Synthèse de presse

Espace
  • Espace
    Expleo présente sa nouvelle salle blanche à Toulouse
    A quelques jours du Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace de Paris-Le Bourget, le groupe d'ingénierie Expleo présente sa nouvelle salle blanche ouverte à Toulouse, grâce à laquelle il veut se positionner sur le marché des nanosatellites. « Notre ambition est de monter en expertise pour nous positionner comme un acteur majeur sur le créneau des petits CubeSat, de 1 à 12 U*», explique Julien Bessas, responsable des activités spatiales chez Expleo à Toulouse. Expleo, qui compte 17 000 personnes dans le monde, 1,5 Md€ de chiffre d'affaires en 2022, est déjà très présent en Occitanie avec près de 1 700 salariés. Le groupe a choisi de s'engager aux côtés de Sotrem SEO, une PME locale de 80 salariés, pour monter en puissance sur le sujet. Ils exploiteront ensemble cette nouvelle salle blanche de 300 m2 au sein du site de Sotrem SEO, à Colomiers. Le projet a été soutenu à hauteur de 725 000 € par l'Etat, au titre de France Relance. Outre l'aménagement des 300 m2 de la salle blanche, la PME compte consacrer 1 M€ d'investissements sur la période 2022-2023 en matériels de contrôle, de tests, d'assemblage et d'intégration. Un 1er instrument, baptisé ENSO (Nanosatellite Expleo pour l’Observation des Irradiations Solaires), un petit CubeSat 1 U vient d'être livré au Centre spatial universitaire de Montpellier. Son lancement est prévu fin 2023. Expleo conduit aussi le projet HydroSat, en coopération avec l’État de Djibouti, destiné à recueillir les données de stations météorologiques locales. Enfin, les équipes toulousaines d'Expleo viennent de mettre au point ExpleoLissa, une nouvelle suite logicielle conçue pour être reconfigurable durant sa mission. Le groupe prévoit 2 000 recrutements en France en 2023, dont 550 pour renforcer ses équipes en Occitanie.

    L’Usine Nouvelle et La Tribune du 12 juin

Défense
  • Défense
    MBDA inaugure son « Missile Engineering Center » aux Émirats arabes unis
    Le missilier européen MBDA a officiellement inauguré un centre d'ingénierie à Abou Dhabi le mardi 6 juin. Le « Missile Engineering Center » est le fruit d'une coopération entre MBDA et l'autorité émiratie Tawazun. Annoncé en 2019, ce centre d'ingénierie aux Émirats arabes unis est le premier du genre pour MBDA en dehors de l'Europe. Son objectif est notamment d'établir une base pour le développement de nouveaux systèmes de missiles. Une équipe conjointe d'ingénieurs de Tawazun Technology Innovation et de MBDA travaillent d'ailleurs déjà sur la prochaine génération de la famille Smart Weapons du missilier. Tawazun et MBDA s'étaient déjà rapprochés en février 2021 pour coopérer dans le domaine des armes guidées intelligentes, en particulier sur les SmartGlider.

    Le Journal de l’Aviation du 12 juin
  • Défense
    L’OTAN organise un exercice aérien majeur dirigé par l'Allemagne
    L'OTAN mène, à partir de lundi 12 juin au-dessus du ciel allemand, le plus vaste exercice de manœuvres aériennes de son histoire. Baptisée « Air Defender 23 », cette opération dont le commandement est assuré par l'Allemagne va mobiliser durant 12 jours 250 avions et hélicoptères de combat, dont 100 avions américains, et 10 000 soldats issus de 25 pays. C’est l’Allemagne qui fournira la 2ème plus importante flotte d'avions. Selon le général Ingo Gerhartz, chef de l'armée de l'air allemande, l'exercice « purement défensif » avait été décidé en 2018, en partie en réponse à l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014. L'actualité de la guerre en Ukraine lui donne cependant un nouveau relief : elle envoie un signal fort de la détermination de l'Alliance transatlantique. Air Defender 23 doit, dans ce contexte, démontrer l'agilité et la rapidité des forces aériennes de l'Alliance, quelle que soit la complexité de l'opération. En faisant voler 23 avions différents au cours de près de 2 000 vols qui pourront aller jusqu'en Estonie et en Roumanie, l'OTAN veut renforcer l'interopérabilité de ces différents systèmes. La base aérienne de Wunstorf près de Hanovre en Basse-Saxe constituera le centre logistique de l'exercice, à l'appui de 4 autres bases allemandes et de 2 autres aux Pays-Bas et en République tchèque.

