Synthèse de presse

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    Thales Alenia Space réindustrialise à Toulouse la production de puces électroniques pour le spatial
    Pour regagner en souveraineté en matière d'électronique, Thales Alenia Space (TAS) a ouvert depuis un an sur son site de Toulouse une ligne de production de petites séries de circuits intégrés. Le groupe s'est allié avec la PME Synergie CAD, spécialisée dans la production de puces électroniques pour de grands acteurs en France des semi-conducteurs comme Apple, Intel, STMicroelectronics... « Ce partenariat entre notre petite société et un grand groupe comme Thales Alenia Space a vocation à favoriser la réindustrialisation en bâtissant à Toulouse une ligne européenne de référence dans le domaine de l'assemblage des puces électroniques complexes appelées communément Sipack », avance Philippe Laurent, directeur de Synergie CAD. Actuellement, la ligne de production commence à sortir les premières cartes électroniques du nouveau satellite flexible Space Inspire. « Thales Alenia Space dispose de la seule entité industrielle française capable de faire tous les produits spatiaux de A à Z, y compris l'électronique », souligne Philippe Bondeau, directeur industriel électronique de TAS. L’objectif est de produire à terme jusqu'à 100 000 cartes électroniques par an à Toulouse. L'équipement pourrait être utilisé pour la future constellation européenne Iris2 qui demandera à elle seule 5 000 pièces par an pendant 5 ans. La ligne pourrait aussi servir les besoins des acteurs du NewSpace pour équiper leurs futurs nanosatellites. Au-delà du spatial, la ligne fournira des équipements pour l'automobile, le médical, la téléphonie, etc. En un an, sur 3 000 circuits imprimés produits, seuls 500 étaient destinés au spatial.

    La Tribune du 21 septembre
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    Porté par le marché des constellations de satellites, Comat double ses installations en Haute-Garonne
    L’équipementier spatial Comat lance début 2024 le chantier d’extension de son site de Flourens, en Haute-Garonne pour accélérer la production de produits dédiés aux petits satellites. Le projet, baptisé Saturne, mobilise 8 M€ d'investissement et prévoit la construction de 1 500 m² de locaux supplémentaires, dont 700 m² de salle blanche, qui s'ajouteront aux 1 800 m² dont dispose déjà l'entreprise. Le chantier de construction devrait s'échelonner sur près de 18 mois, pour une livraison des bâtiments attendue à mi-2025. L'ensemble du programme sera opérationnel dans le courant du second semestre 2025, avec à la clef la création de 25 emplois supplémentaires d'ici fin 2025. Comat réalise des roues d'inertie qui permettent d'orienter les satellites sur leur orbite ou encore un actuateur rotatif pour l'orientation des panneaux solaires. La société a notamment décroché les marché des roues d'inertie et des antennes déployables pour la constellation de 25 nano-satellites de Kinéis, destinée à fournir des services d'Internet des objets (IoT). Plusieurs contrats de partenariats sont également signés avec des acteurs du NewSpace, dont Hemeria et Anywaves. Les équipes de Comat mettent actuellement au point de nouvelles roues d'inertie dédiées à des petits satellites de 100 à 500 kg, dits smallsats, dont le marché, tiré par la dynamique des nouvelles constellations, est en très forte croissance. « L'extension de nos installations doit nous permettre de faire face à des cadences attendues de l'ordre 150 par mois à horizon 2026 », précise Ludovic Daudois, directeur général de Comat. Avec un effectif de 105 salariés, l’équipementier a réalisé un chiffre d'affaires de 14 M€ en 2022 (contre 11 M€ en 2021), dont 40% en produits propres. La société espère atteindre les 25 M€ de chiffres d’affaires à l’horizon 2025.

