Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Nexteam rachète le groupe ATG
    Nexteam, spécialiste de la fonderie, de l’usinage et de la tôlerie dans le secteur aéronautique, dont le siège est à Marmande, a racheté le groupe ATG, un sous-traitant en tôlerie et câblage. Nexteam, qui prévoit un chiffre d’affaires de 300 M€ en 2023, espère que l’accord passé le lundi 17 juillet avec ATG groupe lui permettra de développer sa branche « Sheet-metal » (tôle). « La finalisation de ce rapprochement s’inscrit aussi dans notre stratégie de consolidation au service de la complémentarité de savoir-faire », assène Ludovic Asquini, président du groupe Nexteam, qui emploie 2 000 personnes en Autriche, France, Maroc, Pologne, Portugal, Roumanie, Suède et Tunisie. Thierry Camerin, président du groupe ATG, salue lui aussi ce rachat : « Intégrer le groupe Nexteam va booster fortement notre développement tout en renforçant nos expertises techniques. La complémentarité de nos activités et métiers est un des atouts majeurs pour relever nos défis à venir ».

    Sud-Ouest du 18 juillet
  • Industrie
    « Ecotitanium ne fonctionne encore qu'à 20% de sa capacité », explique Bruno Durand, président d'Aubert & Duval
    Ecotitanium, l'usine de recyclage du titane pour l'aéronautique d'Aubert & Duval, située à Saint-Georges de Mons, dans le Puy de Dôme, connaît encore des difficultés opérationnelles. Le nouveau président du groupe métallurgique, Bruno Durand, explique dans une interview à L'Usine Nouvelle se donner 3 ans pour la redémarrer, alors que les grands groupes aéronautiques et de défense cherchent à réduire leurs dépendances au titane russe. La plupart des pièces en titane étaient réalisées par le russe VSMPO, qui dispose d’une forge équivalente, essentiellement des pièces pour train d’atterrissage. « Nous avons déjà livré 3 pièces la semaine dernière », note Bruno Durand. Ecotitanium fabrique des lingots avec des copeaux de titane, à hauteur de 70% environ et d’éponges de titane. Une technologie appelée PAM, qui utilise un flux de plasma pour faire fondre le métal, est alors utilisée. Il ne reste plus qu’à disposer des copeaux et d’une bonne maîtrise du processus. L’usine, qui a été mise sous cocon pendant la crise du Covid, a connu des pertes de compétences. « Les besoins en titane de l’industrie souveraine en France représentent environ 2 500 tonnes, donc nous pouvons jouer un rôle sur cet enjeu de souveraineté. Mais pourra-t-on remplacer les 40 000 tonnes produites par VSMPO ? Non, les volumes n’ont rien à voir. Au total, nous avons une capacité de production avec UKAD de 5 000 tonnes de billettes, entre les lingots achetés au Kazakhstan et ceux d’Ecotitanium », précise le dirigeant. Par ailleurs, si la majorité des approvisionnements vient du recyclage, la plupart des déchets part aux Etats-Unis. « Nous sommes en train de nous mettre d’accord avec Safran et Airbus » assure Bruno Durand, qui souhaite produire exclusivement pour des « industries de souveraineté ». Les matériaux du futur sont liés à la décarbonation et à la souveraineté. Ecotitanium possède un contrat avec Safran et la DGA afin de développer de nouveaux alliages pour les moteurs du futur. « Nous voulons nous développer sur les métaux pour les roulements et les transmissions. Il y aura 2 à 3 fois plus de roulements dans les nouveaux moteurs d’avions, donc il faudra des alliages avec une très forte résistance en surface » explique-t-il.

    L’Usine Nouvelle du 18 juillet
  • Industrie
    Des spécialistes de l'usinage mécanique axonais accueillis au Salon du Bourget 2023
    4 entreprises industrielles du sud de l'Aisne, 3Axes, DSM-MECA, STOD et UMA, ont participé pour la 1ère fois au 54ème Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace de Paris-Le Bourget, qui s'est déroulé du 19 au 25 juin. Ces PME familiales spécialisées dans différentes branches de l'usinage mécanique et du travail des métaux, telles que la tôlerie, l’emboutissage, l'usinage de précision, le décolletage et l'usinage grande longueur de profilés aluminium, ont saisi l’opportunité de pénétrer davantage le marché de l'aéronautique et d’offrir une gamme complète de services aux acteurs clés du secteur. Leur présence collective sur le pavillon des Hauts-de-France lors de l’événement a permis aux donneurs d'ordres de découvrir leurs expertises et leurs capacités. 3Axes, DSM-MECA, STOD et UMA avaient pour objectif de renforcer leurs connaissances du marché de l'aéronautique et d'établir des partenariats. Ces entreprises sont en mesure de proposer des solutions sur mesure répondant aux exigences de l'industrie aéronautique et spatiale.

