Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    L’Inde et la France ont officiellement lancé la première ligne d’assemblage final d’hélicoptères H125 en Inde
    Le 17 février 2026, l’Inde et la France ont inauguré la première ligne d’assemblage final d’hélicoptères Airbus H125 en Inde. Cette infrastructure, fruit d’une coentreprise entre Airbus* et le groupe indien Tata Advanced Systems, marque une étape importante pour l’industrie aéronautique indienne et le partenariat stratégique entre les deux pays. Établie dans la ville de Vemagal, dans l’État de Karnataka, elle devrait être pleinement opérationnelle dans 24 mois avec les premières livraisons de modèles « Made in India » attendues dès 2026-2027.

    Zonebourse.com du 18 février 2026
  • Industrie
    L’aéronautique représente le mieux l’excellence de l’industrie française, selon un sondage mené pour le GIFAS auprès des Français
    Un sondage, réalisé par Cluster17 pour le GIFAS en décembre 2025 auprès d’un échantillon de 2 131 personnes, révèle que la filière aéronautique arrive à la première place des secteurs qui incarnent le mieux l’excellence industrielle française (pour 43 % des sondés), devant le luxe (24 %) et l’énergie (9 %). 21 % des Français estiment que l’aéronautique jouera un rôle majeur dans l’économie du pays au cours des dix prochaines années, devant le numérique (19 %) et la défense (12 %). En matière d’attractivité de l’emploi, le secteur, s’il reste plébiscité, souffre toutefois d’une image contrastée, liée à la perception de l’industrie en France, comme l’explique Frédéric Parisot, délégué général du GIFAS. Alors que l’aéronautique est le premier recruteur industriel en France (14 000 créations nettes d’emploi en 2024), près d’1 Français sur 2 ignore qu’elle recrute à tous les niveaux de qualification. « L’aéronautique recrute du CAP au Bac+8. Il s’agit évidemment d’un effet de la montée en cadence de la production », confirme Frédéric Parisot. « Il faut des salariés sur les lignes de montage, mais aussi pour préparer la génération suivante d’avions ».

    L’Usine Nouvelle du 18 février 2026
  • Industrie
    L’Inde noue un partenariat majeur avec Flying Whales
    Le gouvernement de l’État du Tamil Nadu (sud-est de l’Inde) et le groupe énergétique Bharat Light & Power (BLP) annoncent la mise en place d’un « partenariat stratégique » avec Flying Whales**. Il prévoit de faire de l’Inde un pôle de l’activité industrielle et commerciale de la société. Ce partenariat a été annoncé en marge du déplacement d’Emmanuel Macron en Inde. Il comprend un volet industriel, avec l’ouverture d’une usine de fabrication et d’assemblage final (FAL) en Inde ; ainsi que la création de 8 bases destinées à assurer une couverture du territoire indien. Ces bases seront pilotées par Flying Whales Services, la filiale commerciale de la société. Un 1er accord avait été annoncé préalablement entre Flying Whales et le logisticien Transport Corporation of India (TCI) en vue de réaliser une étude de marché sur l’utilisation de dirigeables pour des missions de transport de charges lourdes dans le pays. « L’Inde est un marché prometteur pour notre activité. Pays en forte croissance, il est doté de zones montagneuses, de régions enclavées peu accessibles par la route. Et il fait face à d’importants problèmes d’infrastructures au sol, dont il peut s’affranchir par la voie des airs », explique Sébastien Bougon, président fondateur de Flying Whales.

    Le Figaro du 18 février 2026
  • Industrie
    Feu vert pour le plan de sauvegarde de Segula Technologies
    Le tribunal de commerce de Nanterre a validé le plan de sauvegarde accélérée du groupe d'ingénierie Segula Technologies*, passé sous le contrôle d'Eurazeo et d'Eiffel Investment. Cyril Roger, président exécutif de Segula Technologies, a déclaré : « il s’agit d’une étape décisive pour le groupe. Grâce au soutien de nos créanciers, de l’État et de nos futurs actionnaires de référence, nous disposerons désormais d’une assise financière solide, à même de soutenir notre développement dans la durée. Nous pourrons ainsi consolider notre position de leader mondial dans l’ingénierie industrielle de pointe ». Présent dans 30 pays, le groupe emploie plus de 15 000 personnes.