    L’Usine Nouvelle du 21 septembre
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    Focus sur Share My Space, la startup française de la surveillance spatiale
    Le marché de la surveillance spatiale devrait croitre de 50% d’ici 2030, passant de 4 à 6 Md$. Avec des satellites toujours plus nombreux et des débris toujours plus menaçants, les acteurs militaires et désormais commerciaux du spatial veulent être avertis suffisamment tôt pour réaliser une manœuvre d’évitement. La startup française Share My Space, qui compte plus de 25 salariés, s’est positionnée dès 2017 sur ce créneau. Elle revendique une quinzaine de clients, et a déjà obtenu le soutien d’acteurs prestigieux du secteur comme le CNES, l’Agence spatiale européenne (ESA), l’agence de l’innovation de Défense, etc. Son chiffre d’affaires annuel avoisine les 2 M€, et Share My Space revendique avoir généré de l’ordre de 12 M€ de rentrées d’argent à travers différents contrats et financements. La startup a développé sa propre technologie pour réaliser un catalogue des objets spatiaux ainsi qu'un service d’alerte en cas de risques de collision. Elle s’appuie sur les données de ses 4 stations terrestres optiques, constituées de télescopes à grand champ. De quoi détecter des objets de l’ordre de 10 cm évoluant en orbite basse. Pour affiner ses prévisions, Share My Space s’appuie également sur les données en accès libre et fournies par des partenaires. Pour affronter la concurrence internationale (Leolabs aux Etats-Unis), mais aussi française et européenne (Safran et ArianeGroup), Share My Space veut accroître sa couverture du ciel, détecter des objets plus petits et augmenter la fréquence d’observation des objets surveillés. Pour cela, 5 nouvelles stations optiques d’ici 2024 viendront renforcer son réseau de surveillance d’ici 2024. Pour financer ces développements et accélérer sur le plan commercial, notamment grâce à l’ouverture d’une filiale aux Etats-Unis, la société prévoit de réaliser une levée de fonds entre 5 et 10 M€ d’ici la fin de l’année. La société souhaite doubler ses effectifs pour atteindre une cinquantaine de salariés dans les 2 prochaines années.

    L’Usine Nouvelle du 21 septembre

Défense
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    Airbus livre le 1er C295 à l'Inde
    Airbus a officiellement remis à l'armée de l'Air indienne (IAF), le premier des 56 C295 destinés à remplacer sa flotte vieillissante d'Avros-748. Le C295, en configuration transport quittera le site de production d'Airbus à Séville, en Espagne, pour Delhi, en Inde, dans les prochains jours, piloté par un équipage commun IAF-Airbus. Les 16 premiers C295 des 56 appareils en commande seront assemblés sur le site de San Pablo Sur à Séville, en Espagne, le 2ème appareil devant être livré en mai 2024 et les 14 suivants déployés au rythme d'un par mois jusqu'en août 2025. « Il y a seulement 2 ans, nous avons signé ce contrat avec l'Inde, la plus grosse commande de l'histoire du C295. Aujourd'hui, nous renforçons les capacités de l'armée de l'Air indienne et modernisons sa flotte de transport en livrant le 1er appareil dans les délais prévus », a déclaré Jean-Brice Dumont, responsable des systèmes aériens militaires d'Airbus.

    Aeroweb du 21 septembre
  • Défense
    L'Autriche choisit le C-390 d'Embraer pour remplacer ses C-130 Hercules
    Le ministère de la Défense autrichien a annoncé le 20 septembre qu'il avait opté pour le C-390 Millennium d'Embraer pour remplacer ses C-130 Hercules. Il a ajouté que tout serait dorénavant planifié en tenant compte de l'intégration de l'appareil brésilien de transport tactique. Si les négociations aboutissent, l'Autriche acquerra 4 exemplaires de l'appareil pour sécuriser la disponibilité de la flotte, le 1er pouvant être livré en 2026 ou 2027. « Depuis 2003, les 3 Hercules ont accompli de nombreuses missions et ont toujours été un appareil de transport fiable pour nos soldats. Il est désormais temps que le C-390 d'Embraer remplace le C-130 », explique la ministre de la Défense, Klaudia Tanner. Les appareils avaient été acquis d'occasion et cumulent aujourd’hui 56 ans de service, dont 20 au sein de l'armée autrichienne, et leur maintenance était devenue trop importante et trop coûteuse. Le ministère souligne que le coût d'acquisition d'un C-390 se situe entre 130 et 150 M€. Pour réduire au mieux l'impact financier du renouvellement de la flotte de transport tactique, il indique par ailleurs qu'il va étudier les coopérations possibles avec les opérateurs et futurs opérateurs du C-390 (Brésil, Portugal, Hongrie, Pays-Bas) pour dégager des synergies, notamment dans le domaine de la formation.

