Synthèse de presse

Industrie
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    Guillaume Faury : « Nous allons atteindre la neutralité carbone en 2050 »
    Guillaume Faury, le président exécutif d’Airbus, accorde une interview à La Tribune, dans laquelle il aborde de nombreux sujets : décarbonation, industrie civile, défense, spatial… Interrogé, entre autres, sur les difficultés de la supply chain, il explique : « désormais nous sommes exactement sur notre trajectoire et je pense que cela va continuer au moins pour les mois qui viennent. La supply chain a arrêté de se dégrader. Nous avons énormément travaillé dans la profondeur de la supply chain, et nous sommes au chevet des fournisseurs qui sont le plus en difficulté ». Concernant les carburants aériens durables (SAF), il se félicite d’avoir été « entendu » : « nous l'avons vu avec les annonces du Président Emmanuel Macron, il y a deux axes principaux pour décarboner l'aviation d'ici à 2050 : la technologie et donc les avions, avec des annonces importantes sur le financement de la recherche à travers le CORAC (Conseil pour la recherche aéronautique civile) pour quatre ans, et le développement des SAF, les carburants durables pour l'aviation. Si nous le faisons correctement en termes de séquence de développement, d'entrée en service de nouveaux avions et de montée en puissance sur les SAF, nous allons atteindre la neutralité carbone en 2050 ». Le dirigeant réaffirme l’importance d’un programme d’avion hydrogène : « lorsque nous serons à l'heure des e-fuel - les biocarburants ne suffisant pas - nous aurons besoin d'une filière hydrogène vert pour les synthétiser. Et quand nous aurons cette filière, pourquoi ne pas consommer directement cet hydrogène vert ? Nous sommes convaincus que les technologies pour y arriver existent et nous sommes en train de les développer avec énormément de partenaires. Nous ne changeons pas notre objectif de mettre en service notre premier avion hydrogène en 2035 ».

    La Tribune du 17 juin
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    Patrick Daher : « Le monde entier est au rendez-vous du Bourget »
    La 54ème édition du Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace (SIAE) a ouvert ses portes ce 19 juin. Le commissaire général, Patrick Daher, en détaille les nouveautés et les enjeux pour Le Figaro. Il rappelle que le dernier salon du Bourget a eu lieu il y a 4 ans. « Nous sentons l'enthousiasme de la filière à faire de cette édition une grande fête. Tout le monde est au rendez-vous. 85 des 100 premières entreprises aéronautiques mondiales ont répondu présentes », se félicite Patrick Daher. Parmi les thèmes à l’honneur de cette édition, il détaille : « Nous en avons retenu trois. D'abord, la fête de l'aéronautique et la passion qu'elle suscite [...]. Le recrutement est aussi un fil rouge du salon, avec l'Avion des métiers, organisé avec des industriels partenaires et leurs salariés. Et avec la campagne « L'Aéro Recrute », déclinée sur tous les stands avec des équipes RH mobilisées. La filière a pour objectif de recruter 25 000 personnes cette année. Le troisième thème est essentiel : c'est celui de la décarbonation, autour de trois événements. D'abord avec l'espace « Start-Me-Up », dédié aux 300 startups venues du monde entier. Ensuite, la première exposition majeure de taxis volants électriques et hybrides jamais organisée, Paris Air Mobility. Enfin et surtout, le Paris Air Lab, où tous les acteurs de la décarbonation présentent l'état de leurs recherches ».

    Le Figaro du 19 juin
  • Industrie
    Salon du Bourget 2023 : VoltAero dévoile le prototype du Cassio 330
    VoltAero a dévoilé le premier avion électrique-hybride Cassio 330, d’une capacité de 5 places. Le prototype n°1 Cassio 330 a été présenté sur le stand de VoltAero au Salon du Bourget. Ce modèle, qui possède un moteur électrique ENGINeUS, fourni par Safran, sera le premier à entrer en service à horizon 2025. « Nous avons enclenché le processus de certification en 2021 avec pour objectif son obtention en 2024, soit un an après le premier vol prévu fin 2023. Et nous envisageons les premières livraisons en 2025 », précise Jean Botti, fondateur de VoltAero. La startup prévoit d'assembler le Cassio 330 dans une nouvelle usine bâtie près de l'aérodrome de Rochefort (Charente-Maritime). La famille Cassio devrait compter, à l’avenir, deux autres avions plus puissants : le Cassio 480 de 6 places et le Cassio 600 de 12 places. Cette famille d'avions à structure légère en aluminium pourra voler à 330 km/heure, jusqu'à 3,5 heures, soit un rayon d'action de 1 200 km. Ces appareils ciblent les marchés de l'aviation générale, privés, les taxis avions, mais aussi les vols commerciaux régionaux ainsi que d'autres missions telles que le transport de fret ou l'évacuation sanitaire.