    Ensemble de la presse du 12 juin
  • Défense
    L'Azerbaïdjan choisit le C-27J Spartan de Leonardo
    L'Azerbaïdjan a signé un contrat avec l'industriel italien Leonardo le 8 juin pour acquérir des avions de transport C-27J Spartan. Ils seront livrés dans la nouvelle configuration de l'appareil, à savoir le C-27J Spartan Next Generation, lancé il y a 3 ans. 4 exemplaires pourraient figurer dans ce contrat. Une délégation azerbaïdjanaise était en Italie pour la signature du contrat en présence de représentants des ministres de la Défense des 2 pays. Cet accord fait partie du vaste programme de modernisation des forces armées azerbaïdjanaises, « qui se tournent de plus en plus vers les produits de l'industrie italienne » selon Leonardo. La flotte d'avions militaires de transport de la force aérienne azerbaïdjanaise est composée aujourd'hui de 2 Iliouchine Il-76.

    Le Journal de l’Aviation du 12 juin

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Les prix des billets d’avion resteront élevés dans la durée
    Les prix élevés des billets d’avion risquent de s’installer dans la durée, malgré la baisse récente des cours du pétrole, s’accordent à dire professionnels et experts du secteur aérien. Alors que les compagnies aériennes s’attendent à retrouver quasiment le nombre de passagers d’avant-crise, les prix continuent d’augmenter. En France en avril, il fallait débourser en moyenne 32,6% de plus que 4 ans plus tôt pour le même trajet en avion, selon la DGAC. Cette hausse atteignait même 51% pour voler vers l’Asie-Pacifique. Aux Etats-Unis, l’indice des prix des billets d’avion publié par la Réserve fédérale de Saint-Louis montre quant à lui une hausse de 11% entre les mois d’avril 2019 et avril 2023. Les cours du kérosène ont pourtant connu une accalmie, après le pic atteint avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie début 2022. L’Association internationale du transport aérien (IATA) estime même qu’ils descendront à 98,5 $ le baril cette année, contre 135,6 $ l’année dernière. Mais au-delà du carburant, ce sont les coûts de la main-d’œuvre, qui sont en train d’augmenter observent les économistes de l’IATA. Cette hausse tient aussi à la demande de sièges qui augmente plus vite que le nombre d’avions disponibles. Malgré leurs carnets de commandes parfois pleins jusqu’à la fin de la décennie, les fabricants d’avions peinent à atteindre leurs objectifs de livraisons en raison de pénuries de pièces ou de matériaux chez leurs fournisseurs. Enfin, ces tarifs ne semblent pas avoir entamé la demande de voyages jusqu’à présent, conclut l’IATA, qui ne voit pas de décrue des prix avant l’horizon 2040.

    La Voix du Nord du 12 juin
  • Aviation Commerciale
    Airbus modernisera les cabines des A350 d’ITA Airways
    ITA Airways a signé un accord de rénovation cabine avec Airbus Services pour moderniser 6 A350-900. Les appareils accueilleront pour la première fois une classe économique premium dans une configuration en « 2-4-2 ». Ce projet permet d'harmoniser le produit long-courrier ITA Airways en le rendant proche des nouveaux A330neo qui arrivent dans sa flotte. Les deux types d'appareils disposeront ainsi d'une configuration cabine quadriclasse : Business, Premium Economy, Comfort Economy et Economy. Outre l'installation des nouveaux sièges, la mise à niveau impliquera l'installation connexe d'un galley supplémentaire, les cloisons de classe, l'adaptation des rangements, les tapis, les rails de siège, le câblage et un nouveau zonage d'éclairage. Les unités de service aux passagers seront également reconfigurées, y compris l'oxygène, les liseuses et la ventilation. Airbus effectuera également les calculs de charge technique nécessaires pour la nouvelle disposition ainsi que la mise à jour des manuels de masse et centrage de l'avion. Le projet et la livraison des 6 appareils modernisés seront achevés au milieu de l'année prochaine, précise Airbus.