    Les Echos et Electroniques du 18 février

Défense
  • Défense
    Aura Aero lance une division dédiée aux aéronefs et drones de défense
    L’avionneur toulousain Aura Aero** annonce la création d’une division défense baptisée Aura M, dirigée par Stéphane Mille. La startup déjà engagée dans le développement d’avions biplaces de formation et de voltige (gamme Integral), ainsi que d’un avion régional hybride de 19 sièges (ERA) souhaite désormais se positionner sur le marché des avions et drones militaires. Aura Aero développe notamment le drone MALE (moyenne altitude, longue endurance) Enbata, qui participe à la compétition « drones MALE low cost » lancée par la Direction générale de l’armement (DGA) au salon du Bourget en juin 2025. Le 1er exemplaire est en cours de fabrication dans l’usine de Francazal. Il devrait effectuer son premier vol à l’été ou au début de l’automne 2026.

    Challenges du 18 février 2026
  • Défense
    Thales se prépare à la massification de la production de drones
    Eric Lenseigne, vice-président Drone Warfare chez Thales*, évoque pour L’Usine Nouvelle le projet Toutatis, dernière innovation du groupe sur le segment des munitions téléopérées (MTO). Thales vise une production de 3 000 exemplaires en 2027 et jusqu’à 10 000 les années suivantes. « Nous avons analysé que nous avions des atouts à faire valoir à la fois comme experts en matière de drones et en même temps en tant que munitionnaires », précise Eric Lenseigne. « Notre positionnement, c’est la haute performance avec des charges au meilleur niveau de sécurité STANAG (norme d’interopérabilité de l’OTAN). En termes d’efficacité, nous visons un produit précis, capable de naviguer sans un expert en FPV (first person view, mode de pilotage à distance, NDLR) dans des environnements extrêmement contestés ».

    L’Usine Nouvelle du 18 février 2026
  • Défense
    Le Canada investit 82 Md$ pour sa défense
    Le Canada a lancé mardi 17 février un plan d'investissement de 82 Md$ sur cinq ans, qui doit permettre d’atteindre les objectifs de l'OTAN de 2 % du PIB consacré à la défense d'ici la fin de l'année et de 5 % du PIB d'ici 2035. Le plan prévoit un renforcement des capacités de défense sur terre, en mer et dans les airs, selon Mark Carney, le premier ministre canadien. « Nous avons trop compté sur notre géographie et sur les autres pour nous protéger », a-t-il déclaré lors d'une visite dans les locaux de CAE, entreprise spécialisée en technologies de simulation pour les secteurs de la défense et de l'aviation. « Cela a créé des vulnérabilités que nous ne pouvons plus nous permettre et des dépendances qui ne sont plus viables », a-t-il ajouté.

    Ensemble de la presse du 18 février 2026
  • Défense
    Exercice Orion 2026 : l’armée de l’Air et de l’Espace teste les nouveaux modes de combat aérien
    L’exercice interarmées et interalliés Orion 2026, mené sur la façade atlantique française depuis le 8 février, comprend une 1ère phase qui vise à conquérir la supériorité aérienne dans un espace contesté. Une quarantaine d’aéronefs français sont mobilisés, dont une vingtaine d’avions de chasse. À ces forces s’ajoutent celles d 24 pays partenaires membres de la coalition représentant une soixantaine d’avions. « D’abord, il faut acquérir du renseignement sur les vulnérabilités adverses », explique le général Marc Le Bouil, commandant de la défense et des opérations aériennes. Il s’agit de cibler les centres névralgiques ennemis, ses capacités de défense et de frappes. « Ensuite, il faut les détruire : physiquement avec des avions, des bombardements mais aussi en utilisant des actions cyber, des actions dans l’espace, pour aveugler par exemple un satellite, des missions des forces spéciales », détaille-t-il.

    Le Figaro du 18 février 2026

Espace
  • Espace
    A Toulouse, Airbus Defence and Space et Thales Alenia Space au service de Oneweb et Iris²
    Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe, et Martin Briens, secrétaire général du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, ont visité lundi 16 février les sites d’Airbus Defence and Space* et Thales Alenia Space* (TAS) à Toulouse. La production de la ligne d'assemblage finale (FAL) d’Airbus Defence and Space pour les satellites destinés à la constellation OneWeb doit débuter la semaine prochaine. « Depuis 2025, nous avons rapatrié à Toulouse l'une des deux lignes d'assemblage. Nous avons 440 exemplaires commandés et nous devrions en livrer une soixantaine cette année. En rythme de croisière, la FAL produira 16 satellites par mois, donc environ un par jour », explique Alain Frizon, directeur de l'établissement toulousain d'Airbus Defence & Space. TAS prépare quant à lui la constellation européenne de connectivité sécurisée Iris², sur un site qui emploie 2 500 collaborateurs. Le projet de fusion des activités spatiales d'Airbus, Thales et Leonardo via le projet Bromo, jalon majeur pour le spatial européen, a été évoqué lors de la visite ministérielle.