    Air & Cosmos et Le Figaro du 19 juin
  • Industrie
    L'accord de recapitalisation de Latécoère a été homologué par le tribunal de commerce de Toulouse
    Le tribunal de commerce de Toulouse a homologué l’accord de recapitalisation de 283 M€ de Latécoère. Le groupe a aussi obtenu l'effacement de 183 M€ de prêts garantis par l'Etat (PGE), une réduction de la dette qui, précise le groupe, interviendra « à la clôture de l'augmentation de capital ». Latécoère a par ailleurs obtenu un rééchelonnement du remboursement de 85 M€ de PGE « sans amortissement intermédiaire jusqu'à l'échéance du 31 décembre 2027 ». Pour le directeur général de Latécoère, Thierry Mootz, « cet accord, qui renforce considérablement notre structure de capital, nous permet de répondre aux exigences grandissantes de croissance de nos clients ».

    La Tribune du 19 juin
  • Industrie
    Boeing prévoit, comme Airbus, un doublement de la flotte d'avions dans les 20 prochaines années
    Comme Airbus, Boeing anticipe un doublement de la flotte d'avions au cours des 20 prochaines années. Selon les projections de l’avionneur, publiées à la veille de l'ouverture du salon aéronautique du Bourget, 48 575 avions seront en service en 2042, contre 24 500 en 2022. Cela nécessitera de produire, tous constructeurs confondus, 42 595 aéronefs, dont la moitié sera consacrée au remplacement des avions actuels, et l'autre permettra d’absorber la croissance de la demande. L'Amérique du Nord absorbera 23% de ces nouveaux avions, l'Asie-Pacifique 22%, l'Eurasie 21% et la Chine 20%. Pour Darren Hulst, responsable du marketing commercial de Boeing, après la crise sanitaire qui a affecté la demande, « nous passons de la période de reprise à un retour aux fondamentaux qui sous-tendent les voyages aériens » depuis 60 ans. Il a notamment évoqué le lien entre la propension à voyager et la croissance du PIB mondial, qui devrait selon lui atteindre 2,6% par an, soit 70% sur deux décennies, ce qui devrait faire entrer 500 millions de personnes dans la classe moyenne, davantage susceptible de voyager en avion. Boeing prévoit que les compagnies low-cost vont continuer à se développer dans les 20 prochaines années et « plus que doubler de taille » même s'il s'agira d'un rythme plus faible que lors des 20 dernières années.

    La Tribune du 19 juin

Environnement
  • Environnement
    Emmanuel Macron annonce une série de mesures en faveur de la décarbonation de la filière aéronautique
    Le Président de la République, Emmanuel Macron s'est rendu, vendredi 16 juin, dans l'usine Safran de Villaroche (Seine-et-Marne) pour annoncer des mesures visant à accélérer la décarbonation de l'aviation. « Je crois profondément en l'avenir du secteur aéronautique », a-t-il déclaré. « Nous devons livrer trois batailles en même temps : la réindustrialisation, la décarbonation, la souveraineté […] Les Français doivent être les champions de l'aviation ultra-sobre ». Le président de la République a détaillé trois mesures principales. D’abord, le Conseil pour la recherche aéronautique civile (CORAC), sera doté de 300 M€ par an sur la période 2024-2030, soit un « triplement de l'effort » de la France, afin de financer des travaux dans de nouveaux matériaux plus légers, des moteurs de nouvelle génération plus économes... Le président de la République a notamment cité le projet de démonstrateur technologique RISE lancé, en juin 2021, par Safran et GE au sein de CFM International, leur société commune. Ensuite, l’Etat entend « accélérer l'aide aux acteurs émergents du secteur », comme les startups, a déclaré le président, qui cite comme exemples Beyond Aero et Elixir Aircraft. « Avec France 2030, on va mettre 200 M€ sur la table, principalement pour développer les petits avions électriques et hydrogène ». Enfin, d’importants efforts seront consacrés aux SAF. 200 M€ sont débloqués pour investir dans la filière des carburants durables. « La bataille des SAF est mondiale », rappelle Emmanuel Macron. « Au niveau européen, on s'est donné un objectif d'incorporation de 6%. Ces carburants durables sont un formidable levier de décarbonation, mais aussi de création d'emplois sur notre sol. On a sécurisé la capacité à produire en France 500 000 tonnes de carburant durables ». Le projet « BioTJet » prévoit d’implanter une usine à Lacq (Pyrénées-Atlantiques), qui produira des carburants à partir du retraitement d’huiles usagées ou de résidus agricoles ou de bois.

