Synthèse de presse

Défense
  • Défense
    MBDA et KAI approfondissent leur coopération
    MBDA et Korean Aerospace Industries (KAI) ont signé un accord de coopération, à l'occasion de la visite d'État de la Corée du Sud à Londres. Cet accord permettra aux 2 sociétés d'explorer de nouvelles opportunités pour l'intégration des nouvelles armes MBDA sur les plateformes KAI et l'exportation des 2 ensemble par le biais d'une approche marketing commune. L'accord a été signé le lundi 20 novembre par Chris Allam, directeur général de MBDA UK, et Kang Goo-young, PDG de KAI. Eric Béranger, PDG de MBDA, a déclaré : « La combinaison des produits et technologies d'armement de pointe de MBDA et de l'expérience éprouvée de KAI en matière de développement et de livraison rapide de nouveaux aéronefs est une perspective passionnante pour le marché mondial de la Défense, qui reflète les valeurs et les intérêts communs des deux parties ». MBDA s'est déjà engagé à collaborer avec KAI pour mener à bien l'intégration du missile air-air à portée de vue Meteor de MBDA sur l'avion de combat KF-21 Boromae piloté par KAI. Parmi les nouveaux domaines de coopération explorés, dans le cadre du nouvel accord, figurent l'intégration d'armes de MBDA telles que le missile air-air avancé à courte portée (ASRAAM), la gamme Select Precision Effects At Range (SPEAR) et le missile d'attaque au sol Brimstone sur des plates-formes de KAI telles que le KF-21 et le chasseur léger FA-50, ainsi que l'exportation des plates-formes et des missiles.

    European Security & Defence du 27 novembre
  • Défense
    Cilas : Lumibird déclare s'orienter vers « un partenariat plus technologique que capitalistique »
    Lumibird, société française spécialiste du laser, a indiqué « orienter ses discussions sur le dossier Cilas vers un partenariat plus technologique et industriel que capitalistique », en réaction à une information de La Lettre selon laquelle la société serait en discussions pour revendre ses 37% du capital de Cilas à Safran et MBDA. Lumibird a ajouté que « son projet d'investissement dans Cilas ne s'étend pas au-delà d'une participation de 37% du capital, sans influence notable ». La société avait fait l'acquisition de cette participation en 2021 auprès d'Areva pour 7,5 M€. En 2022, ArianeGroup avait revendu ses parts dans Cilas à Safran et MBDA, qui détiennent aujourd'hui 63% du capital.

    Capital et Les Echos du 27 novembre
  • Défense
    L’impact de la guerre en Ukraine sur le réarmement mondial
    Le conflit entre la Russie et l’Ukraine entame son troisième hiver. Le Monde observe qu’« après plusieurs décennies durant lesquelles l’engagement des armées occidentales se limitait à des guerres asymétriques ou contre-insurrectionnelles, la perspective d’une guerre conventionnelle, interétatique et d’envergure, est redevenue plausible ». La hausse majeure des dépenses militaires au niveau mondial témoigne de cette prise de conscience. En 2022, celles-ci ont atteint un niveau record de 2 240 Md$ (2 055 Md€) en termes réels, soit une hausse de 3,7 % en un an, selon le rapport annuel de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), publié en avril. Les Etats européens sont ceux qui se réarment le plus vite. Leurs dépenses dans le secteur de la Défense ont atteint 480 Md$ en 2022, soit 13 % de plus qu’en 2021. Pour la première fois, elles dépassent celles de 1989, à la fin de la guerre froide. Les augmentations les plus marquées s’observent sur le flanc Est : 11 % en Pologne, 12 % en Suède, 27 % en Lituanie, 36 % en Finlande… Dans le même laps de temps, les importations d’armement en Europe ont presque doublé (+93 %), stimulées par les livraisons destinées à l’Ukraine, devenue troisième destination mondiale.

    Le Monde du 27 novembre
  • Défense
    Les Escadrilles air jeunesse, un parcours aéronautique et sportif au sein de l'armée de l'Air et de l'Espace
    Ouest-France consacre un reportage aux adolescents qui participent aux Escadrilles air jeunesse, chaque mercredi après-midi et certains samedis. Il s’agit d’un parcours aéronautique et sportif au sein de l'armée de l'Air et de l'Espace, mêlant culture aéronautique (militaire et civile), histoire, tradition, sport, cohésion et prise de responsabilités. Créées en juillet 2019, les Escadrilles air jeunesse ont pour objectif de permettre à des adolescents ou jeunes adultes de 12 à 25 ans de s’impliquer dans le domaine aéronautique et spatial. Au programme de ces années de formation : initiations aéronautiques, activités sportives, échanges avec les professionnels, activités culturelles et préparation du brevet d’initiation aéronautique (BIA).