    Picardie Gazette du 18 juillet

Défense
  • Défense
    Le prototype de l’Aarok, le drone de Turgis & Gaillard, assemblé sur l’aérodrome de Blois-Le Breuil
    Le prototype du drone Aarok de Turgis & Gaillard, exposé au Salon du Bourget 2023, a été assemblé dans les locaux du groupe, à l’aérodrome de Blois-Le Breuil. Avec ses 22 mètres d’envergure, ses 14 mètres de long et une masse maximale de 5,5 tonnes au décollage avec armement et carburant, l’engin français pourrait bientôt être commercialisé. La principale caractéristique de ce drone Male (Moyenne altitude longue endurance) repose sur ses divers capteurs. Il est muni de radars de champ large lui permettant de détecter autour de lui jusqu’à 200 km ainsi que de capteurs de champ étroit pour affiner ses identifications. Patrick Gaillard, directeur général du groupe, affiche clairement son intention de concurrencer le Reaper avec son produit, en partant des besoins des armées françaises. Turgis & Gaillard a été créé en 2011 avec cet objectif en ligne de mire. « La conception d’un tel engin était financièrement et technologiquement à notre portée », explique-t-il. « L’Aarok est moins fragile. Il peut être utilisé depuis des terrains plus hostiles ». À usage militaire dans un premier temps, le drone pourrait viser dans un second temps l’aviation civile. 5 ans ont été nécessaires avant d’établir une étude d’avant-projet en 2018. Pendant ce temps, le groupe a vendu ses services d’ingénierie dans les domaines aéronautique et de la défense. En juillet 2020 Turgis & Gaillard a racheté Blois Aéro Services, entreprise spécialisée dans la maintenance d’avions civils et militaires avec une vingtaine salariés, sur le site de l’aérodrome de Blois-Le Breuil. Le lieu a été choisi par le groupe pour aménager un bureau d’études et un atelier de sa société Gaillard ASA pour l’assemblage du prototype du drone Male. Les 4 grands composants de l’Aarok, des pièces en aluminium et en titane, ont ensuite été usinés dans l’usine MMD appartenant à Turgis & Gaillard, à côté de Grenoble. Le groupe affichait un chiffre d’affaires de 51 M€ en 2022, et compte désormais 9 usines en France et 1 en sommeil en Inde.

    La Nouvelle République du 18 juillet
  • Défense
    La France et l’Inde discutent du développement conjoint d’un « système de combat aérien »
    Si l’Inde a bien confirmé son intention d’acquérir 26 Rafale Marine, ainsi que 3 sous-marins Scorpène supplémentaires, d’autres projets devraient être conduits conjointement par la France et l’Inde en matière de Défense dans les années à venir. C’est en effet ce qu’indique la feuille de route « vers le centenaire des relations franco-indiennes », publiée par l’Élysée à l’issue de la visite de Narendra Modi. Actuellement, l’Inde mène 2 projets d’avions de combat, confiés au constructeur aéronautique HAL, à savoir le TEDBF (Twin Engine Deck Based Fighter), destiné à son aéronautique navale, et l’AMCA (Advanced Medium Combat Aircraft), un appareil de 5ème génération susceptible d’être au centre d’un « système de systèmes » incorporant des effecteurs connectés pouvant évoluer en essaim, des drones de type « loyal wingman ». Certains doutent de la capacité de l’Inde à mener à bien un tel programme, faute de disposer d’une base industrielle et technologique de défense suffisamment « robuste », et avancent que le pays pourrait rejoindre un autre projet, comme le SCAF, mené par la France, l’Allemagne et l’Espagne, ou le GCAP, ex-Tempest, conduit par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon. La feuille de route de l’Elysée faisait justement référence au possible développement de « briques technologiques » communes. Il pourrait s’agir également du développement du Rafale F5, lequel doit être mis en service à l’horizon 2030.