    Ensemble de la presse du 19 juin
  • Environnement
    Agnès Pannier-Runacher : « La décarbonation de l'aviation n'est plus un rêve »
    Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, accorde un entretien à La Tribune. Après les annonces d'Emmanuel Macron vendredi en faveur de la décarbonation de la filière aéronautique, la ministre détaille les ambitions françaises pour « capitaliser sur cette filière d'excellence qui peut se prévaloir d'une balance commerciale très favorable ». Le Président de la République a l'ambition de créer une filière de carburants durables en France, souligne-t-elle notamment. « La décarbonation du secteur de l'aviation et le lancement d'un avion vert très sobre ne sont plus un rêve. C'est en train de se mettre en place à la faveur à la fois de l'amélioration des motorisations, puisque Safran va présenter au salon du Bourget son nouveau moteur, baptisé RISE, qui doit permettre un gain de consommation de carburant de 20 à 30% par rapport au moteur déjà optimisé LEAP, mais aussi de l'utilisation de biocarburants et d'e-carburants. Une nouvelle ère s'ouvre puisque nous avons la capacité d'incorporer jusqu'à 50% de ces carburants et que les motoristes travaillent à aller au-delà. Mais aussi parce qu'en parallèle sur les normes, le projet que la France a porté au niveau européen du paquet climat a été voté. Il fixe des objectifs ambitieux d'incorporation de biocarburant et d'e-carburant dans le kérosène ». La ministre estime que les annonces qui viennent d'être faites « montrent comment en trois ans nous sommes passés d'une vision, dans le cadre de France Relance, d'investir dans l'avion à hydrogène et dans un avion qui soit le plus sobre possible à l'horizon 2035 à des projets industriels qui ont pris forme. Il y a aujourd'hui des technologies, des calendriers, des montants investis et la filière avance vite. Nous pouvons nous prévaloir d'une trajectoire crédible ». Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports, s’exprime également, dans une tribune publiée par les Echos. « L'avion est un symbole de liberté et il le restera. Mais il ne peut plus être que cela : donnons-lui un avenir d'excellence écologique, de responsabilité individuelle et de transformation collective », souhaite-t-il.

    La Tribune du 19 juin

international
  • international
    « La demande d'avions continuera de dépasser l'offre pendant cinq ou six ans » prévient le PDG de Boeing
    Le PDG de Boeing, Dave Calhoun, accorde un entretien aux Echos. Le groupe est « totalement sorti de la crise » induite par les accidents du B737 MAX et par la Covid-19, confirme-t-il, indiquant que 2023 devrait être l'année du retour à la rentabilité pour Boeing. La situation de la chaîne de sous-traitants « ne sera pas stabilisée avant la fin de l'année prochaine », prévient-il toutefois. « Certains problèmes structurels sont en passe d'être surmontés. Mais le plus gros problème est que tout le monde est en tension pour atteindre ses objectifs, sans aucune marge de manœuvre ». « Je pense que la demande d'avions continuera de dépasser l'offre pendant probablement cinq ou six ans, compte tenu de la robustesse du marché », précise le dirigeant. En ce qui concerne l’enjeu de la décarbonation, « nous présenterons au Salon du Bourget notre appareil Wisk. Il est électrique et il se trouve qu'il est également autonome. Il est destiné à remplacer les hélicoptères sur le marché des déplacements intra-urbains. Je pense qu'il volera et sera certifié d'ici 2030 ». Boeing s’est par ailleurs engagé à faire voler des avions avec 100% de SAF dès 2030, rappelle Dave Calhoun.