    Le Journal de l’Aviation du 21 septembre

Environnement
  • Environnement
    Blue Spirit Aero présente son projet d’avion à hydrogène, le Dragonfly
    La startup française Blue Spirit Aero compte faire voler en 2024 un avion de 4 places fonctionnant à l’hydrogène et destiné aux écoles de pilotage. Créée en 2020 et implantée entre la région parisienne et Toulouse, son objectif est d’obtenir la certification en 2026 de son Dragonfly, un appareil destiné à former de futurs pilotes. Alors que la flotte d’avions d’aéroclubs est en fin de vie et que 600 000 pilotes commerciaux seront à former dans les 20 prochaines années dans le monde, les débouchés commerciaux bien réels, estime le fondateur de Blue Spirit Aero, Olivier Savin. Le Dragonfly comptera sur chaque aile 6 moteurs électriques, soit 12 au total, chacun alimenté par une pile à combustible à hydrogène. Cette propulsion distribuée sur 12 moteurs permet de garantir la robustesse de l’appareil, capable de voler avec 8 de ses moteurs en panne. L’hydrogène permettra une autonomie 3 fois plus importante qu’avec des batteries électriques. « Le vol zéro-émission et longue distance est réalisable en repensant l’approche actuelle pour la propulsion. Blue Spirit Aero est convaincu que l’hydrogène associé aux piles à combustible est la meilleure solution pour son segment de marché : longue distance, temps de recharge rapide, zéro-émission et signature sonore faible », souligne la startup. Pour Olivier Savin, le Dragonfly constitue une « première brique vers l’introduction d’avions à hydrogène par Airbus ou Boeing ». Une fois son projet finalisé, la startup française a l’ambition de développer des avions régionaux de 6 places, puis de 14 places.

    Air Journal du 21 septembre

Innovation
  • Innovation
    ColibriTD veut apporter le calcul quantique au secteur de l’aéronautique et de la Défense
    La startup francilienne ColibriTD a levé 1 M€ d’euros auprès du fonds allemand Earlybird-X le jeudi 14 septembre, avec pour objectif de développer une plateforme logicielle vouée à faciliter l’accès au calcul quantique, aux industriels de l’aéronautique et la Défense. Fondée en 2019, elle s’appuie sur une équipe de 8 chercheurs et espère en compter le double d'ici à la fin de l’année. Le projet Vulcain lui a déjà rapporté quelques centaines de milliers d’euros, financés par l’Agence de l’innovation de défense. Mené avec l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (Onera) et Eviden, ce projet de R&D vise à simuler les phénomènes de combustion. La startup mène en parallèle un autre projet, avec la Région Île-de-France, sur la dynamique des fluides. « Le secteur aéronautique va investir 400 Md€ dans sa décarbonation d’ici 2027, observe Laurent Guiraud, le cofondateur de ColibriTD. La filière ne va pas tout mettre dans le quantique, mais elle a besoin de technologies disruptives ». « Dans 18 mois, il devrait y avoir des premiers cas d’usages sur les matériaux, leur chimie et leur déformation, anticipe-t-il. Ils ne permettront pas d’aller beaucoup plus vite, mais d’avoir une bien meilleure empreinte environnementale : l’idée n’est pas de calculer 10 fois plus vite, mais de diviser par 10 voire 100 la consommation énergétique des calculs ». Le principal défi de la startup va être désormais de recruter et de trouver les profils adéquats au développement de sa solution.

    L’Usine Nouvelle du 21 septembre

Emploi
  • Emploi
    Tarmac Aerosave organise un grand job dating à Toulouse
    Tarmac Aerosave organise un grand job dating le vendredi 22 septembre, sur le site d’Aeroscopia, à Blagnac, près de Toulouse. « Alors que le transport aérien a retrouvé une forte croissance, ce dynamisme se répercute sur l’activité des ateliers de maintenance », indique Tarmac Aerosave, qui précise « connaître une importante demande pour des visites de maintenance et des opérations de remises en service, tout en devant assurer la maintenance des avions stockés ». Le groupe a récemment remis en vol son 1 000ème avion et aura dépassé les 100 avions livrés en 2023. Parallèlement, Tarmac Aerosave étend ses capacités et pousse ses murs, avec la construction de nouveaux parkings et hangars sur ses 3 sites. C’est donc pour faire face à l’essor de son activité que l’entreprise poursuit sa campagne de recrutement entamée en 2022, en organisant son second job dating. Pour les 30 postes à pourvoir Le groupe recherche 2 types de profils en particulier : des techniciens et des mécaniciens aéronautiques.