    Ensemble de la presse du 17 juillet

Emploi
  • Emploi
    Accord sur l’emploi des seniors et sur les reconversions chez Safran
    Safran a signé un accord avec l’ensemble des syndicats en avril dernier afin d’essayer de retenir ses seniors, le temps de préparer la relève. Elisabeth Borne s’était alors rendue sur un site de Safran pour saluer l’initiative sur l’emploi des seniors. L’accord fixe l’objectif de 30% minimum de salariés de plus de 50 ans, contre 32% aujourd’hui, qui devront représenter au moins 10% des recrutements annuels, contre 8,7% ces 3 dernières années. Le texte s’attaque à plusieurs freins au maintien dans l’emploi, et prévoit notamment une décroissance progressive de l’activité à partir de 60 ou 61 ans. « Si l’on veut que les travailleurs expérimentés restent plus longtemps, il faut que les entreprises acceptent de modifier leur organisation du travail », explique Stéphane Dubois, DRH chez Safran. Le deuxième grand chantier est celui de la reconversion professionnelle. « On ne peut pas dire à 30% des gens que leur avenir est bloqué, justifie Stéphane Dubois. Il y aura un engagement fort de la médecine du travail pour évaluer le vécu physique des salariés, un renforcement des formations à partir de 50 ans et un travail sur les reconversions ». Un congé « proche aidant » est créé, de 6 mois renouvelables une fois. L’entreprise propose aussi un « congé solidaire » et organise le mécénat de compétences. « Il est important de garder un sens du collectif, qui passe notamment par un lien entre générations », conclut le DRH.

    L’Usine Nouvelle du 18 juillet

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Focus sur le nouveau tri bagages de l'aéroport Paris-CDG
    Exploité depuis un an par le groupe ADP, le TBS4 de Paris-CDG est le tri bagages le plus moderne du groupe et le plus grand en France. Un monstre de métal et de systèmes automatisés qui traite en moyenne 12 000 bagages par jour. En service depuis avril 2022, cet équipement de 150 M€, conçu et construit par Siemens, contribue à ce que le groupe ADP absorbe sans heurts le retour d’un trafic aérien quasiment revenu au niveau d’avant-crise. A la veille d’une nouvelle saison estivale, cette installation de 300 m de long, inconnue des voyageurs et nichée en sous-sol, va connaître son baptême du feu. La structure métallique qui a nécessité 3 ans de construction, compte 6 km de tapis convoyeurs et 7,5 km de circuit à bacs, le tout mis en mouvement par quelque 2 500 moteurs. Elle peut traiter jusqu’à 4,3 millions de bagages par an, avec des pointes à 170 000. « Le système est désormais robuste et prêt à accueillir le flux de passagers de cet été », assure Emmanuel Lefèvre, directeur des projets du groupe ADP. Les bagages suivent un circuit 100% automatisé de contrôle sûreté et de tri au sein d’une cinématique complexe. Lorsqu’ils entament leur périple dans le TBS4, ils sont visualisés par des postes d’identification, équipés de têtes laser et de caméras. En cours de route, chaque bagage passe dans des tomographes pour s’assurer de la non-dangerosité de ce qu’ils renferment. « Tout l’enjeu avec le TBS4 est de diminuer le délai de correspondance à maximum 25 minutes pour un bagage, soit moitié moins qu’avant, et de réduire le défaut de chargement », résume Baptiste Maurand, directeur de l’ingénierie et des projets du groupe ADP.

    L’Usine Nouvelle du 18 juillet
  • Aviation Commerciale
    COMAC livre un 2ème C919 à China Eastern Airlines
    Commercial Aircraft Corporation of China (COMAC) a livré le 2ème exemplaire de série de son monocouloir C919 à China Eastern Airlines le dimanche 16 juillet. L'appareil sera mis en service « dans un avenir proche ». Le programme du monocouloir chinois était entré en service commercial le 28 mai dernier en reliant les plateformes de Shanghai Hongqiao et de Pékin Daxing. Depuis, l'appareil a réalisé moins de 2 vols par jour en moyenne. Les C919 China Eastern Airlines sont aménagés en configuration bi-classe de 164 places, dont 8 en classe affaires. Lancé en 2011, le programme C919 prévoyait une entrée en service du 1er appareil en 2016. Après plusieurs reports, le monocouloir chinois avait décroché sa certification de type le 29 septembre dernier. Selon COMAC, ce programme motorisé par des LEAP-1C de CFM International, a enregistré plus de 1 200 commandes et engagements.