    Les Echos du 19 juin

Emploi
  • Emploi
    Attirer les talents, un défi pour l'aéronautique
    Lors d'une table ronde du Paris Air Forum, organisé par La Tribune le 16 juin, Alexandre Gentot, DRH de l'activité avionique de Thales, Arnaud Marfurt, président de l'ESTACA, et Clémentine Gallet, présidente de Coriolis Composites et présidente du Comité Aéro-PME du GIFAS, ont débattu des mesures à adopter en faveur du recrutement pour la filière aéronautique. Le secteur entend embaucher 25 000 personnes cette année. Pour séduire les jeunes talents, Clémentine Gallet compte, entre autres, sur l'entrée gratuite offerte aux étudiants pour le salon du Bourget, du 19 au 25 juin, et sur les animations - « Nous mettons en avant la décarbonation, à travers les nouveaux systèmes de propulsion, par exemple », explique-t-elle, ainsi que sur du job dating organisé sur les stands. La plateforme de matching d'offres et de demandes d'emploi, L'Aéro Recrute, y sera déployée par le GIFAS.

    La Tribune du 17 juin

Espace
  • Espace
    Lancement réussi du satellite SATRIA pour l’Indonésie
    Thales Alenia Space annonce que le satellite de télécommunications SATRIA (SAteliT Republik IndonesiA) a été lancé avec succès à bord d’une fusée Falcon 9 de SpaceX depuis la base de lancement de Cap Canaveral en Floride. Dédié à la réduction de la fracture numérique en Indonésie, ce satellite de télécommunications très haut débit (VHTS) est basé sur la plateforme Spacebus NEO de Thales Alenia Space et équipé d'un processeur numérique de 5ème génération. La société a également fourni deux stations de contrôle satellite (principale et de secours), ainsi que le segment sol de mission associé à la charge utile entièrement numérique. SATRIA sera le premier satellite de télécommunications à très haut débit en Indonésie et sera également le plus puissant sur la région. D’une masse au lancement de 4,6 tonnes, il opèrera en bande Ka, et sera positionné sur orbite à 146° E, pour une durée de vie de 15 ans.

    Zone-Bourse.com du 19 juin
  • Espace
    Avec Copernicus, l’Europe est en tête de l’observation de la Terre
    Le Figaro consacre un article au service européen Copernicus, grâce auquel « l’Europe est aujourd’hui le plus grand contributeur au monde de missions et de données ouvertes pour le climat, l’environnement et la météorologie », selon Simonetta Cheli, Directrice des Programmes d’observation de la Terre à L’ESA. Copernicus a annoncé, ce vendredi, que les températures moyennes mondiales relevées début juin ont été les plus chaudes jamais enregistrées pour cette période.

    Le Figaro du 19 juin

Défense
  • Défense
    L'Inde et les Etats-Unis renforcent leur coopération dans la défense
    Le ministère de la Défense indien a donné ce jeudi son feu vert à la commande de 31 drones de combat MQ-9 Reaper auprès du fabricant américain General Atomics. Le contrat devrait atteindre 3 Md€. Selon plusieurs médias, la commande sera officialisée lors de la visite aux Etats-Unis de Narendra Modi, le Premier ministre indien, attendu à Washington à partir du 21 juin. Lors de sa visite, le dirigeant devrait également signer un accord avec les Etats-Unis pour la fabrication à Bangalore de moteurs d'avions de chasse, via un partenariat entre l'américain General Electric et le constructeur national Hindustan Aeronautics Limited (HAL). L'accord porte sur les moteurs F414 Turbofan qui équipent déjà les Super Hornet de Boeing et les Tejas indiens. Il implique des transferts de technologie de la part des Américains et nécessitera donc, au préalable, l'aval du Congrès.

    Les Echos du 19 juin