    La Tribune du 17 février 2026
  • Espace
    Entretien avec Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe
    Le ministre délégué chargé de l'Europe, Benjamin Haddad, accorde un entretien à La Tribune. Il appelle les États membres de l’UE à réaliser un effort budgétaire collectif pour accélérer le déploiement de la constellation Iris². « Cela sera au cœur des négociations du prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de l'Union européenne pour les années 2028 à 2034, pour lequel les discussions ont déjà commencé », indique-t-il. « Nous sommes, pour le moment, sur une somme de 135 Md€ pour la défense et le spatial, dont 45 Md€ rien que pour le spatial. Nous considérons qu'il faut une ambition haute sur le spatial. C'est un enjeu de souveraineté, sur les plans civil et militaire ». Le ministre affirme son soutien au projet Bromo, fusion des activités spatiales d'Airbus, Thales et Leonardo. « Je crois qu'il y a un risque industriel à ne pas le faire, avec de la fragmentation dans un marché où des acteurs d'une taille moindre se feraient de la concurrence. On soutient l'émergence d'un champion européen sur le satellite ».

    La Tribune du 18 février 2026
  • Espace
    « New Space » : la filière spatiale française, innovante et dynamique, se structure
    La filière spatiale française a vu l’arrivée, depuis une dizaine d’années, d’un écosystème de startups, de PME et d’investisseurs privés. Lancé en 2021 pour préserver la souveraineté technologique et accélérer l’innovation, le plan France 2030 consacre 1,5 Md€ au spatial, dont près d’un tiers pour les startups. Aujourd’hui en France, cet écosystème compte environ 150 sociétés, dont Absolute Sensing, HyPrSpace**, Univity, Exotrail, Latitude, Unseenlabs, Look Up**, Greenerwave**, et plus de 2 500 emplois. Le financement représente un enjeu majeur : « Quand en France, une entreprise parvient à lever avec difficulté 10 M€, aux États-Unis, elle aurait pu lever 100 M€ sur un même projet », indique Samuel Mamou, directeur de l'Alliance NewSpace France. À l’approche de la phase d’industrialisation, les besoins augmentent fortement et « l’écosystème financier français et européen n’est pas encore prêt à tout financer, malgré les incitations publiques », déplore-t-il.

    Le Parisien du 17 février 2026
  • Espace
    Sophie Adenot partagera son expérience dans l’ISS avec des radioamateurs, dans le cadre d’un projet pédagogique
    L’astronaute française va participer à un projet pédagogique baptisé « Mission : Sophie », au cours duquel des élèves d’une cinquantaine de classes de l’académie de Bordeaux pourront échanger avec elle. « Nous avons construit un pylône surélevé qui nous permet de suivre l’ISS dès qu’elle est au-dessus de l’horizon », détaille Simon Hemour, chercheur CNRS associé au projet. « C’est une manière de faire un peu de pédagogie et d’intéresser les plus jeunes à la science ». La communication devrait intervenir entre mars et avril prochain.

    Le Monde du 18 février 2026
  • Espace
    Le centre spatial de Kourou se prépare à l’arrivée des mini-lanceurs
    Au Centre spatial guyanais (CSG) à Kourou, des travaux sont en cours pour lancer dès 2026 des fusées mises au point par des startups privées, positionnées sur le créneau des micro et mini-lanceurs. Le CNES a retenu 5 startups européennes, les français Latitude et MaïaSpace (filiale d’ArianeGroup*), les allemands Isar Aeropsace et Rocket Factory Augsburg, et l’espagnol PLD Space. Une partie de l’ancien centre de lancement des fusées françaises Diamant leur est affectée ; MaïaSpace s’est quant à elle vu attribuer l’ancien pas de tir de Soyouz, abandonné par la Russie après l’invasion de l’Ukraine.

    Le Figaro du 18 février 2026