le pays, et est interrogé par l’Usine Nouvelle au sujet des missions à venir menées en coopération. Le budget spatial indien est comparable à celui de la France, soit environ 2 Md€ par an. Avec un tel budget, outre les missions classiques d’observation de la Terre, de télécommunications et de navigation, l’agence spatiale indienne est capable de développer un programme de vol habité, des programmes d’exploration lunaire et martienne… Le premier lancement avec des astronautes à bord pourrait intervenir dès 2025. « Dans le secteur spatial, faire vite permet de baisser drastiquement les coûts », explique le chercheur. La France effectue une grande partie de son programme de recherche sur l’environnement en coopération avec l’Inde. « Nous avons en commun 3 satellites en orbite de surveillance du climat. Par ailleurs, nous développons ensemble le satellite Trishna, qui recueillera des images de la surface terrestre dans le domaine infrarouge thermique avec une résolution et une fréquence de revisite inégalées. Le lancement du satellite est prévu en 2026 », détaille Mathieu Weiss. De plus, le 14 juillet dernier a été officialisé le déploiement d’un système franco-indien de surveillance maritime. Celui-ci comprend le projet d’une constellation de 10 à 12 satellites qui constituera le premier système au monde de gestion en continu du trafic maritime par satellite. « Nous explorons aussi les possibilités de travailler ensemble dans des domaines qui sont prioritaires dans les 2 pays, tels que la propulsion des lanceurs ou leur réutilisation », poursuit-il. Enfin, la France via le CNES fournit également la formation médicale et un certain nombre d’équipements de vol pour les missions des futurs astronautes indiens. Les récents contrats de partenariat et la décision de constituer un dialogue stratégique spatial au plus niveau des deux pays viennent renforcer la coopération franco-indienne. « Le but est désormais de transférer cet esprit de partenariat auprès de nos industriels respectifs », déclare Mathieu Weiss.

    L’Usine Nouvelle du 30 août

Innovation
  • Innovation
    Les projets d'avions supersoniques et hypersoniques de la NASA
    L'agence spatiale américaine (NASA) a octroyé plusieurs millions de dollars supplémentaires à Boeing et Northrop Grumman pour étudier la faisabilité d'avions de transport hypersoniques. Il s’agit de petits contrats de recherche, de 2,6 M$ chacun, limités à l'étude de concepts d'appareils capables d'atteindre des vitesses de 2 à 5 fois la vitesse du son. Les deux équipes de recherche, qui associent d'autres poids lourds de l'aéronautique, tels Rolls-Royce America et GE Aerospace, ainsi que des startups comme Exosonic et Boom, ont 12 mois pour explorer le champ des possibles sur la base des technologies actuelles. Ces 2 contrats s'inscrivent dans un effort constant et concerté de la NASA et des acteurs de l'aéronautique américaine pour ressusciter les voyages supersoniques. Dans ce domaine, le rendez-vous le plus attendu cette année est le premier vol d'essai du X-59, le prototype d'avion supersonique à faible empreinte sonore, développé conjointement par la NASA et Lockheed Martin, et qui devrait faire sa 1ère sortie dans le ciel californien avant la fin de l'année. Les tests devront démontrer que le moteur F414-GE-100 de 22 000 livres de poussée développé par GE sur la base des moteurs des avions de combat F-18, est capable de propulser l'appareil à Mach 1,4 (environ 1 700 km/h), à une altitude de 16 500 mètres, sans exploser les normes de consommation de carburant et de pollution. Selon Deloitte, qui a réalisé une étude pour l’agence américaine, une vingtaine de liaisons aériennes seraient favorables à une desserte supersonique, dont 5 plus particulièrement : New York-Londres, New York-Paris, Miami-Londres, Miami-Sao Paulo, Los Angeles-Sydney et Singapour-Sydney. Il existerait ainsi un marché potentiel de 300 jets d'affaires supersoniques, pour une valeur totale de 3 à 17 Md$ par an à l'horizon 2035, selon cette étude.

    Les Echos du 25 août