Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Airbus et l'Arménie signent un contrat pour six hélicoptères H145
    Airbus Helicopters* et la République d’Arménie ont signé un contrat pour l’acquisition de six hélicoptères H145. Cet accord, signé à l’occasion de la visite d’État d’Emmanuel Macron à Erevan, est entré en vigueur récemment. Les H145 seront utilisés pour des missions de transport. Il s’agit du premier contrat de l'Arménie avec Airbus Helicopters. Au total, plus de 1 800 hélicoptères de la famille H145 sont en service dans le monde. Propulsé par deux moteurs Safran Arriel 2E, le H145 est équipé d'un système de régulation numérique à pleine autorité (FADEC) et de la suite avionique numérique Helionix.

    Aerobuzz et Boursorama du 19 juin 2026
  • Industrie
    Safran renforce la maintenance des moteurs LEAP à l’aéroport de Bruxelles
    Safran Aircraft Engines* et Brussels Airport lancent la construction d’une « Module Factory » de 15 000 m² dédiée à la maintenance des moteurs CFM LEAP. Ce projet industriel, qui créera 250 emplois supplémentaires, doit permettre de traiter jusqu’à 1.500 modules de moteurs par an d’ici 2028. Utilisés par plus de 150 compagnies aériennes, ces moteurs réduisent la consommation de carburant, les émissions de CO₂ et le bruit d’environ 15 %. La future installation recevra des modules provenant de l’ensemble du réseau mondial de Safran Aircraft Engines.

    Aerobuzz et le Journal de l’Aviation du 18 juin 2026
  • Industrie
    Avec le banc d’essai Simba, l’ONERA teste les matériaux en conditions extrêmes
    Tester la résistance des nouveaux matériaux à très haute température, en conditions réelles de flux thermiques, de charges mécaniques et d’environnements oxydants, est un enjeu industriel majeur. L’ONERA* s’est doté d’un banc d’essai unique en France, Simba (Sollicitation multi-physique et inspection multispectrale sur banc laser). Ce dernier permet de chauffer les matériaux au moyen de faisceaux laser, et associe sollicitations thermiques et mécaniques.

    Air & Cosmos du 19 juin 2026
  • Industrie
    La hausse du cours de l’aluminium et du prix des matières premières dérivées du pétrole impacte les sous-traitants aéronautiques
    La production mondiale d’aluminium a été déstabilisée par la fermeture du détroit d’Ormuz et les bombardements iraniens de deux sites majeurs de production, aux Emirats arabes unis et à Bahreïn. Les cours ont progressé de près de 25 % entre décembre 2025 et mai 2026. Combinée à celle du carburant et des matières premières dérivées du pétrole, cette hausse impacte les sous-traitants aéronautiques français. Les dirigeants de Gaches Chimie* (Haute-Garonne) et de Recaero* (Ariège) témoignent notamment des conséquences sur les comptes des entreprises. Thierry Quillet, Délégué général adjoint du GIFAS, en charge de la supply chain, rassure cependant, confirmant que des tensions existent mais soulignant que la supply chain n’est pas impactée de manière significative à ce stade.

    Le Monde du 19 juin 2026

Espace
  • Espace
    Thales Alenia Space coordonnera le projet EROSS SC dédié à l’« On-Orbit Servicing »
    Thales Alenia Space* et ses partenaires européens ont été sélectionnés par la Commission européenne pour mener le projet EROSS SC (European Robotic Orbital Support Services - Servicing Component) dédié aux services en orbite, ou « On-Orbit Servicing ». Ce projet est une composante clé du programme ISOS (In-Space Operations and Services) de la Commission Européenne, qui vise à réaliser, d’ici 2030, une mission pilote en vue du développement d’une infrastructure européenne d’opérations et de services dans l’espace. D’un montant de 12 M€, le contrat EROSS SC prévoit le développement de l’un des deux véhicules spatiaux en capacité d’exécuter une première mission européenne de démonstration de rendez-vous et de robotique automatisés dans l’espace.

    Vie-économique.com du 18 juin 2026

Défense
  • Défense
    Thales s'allie à Hanwha Aerospace dans les frappes terrestres à longue portée
    Thales* fait part de la signature, lors du salon Eurosatory 2026, d'un protocole d'accord avec le groupe sud-coréen Hanwha Aerospace afin de coopérer dans les capacités de frappe de précision terrestre à longue portée. Les deux entreprises poursuivront une coopération technique afin d'assurer la compatibilité des 3 missiles de la famille Chunmoo de Hanwha (le CGR080, une roquette guidée d'une portée pouvant atteindre 80 km, le CTM-MR, un missile à moyenne portée de l'ordre de 160 km, et le CTM290, un missile balistique tactique d'une portée de 290 km) avec le lanceur X-Fire de Thales. Le X-Fire est conçu pour tirer tout type de munition à longue portée. Il a effectué ses premiers tirs le 20 mai 2026.

    Les Echos du 19 juin 2026
  • Défense
    Airbus livre le premier H135 au programme de formation des futurs équipages de vol du Canada
    Airbus* a livré le premier hélicoptère H135 au programme Future Aircrew Training (FAcT) du Canada, atteignant ainsi une étape clé dans la modernisation de la formation des pilotes de l’Aviation royale canadienne (ARC). L'appareil servira à la formation de la prochaine génération de pilotes de la RCAF. Il offrira une plateforme d'entraînement moderne bimoteur équipée de la suite avionique Helionix d'Airbus.