    Le Journal de l’Aviation du 12 juin

Industrie
  • Industrie
    Latécoère annonce une nouvelle recapitalisation
    Handicapé par un manque de diversification dans les aérostructures, l'équipementier Latécoère, qui affronte une mauvaise passe financière avec une dette de près de 300 M€, est parvenu à mettre sur pied une restructuration financière. Elle passera d’abord par une augmentation de capital, de la part de son actionnaire majoritaire, Searchlight Capital Partners, pour un montant minimum de 100 M€. Le plan prévoit également un prêt immédiat de 45 M€ accordé par ce fonds de capital-investissement. En contrepartie, l’équipementier aéronautique va obtenir une réduction de sa dette de 183 M€ de la part de l’État et de la Banque européenne d’investissement.

    L’Usine Nouvelle du 12 juin
  • Industrie
    Satair devient le distributeur exclusif des produits électroniques de cabine d'Airbus
    Satair a signé un accord avec Airbus Operations GmbH - Cabin Electronics, faisant de Satair le distributeur exclusif des produits d'électronique de cabine d'Airbus, comprenant les panneaux d'assistant de vol et les unités de service aux passagers, le système clé de la cabine de l'avion qui permet de gérer l'éclairage de la cabine, les fonctions du système de service aux passagers, les signaux EVAC (évacuation), l'interphone de la cabine et la surveillance du système de la cabine. Le nouvel accord élargit une relation commerciale existante avec Airbus Operations GmbH. Satair a une longue expérience des services aux compagnies aériennes et aux MRO pour tous leurs besoins en matière de gestion du matériel et de services. Satair a également annoncé la signature d'un accord pluriannuel avec CTT Systems, qui étend ses droits de distribution exclusive au niveau mondial pour les tampons humidificateurs de l'A350 et le système de contrôle actif de l'humidité de la cabine pour les avions commerciaux et VIP. Dans le cadre de ce nouvel accord, Satair devient le distributeur agréé de la gamme complète des produits CTT pour tous les programmes d'avions concernés.

    Le Journal de l’Aviation du 12 juin

Médiation
  • Médiation
    Emmanuel Macron se rendra au Salon du Bourget sur le thème de la souveraineté industrielle et de la décarbonation
    Emmanuel Macron entend renforcer la souveraineté industrielle et mettre l’accent sur les sujets de décarbonation pour sa visite au Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace de Paris-Le Bourget. « La bataille pour la réindustrialisation est clé sur le plan économique, est clé sur le plan géopolitique, est clé sur le plan politique et sur l’unité de la nation », a-t-il insisté lors de la présentation de ses objectifs le 11 mai dernier. Avant de se rendre au Bourget, le Président de la République fera étape, sur le thème de la souveraineté technologique, au Salon Vivatech, consacré à l’innovation et aux startups, le mercredi 14 juin. Au Bourget, le Président compte présenter les avancées faites par le secteur en matière de décarbonation et les atouts de la France pour y parvenir. L’événement sera l’occasion de dévoiler des projets de révolutionner la mobilité aérienne. « La course est lancée », constate l’Élysée qui veut expliquer « où en est la France dans cette compétition » et « comment on réussit la décarbonation ».