    Ouest-France du 27 novembre

Espace
  • Espace
    La startup Look Up Space a suivi les mouvements du satellite russe Luch Olymp 2
    La startup française Look Up Space, dédiée à la surveillance de l’Espace, a observé les mouvements d’un satellite espion russe, Luch Olymp 2. Ce dernier, depuis son lancement en mars 2023, s’est approché tour à tour de 3 satellites d'Eutelsat. Look Up Space a été fondée par le général Michel Friedling (2S), qui a été le premier commandant de l'espace (CDE) de septembre 2019 à juillet 2022, et par Juan Carlos Dolado, ancien chef du service surveillance de l'espace du CNES. La startup a développé sa plateforme sécurisée Synapse, financée entre autres par France 2030 et hébergée par le cloud souverain d'OVH. Elle propose un service opérationnel inédit jusque-là. En consortium avec Cisteme et Selha Group ainsi que 9 autres PME et ETI, la startup développe un radar de surveillance de l'Espace (SSA) baptisé Sorasys, financé également en partie par France 2030. Ce radar permettra de réduire de 90% le risque de perte des infrastructures spatiales européennes, grâce à la détection et au catalogage des objets de taille supérieure à 3 cm en orbite basse. Look Up Space compte valider cette technologie fin décembre 2023 en laboratoire et mettre au point dès la fin 2024 un 1er démonstrateur.

    La Tribune du 27 novembre

Industrie
  • Industrie
    Entretien avec Yannick Assouad (seconde partie)
    Dans la seconde partie de son entretien dans le cadre du Podcast du Journal de l’Aviation, Yannick Assouad, directrice générale adjointe Avionique chez Thales et présidente du CORAC, évoque notamment les effets bénéfiques de l’usage de l’intelligence artificielle sur l’impact carbone des avions : « des assistants pilotes, entraînés à partir d’une grande masse de données », sont capables de calculer la meilleure trajectoire, « en prenant en compte l’ensemble des paramètres avion ». L’utilisation de l’IA a toutefois des implications au niveau de la cybersécurité, « un domaine privilégié de Thales ». Yannick Assouad évoque sa vision du cockpit du futur, qui devrait continuer d’être constitué d’une interface homme-machine, mais avec une machine davantage force de proposition. La dirigeante regrette le « bashing » qui vise l’aviation. « En France, le secteur aérien est le premier contributeur de la balance commerciale. La France est le seul pays européen capable de fabriquer un avion de la tête à la queue ». Une « puissance économique » qu’il faut reconnaître. « Il n’est pas pertinent de taxer notre industrie et de flécher le fruit de ces taxes vers d’autres secteurs », estime Yannick Assouad.

    Le Journal de l’Aviation du 24 novembre

Environnement
  • Environnement
    Les PME de la filière engagées pour la décarbonation
    Air & Cosmos consacre un dossier à l’engagement des PME en faveur de l’aviation décarbonée. Au sein des cluster NAE Normandie (Normandie) et Altytud (Hauts de France), de nombreuses sociétés s’impliquent dans des programmes visant à réduire l’impact carbone du secteur aérien. Areelis Technologies (Seine-Maritime) transpose son expertise dans le spatial pour des applications civiles. Sab Industries (Eure) mène des projets d’étude pour des clients d’ArianeGroup. La société fournit notamment des composants dans le cadre du projet Themis. Le groupe 6Napse (Eure) accompagne les industriels de l’aéronautique et du spatial pour la qualification de leurs produits. FEV (Seine-Maritime) dispose d’un savoir-faire dans les domaines de la motorisation, de l’électrification et de la sûreté de fonctionnement. Draka Fileca (Oise), spécialisée dans la conception et la fabrication de câbles spéciaux pour l’aéronautique, travaille à des gains de masse pour les programmes A380, A350 et A400M. Spécitubes (Pas-de-Calais) participe au programme zéro émission d’Airbus, en partenariat avec 2 autres sociétés des Hauts-de-France, Somepic Technologies et Coredux.

    Air & Cosmos du 23 novembre
  • Environnement
    Entretien avec Samuel Cutullic (NAE Normandie)
    Samuel Cutullic, délégué général adjoint de NAE Normandie, accorde un entretien au magazine Air & Cosmos. NAE a lancé, en 2021, une édition annuelle pour des preuves de concept, pour une décarbonation plus forte des activités recherche, technologie et innovation (RTI), avec l’ambition « d’accélérer le développement de nouvelles technologies, de nouveaux concepts et une compréhension de certains phénomènes physiques afin d’explorer de nouvelles voies pour une décarbonation plus forte de nos secteurs d’activité ». Les preuves de concept « s’adressent à toute entreprise européenne ». L’une des premières sociétés retenues a été Spiragaine, implantée à Saint-Pierre-les-Elbeuf (Seine-Maritime), qui a conçu et développé un nouveau design de tuyauterie permettant un gain de masse de l’ordre de 30%. La société a travaillé en lien avec Areelis Technologies, notamment, pour développer cette nouvelle génération de tuyauterie. Ce nouveau design « a été qualifié par Dassault Aviation pour son programme Falcon 10X ». La société Factem a également été retenue « dans le cadre d’un projet de siège à réduction active de bruit dans les aéronefs ».

    Air & Cosmos du 23 novembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Feu vert du gouvernement pour la réforme du financement des aéroports
    Le ministre des Transports, Clément Beaune, a confirmé vendredi le feu vert du gouvernement à une refonte de la régulation aéroportuaire. Cette réforme devrait notamment permettre aux grands aéroports régionaux, ceux par lesquels transitent plus de 5 millions de passagers par an, de négocier des accords tarifaires pluriannuels avec les compagnies aériennes, dans le cadre de contrats de régulation économiques (CRE). Ces aéroports pourront aussi améliorer leur rentabilité, en conservant une part plus importante des bénéfices tirés de leurs activités commerciales annexes.

    Les Echos du 27 novembre