    Aeromorning du 18 juin 2026
  • Défense
    Thales s'allie à Mesko pour produire des roquettes en Pologne
    À l'occasion du salon Eurosatory 2026, Thales* fait part de la signature d'un protocole d'accord avec la société polonaise Mesko (filiale du groupe PGZ), qui devient un partenaire stratégique de Thales en Pologne pour la production de roquettes de calibre 70 mm. Cette coopération industrielle prévoit notamment l'assemblage de moteurs de roquettes et la production de composants critiques par les filiales de PGZ. Elle consolide la position de leader de Thales en Europe, et notamment en Belgique, sur le marché des roquettes de 70 mm, activité pour laquelle le groupe prévoit une montée en puissance.

    Boursorama du 19 juin 2026
  • Défense
    Swarmer, droniste ukrainien coté à Wall Street
    La startup ukrainienne Swarmer, spécialisée dans les logiciels pour drones et présente au salon Eurosatory 2026, est la première entreprise ukrainienne de défense cotée aux États-Unis, depuis son introduction en Bourse le 17 mars 2026. Elle développe des logiciels d'autonomie pour drones, permettant de coordonner des essaims en reliant drones aériens, terrestres ou maritimes à une même architecture de commandement. Cette technologie doit permettre de réduire le nombre d'opérateurs nécessaires et d'accélérer les décisions sur le champ de bataille. L'entrée en Bourse de Swarmer illustre l'intérêt croissant des investisseurs occidentaux pour les systèmes développés en Ukraine, reflétant l'ambition de Kiev de transformer son expérience de la guerre moderne en industrie d'exportation.

    Les Echos du 19 juin 2026
  • Défense
    Drones à bas coût : l’Ukraine révèle les limites des équipements militaires sophistiqués
    Les sénateurs Philippe Folliot et François Bonneau, membres de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, alertent dans une tribune sur le risque de « décrochage » des forces armées françaises, estimant que l'actualisation de la Loi de Programmation Militaire (LPM) 2024-2030 n'est en l’état « qu'une loi d'ajustement comptable visant à améliorer l'existant plutôt qu'à restructurer profondément nos forces armées ». Face à la dronisation du champ de bataille, les 2 sénateurs appellent à « structurer un écosystème industriel souverain et flexible, capable d'innover, de modifier et de livrer en masse, à bas coût, des systèmes durcis pour répondre en temps réel à l'évolution des menaces ». Ils estiment nécessaire un assouplissement des marchés publics, une simplification des cadres réglementaires et un allégement des charges administratives, pour permettre à la Base Industrielle et Technologique de Défense de « s'adapter au jour le jour et de produire en masse ».

    La Tribune du 19 juin 2026
  • Défense
    Panorama des drones aériens, qui s'imposent comme des armes incontournables au salon Eurosatory
    Au Salon de la défense Eurosatory 2026, les drones aériens sont très fortement représentés, de même que les systèmes de défense conçus pour les neutraliser. L'industrie d'armement ukrainienne, avec plus de 80 exposants représentés au Salon, est devenue une pionnière en la matière, passée d'un usage artisanal à une production industrialisée qui pourrait atteindre 7 millions d'unités en 2026. Les Echos dressent un panorama des principales catégories de drones utilisés dans les conflits actuels, depuis les micro-drones jusqu’aux drones MALE (Moyenne altitude longue endurance) ou HALE (Haute altitude longue endurance).

    Les Echos du 19 juin 2026
  • Défense
    "Les armées ont désormais besoin d’analyses produites en quelques minutes" : Entretien avec François Bourrier-Soifer (Safran.AI)
    A l’occasion du salon Eurosatory 2026, François Bourrier-Soifer, Directeur général délégué de Safran.AI, filiale du groupe Safran Electronics & Defense*, évoque les enjeux du renseignement géospatial. Le rachat récent du pôle défense de Kayrros, anciennement Preligens, spécialisée dans l’analyse d’images satellitaires à usage militaire, a permis à Safran.AI de consolider ses positions dans ce secteur en pleine expansion. Les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ont par ailleurs accéléré la transition vers un renseignement opérationnel, avec des analyses désormais produites en quelques heures ou minutes, tandis que l'imagerie radar gagne en importance pour les observations de nuit et par mauvaises conditions météorologiques. L'intelligence artificielle agentique permet de fusionner des sources hétérogènes.

    L’Express du 19 juin 2026
  • Défense
    Le financement de l’industrie de défense, entre la Bourse et les fonds de Private Equity (Tribune)
    Dans une tribune publiée, Christophe Rouvière, analyste financier, reconnaît le rôle joué par les fonds de Private Equity dans la montée en puissance de la Base industrielle et technologique de défense (BITD). Il estime toutefois que seule la Bourse peut désormais offrir “le capital patient et la protection actionnariale nécessaire” qu’exige l'industrie de défense sur le long terme. Il s’alarme du fait qu’Euronext Paris n’ait capté en 2025 que 4,6 Md€ de levées de fonds, toutes opérations confondues, contre 18,1 Md€ investis par le Private Equity (PE), soit près de 4 fois plus. Les introductions en bourse « sont tombées à un niveau historiquement bas » en 2025, souligne-t-il.

    La Tribune du 19 juin 2026