    La Croix du 12 juin

Environnement
  • Environnement
    « On peut réduire nos émissions de CO2 sans punir les Français », selon Ferghane Azihari
    L’essayiste Ferghane Azihari publie une tribune dans Le Figaro où il explique que l’écologie dite « punitive » ne permettra pas de lutter efficacement contre le changement climatique. Jean-Marc Jancovici a récemment défendu un système de rationnement de trajets en avion, ce que l’auteur de la tribune considère comme une obsession pour des « mesures sacrificielles à impact nul ». « Cette attitude contrevient aux enseignements que l’économie de l’environnement met à disposition des sociétés qui souhaitent lutter contre le changement climatique le plus rapidement, sincèrement et efficacement possible, c’est-à-dire en minimisant les sacrifices infligés à la collectivité » précise-t-il. Le but n’est effectivement pas de comprimer tous les secteurs à n’importe quel prix, mais de réduire les émissions totales le plus vite possible en infligeant le moins de ¬sacrifices à la collectivité. Ainsi, les économistes de l’environnement ont inventé la notion de « coût d’abattement » pour évaluer la rentabilité écologique d’une action. Or, l’aviation est une industrie difficile à décarboner, car elle génère beaucoup de valeur ajoutée en réduisant les distances, et en stimulant un tourisme qui figure parmi les principales sources de revenus dans beaucoup de pays. Un rationnement de l’aérien infligerait un coût d’abattement de 5 000, 10 000 ou 20 000 € par tonne de CO2 évitée, quand le GIEC suggère qu’on peut diminuer les émissions de moitié sur le court terme avec des mesures qui coûtent moins de 100 $ la tonne. Les secteurs à coûts d’abattement faibles, et donc plus « faciles » à décarboner, se situent dans les pays du Sud. « Pour un Européen, il est infiniment plus rentable sur le plan écologique d’investir en Inde pour l’aider à décarboner son électricité que de détruire l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle », explique Ferghane Azihari. « Il est ainsi plus raisonnable de miser sur la coopération d’une multitude d’entrepreneurs et d’industriels qui ont tout à perdre ou à gagner selon la compétitivité de leurs solutions » poursuit-il. Enfin, il rappelle que la décarbonation est le grand chantier du XXIème siècle, et qu’il ne faut pas sous-estimer la masse d’épargne et de capitaux nécessaire. « Nous avons besoin d’une société civile et de médias forts, qui manient les bons indicateurs, identifient les actions prioritaires, et qui sont intraitables avec le greenwashing et l’écologie des petits gestes », conclut-il.

    Le Figaro du 10 juin
  • Environnement
    Le secteur aérien mise sur les carburants durables pour se décarboner
    Pour atteindre l’objectif ambitieux du zéro carbone en 2050, la filière aéronautique travaille sur les carburants durables ou SAF (Sustainable Aviation Fuel), qui constituent un outil majeur de décarbonation des émissions de CO2 du secteur de l’aviation. Les règles de l’utilisation de ces carburant durables et leurs objectifs ont été fixés en avril, après un accord entre la Commission européenne, le Conseil de l’Union Européenne, et le Parlement européen. Dans le réservoir des avions de ligne, on trouvera donc 2% de ces carburants, puis 6% en 20230, 20% en 2035, 42% en 2045 et enfin 70% en 2050, date à laquelle le transport aérien s’est engagé à atteindre la neutralité carbone. Concrètement, les SAF sont une famille de solutions technique pour fabriquer du carburant avec du carbone prélevé dans l’environnement : déchets organiques agricoles, ou encore huiles de cuisson. La filière aéronautique investit d’ores-et déjà massivement dans ces nouveaux carburants, qu’elle juge être la solution la plus efficace pour sa décarbonation, à court terme. L’aviation d’affaires atteint des taux d’incorporation de 30% actuellement, chez Dassault Aviation, les Falcon sont déjà capables de voler avec un mélange comprenant jusqu’à 50% de SAF. Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, se félicite de cette avancée technologique : « Le secteur de l’aviation d’affaires a été le 1er à adopter les SAF dans de telles proportions et en est l’un des principaux défenseurs ». Le reste de la filière est confiante : le motoriste Safran est également en pointe dans ce domaine, tous ses moteurs d’hélicoptères sont déjà certifiés pour utiliser jusqu’à 50% de SAF. Chez Airbus, l’A321neo est actuellement en test avec 100% de SAF. Toutes les solutions autour des carburants durables seront à retrouver au Paris Air Lab lors du Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace de Paris-Le Bourget du 19 au 25 juin.

    Le JDD du 11 juin