    Actu Toulouse du 21 septembre

Industrie
  • Industrie
    Photonis veut grandir dans le civil et se rebaptise Exosens
    La société française Photonis, leader mondial de la détection et de l’imagerie, prend un virage stratégique avec le soutien de son actionnaire, le fonds d’investissement européen HLD. Auparavant mis en vente par son propriétaire, le fonds Ardian, Photonis était convoité par l’américain Teledyne, ce qui avait provoqué le refus de l’offre du ministère de l’Economie. HLD en a alors fait l’acquisition en juillet 2021, sa 2ème opération dans le secteur de la Défense, après la prise de contrôle de Rafaut en 2018. 2 ans plus tard, Photonis a enrichi son portefeuille de technologies et de produits, en menant une politique de croissance externe dynamique. Dans quelques semaines, la société prévoit de finaliser l’acquisition de la pépite canadienne Telops, spécialiste des caméras infrarouges et systèmes d’imagerie hyperspectrale de haute performance. Sa 4ème opération en moins de 24 mois après le rachat de l’allemand ProxiVision (solutions de détection ultraviolet), du belge Xenics (imageries infrarouges) et de l’israélien El-Mul (détecteurs de particules électroniques ou ioniques). Afin d’incarner ses nouvelles ambitions de fournisseur de technologies critiques, la société change de nom et se rebaptise Exosens. Les 4 marques de la société continueront toutefois à exister, Photonis restant la référence sur le marché de la Défense, avec notamment ses technologies d’amplification de la lumière et de vision nocturne. L’objectif est maintenant d’équilibrer le chiffre d’affaires entre le militaire et le commercial. La société de 1 500 personnes vise un doublement de ses ventes d’ici à 5 ans, après les avoir déjà multipliées par 2 depuis 2021, à 300 M€.

    Ensemble de la presse du 21 septembre
  • Industrie
    CFM confirme que jusqu’à 96 avions seraient concernés par les pièces frauduleuses
    Le constructeur de moteurs CFM International a annoncé mercredi 20 septembre que jusqu'à 96 avions de ligne pourraient être mis hors service pour des contrôles car embarquant potentiellement des pièces frauduleuses. Le fournisseur britannique AOG Technics est soupçonné d'avoir fourni des documents falsifiés de certification accompagnant des pièces à l'origine inconnue pour la maintenance de moteurs vendues à Airbus et Boeing pour des A320 et des B737 NG d'ancienne génération. Il s'agit des moteurs CFM-56 qui ont été produits à 34 000 exemplaires. Matthew Reeve, avocat de CFM, a déclaré qu'AOG Technics s'était engagé dans un « stratagème délibéré, malhonnête et sophistiqué visant à tromper le marché avec des documents falsifiés sur une échelle industrielle ». L'agence européenne de sécurité aérienne (EASA) exige désormais que les compagnies aériennes inspectent « leurs archives pour déterminer si des pièces d’appareils ou de moteurs ont été obtenues auprès d’AOG Technics, directement ou indirectement ».

    BFMTV du 21 septembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Vietnam Airlines commande 50 B737 Max
    Vietnam Airlines a annoncé son intention d’acquérir 50 B737-8. Cette déclaration coïncide avec la visite du président américain Joe Biden au Vietnam dans le cadre de discussions portant sur le commerce et le renforcement des relations diplomatiques entre les États-Unis et le Vietnam. S'appuyant sur la longue collaboration de Boeing avec l'industrie de l'aviation civile vietnamienne, la flotte de B737 Max de la compagnie aérienne contribuera à l'ambition nationale de devenir une plaque tournante de l'aviation. La demande croissante d'avions monocouloirs a poussé Vietnam Airlines à acquérir 60 appareils supplémentaires d'ici 2030 et environ 100 appareils d'ici 2035, dont le B737 Max. La compagnie exploite une flotte de 100 avions, dont 65 appareils monocouloirs, desservant 97 routes vers 21 destinations domestiques et 29 destinations internationales. La famille Boeing MAX est exploitée par 70 compagnies aériennes à travers le monde, totalisant plus de 1 150 appareils en service.

    Aeroweb du 21 septembre
  • Aviation Commerciale
    La Chine aura besoin de 8 560 appareils d'ici 20 ans
    Boeing vient d’estimer à 8 560 appareils le besoin du marché chinois pour les 20 prochaines années, soit 20% de la demande mondiale sur la période. L'avionneur américain explique que la forte demande sur le marché intérieur, qui a rapidement retrouvé son niveau pré-covid, et la croissance économique de la Chine, qui reste supérieure à la moyenne mondiale malgré ses difficultés, vont porter cette croissance de l'aviation dans le pays. La flotte chinoise devrait ainsi doubler d'ici 2042, pour frôler les 9 600 appareils en service. Ainsi, 6 470 monocouloirs pourraient être livrés d'ici là, aux côtés de 1 550 gros-porteurs. A cela s'ajoutent 350 avions régionaux et 190 avions cargo. Selon Boeing, un tiers de ces nouveaux appareils sont destinés au renouvellement de la flotte. La Chine aura notamment besoin de recruter massivement pour intégrer 134 000 pilotes, 138 000 techniciens et 161 000 membres du personnel navigant commercial. Ainsi, entre les activités de maintenance, de formation et de production de pièces détachées, le secteur devrait dépenser 675 Md$ pour les services sur 20 ans.

    Le Journal de l’Aviation du 21 septembre