    Ensemble de la presse du 18 juillet
  • Aviation Commerciale
    Emirates lance un service de vols charters en jet Phenom 100
    Emirates lance un nouveau service de vols à la demande opérés par des jets de poche Phenom 100 d'Embraer. Ce nouveau service sera proposé depuis l'aéroport international Al Maktoum de Dubaï pour des destinations situées dans les pays du CCG et en particulier vers l'Arabie saoudite, le Bahrein, le Koweit, ou Oman. Les appareils peuvent transporter jusqu'à 4 passagers. Emirates proposera une expérience de bout en bout, avec la mise à disposition d'un chauffeur et un traitement VIP. La grande compagnie aérienne de Dubaï dispose de 5 Phenom 100EV, dont le 1er exemplaire était livré en 2017, des appareils qui jusqu'à présent étaient utilisés pour les besoins de formation des pilotes de l'Emirates Flight Training Academy.

    Le Journal de l’Aviation du 18 juillet

Espace
  • Espace
    3 personnes tirées au sort pour le prochain vol spatial de Virgin Galactic
    Le 2ème vol commercial de Virgin Galactic, l’entreprise du milliardaire Richard Branson, amènera 3 gagnants d’un tirage au sort dans l’Espace. La mission « Galactic 02 » s’élancera le 10 août prochain, alors que le 1er vol a été effectué fin juin. En prenant en compte les tests, ce sera la 7ème fois que le vaisseau se rendra dans l’Espace. Virgin Galactic est d’ailleurs en concurrence avec l’entreprise du milliardaire Jeff Bezos, Blue Origin, qui propose elle aussi des vols suborbitaux courts. Un homme de 80 ans, atteint de la maladie de Parkinson, ancien participant aux Jeux Olympiques de 1972, a été choisi lors d’un tirage au sort, aux côtés d’une mère et de sa fille, originaires d’Antigua-et-Barbuda. Elles doivent devenir les premières personnes originaires des îles caraïbes à flotter en apesanteur. Ils avaient participé à une levée de fonds organisée par Virgin Galactic, dont les montants n’ont pas été révélés, mais ceux-ci commençaient dès 10 $ seulement. Le vol durera environ 1h30, mais les passagers ne passeront que quelques minutes dans l’Espace. L’avion porteur larguera à 15 km d’altitude le vaisseau, qui ressemble à un gros jet privé. Celui-ci allumera alors son moteur et accélèrera à la verticale jusqu’à dépasser les 80 km d’altitude, ce qui correspond à la limite de l’Espace selon l’armée américaine. Il redescendra ensuite en planant. Virgin Galactic, qui a promis un vol spatial tous les mois, semble avoir trouvé un public puisqu’environ 800 clients ont acheté leur billet pour un prix d’abord compris entre 200 000 et 250 000 $ par passager, qui a par la suite été rehaussé à 450 000 $.

    Ensemble de la presse du 18 juillet
  • Espace
    Baptisé « Idéfix », l’astromobile franco-allemande doit explorer les lunes de Mars pour la JAXA
    Décidée en 2015 par l’Agence spatiale japonaise, la JAXA, la mission MMX (Martian Moons Exploration) doit être expédiée en septembre 2024 vers les 2 lunes de la planète Mars, Deimos et Phobos. L’enjeu principal de la mission est la collecte d’échantillons sur la surface de Phobos et leur rapatriement sur Terre, dans le but d’explorer les origines de la vie et de préparer l’arrivée de l’homme sur Mars. La contribution du CNES et du DLR se traduit en premier lieu par la conception et la fourniture d’une astromobile très innovante de 25 kg, qui effectuera des analyses du régolithe de Phobos. L’engin est actuellement en train de subir différents tests de qualification à Toulouse et devra être livré mi-septembre au Japon. La cérémonie officielle de signature de l’accord entre la JAXA, le CNES et le DLR s’est tenu le 20 juin, lors du Salon du Bourget 2023. Pour l’occasion, l’astromobile franco-allemande, en accord avec les éditions Albert René, a reçu le nom Idéfix, comme le petit compagnon d’Obélix, dans la bande dessinée « Astérix le Gaulois ». En novembre 1965, le 1er satellite français placé sur orbite autour de la Terre, avait déjà été surnommé Astérix. Philippe Baptiste, président du CNES, a commenté : « C’est un personnage qui est joli et résilient, car il est animé d’une idée fixe, comme notre rover qui va explorer la surface de Phobos ! ».

    Air et Cosmos du 17 juillet