Synthèse de presse

Formation
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    « Il faut donner à l'école l'objectif et les moyens de diffuser la culture scientifique à un public le plus large possible », pour Patrice Caine, PDG de Thales
    Dans un dossier intitulé « maths : il faut agir », L’Express donne la parole à trois grands dirigeants d’entreprise : Patrice Caine, PDG de Thales, Christel Heydemann, directrice générale d’Orange, et Alexandre Ricard, PDG de Pernod-Ricard. Patrice Caine s’alarme de « l’affaiblissement de la culture scientifique » en France, qui représente à ses yeux « un réel danger à terme pour nos démocraties ». Soulignant le péril que représente une culture du doute généralisé, il appelle à l’action : « Il faut donner à l'école l'objectif et les moyens de diffuser la culture scientifique à un public le plus large possible, bien au-delà des jeunes qui se destinent à des carrières d'ingénieur ou de chercheur », estime-t-il. « Au sein des sciences, il faut par ailleurs redonner aux mathématiques la place centrale qu'elles ont longtemps occupée dans la formation de l'esprit critique. Les vertus de cette discipline sont incomparables pour le développement des capacités d'analyse, de synthèse, de construction et de démonstration d'un raisonnement rigoureux », assure Patrice Caine. « Face aux immenses défis que l'humanité va devoir relever à bref délai, cet engagement pour la diffusion au plus grand nombre d'une culture scientifique fondamentale me paraît être une priorité absolue. Car notre capacité à nous unir derrière la science constitue une condition indispensable pour réussir à bâtir un monde de confiance et plus harmonieux », conclut le dirigeant.

    L’Express du 30 juin

Industrie
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    Flying Whales lève 122 M€, l’Etat français entre au capital
    La startup française Flying Whales, qui vise à relancer une filière de dirigeables, annonce avoir bouclé une troisième levée de fonds, dernière étape de son cycle de financement, à hauteur de 122 M€, auprès d’un pool d’investisseurs publics et privés. De nouveaux actionnaires entrent au capital à la faveur de l’opération : l’État français, via le fonds French Tech Souveraineté, opéré par Bpifrance, et la Principauté de Monaco, via la Société nationale de financement. La Société générale, via sa filiale d’assurance, compte aussi parmi les investisseurs. « Ils rejoignent les actionnaires historiques, dont la province du Québec, qui réinvestit pour maintenir sa participation, ainsi que les actionnaires stratégiques tels qu’Aéroports de Paris, avec lequel nous prévoyons de déployer 150 bases aéroportuaires dans le monde, Air liquide, notre partenaire pour l’hélium, le gaz porteur et l’hydrogène du système propulsif, qui renforce sa participation au capital, ou encore l’Office national des forêts, tout premier client du projet », précise Sébastien Bougon, PDG fondateur de Flying Whales. La société possède désormais le budget nécessaire, soit 450 M€, pour mener à bien son projet. Le solde des capitaux a été apporté par une quarantaine de partenaires aéronautiques, dont Safran et Thales, à hauteur de 100 M€, précise Le Figaro. Les deux groupes industriels accompagnent Flying Whales dans le processus de certification de l’appareil. La Région Nouvelle-Aquitaine et un pool d’investisseurs financent la première usine d’assemblage, à quelque 45 km de Bordeaux. Flying Whales prévoit de mettre en service son dirigeable en 2026. Le premier appareil doit entrer en production en 2024.

    Le Figaro du 30 juin