« Si la France perd ses centres de R&D, elle perd ses usines » : comment Thales intensifie ses efforts de recherche et développement

Dans un entretien au Figaro, Patrice Caine, PDG de Thales*, souligne que le groupe augmente ses investissements en R&D afin « d’anticiper la prochaine rupture technologique et de préparer l’avenir ». En 2025, le groupe français a investi 4,5 Md€ en R&D, dont 1,4 Md€ autofinancé, le solde venant des acomptes clients et des ministères des Armées de pays clients. En 10 ans, Thales a investi 11 Md€ sur fonds propres dans la recherche. L’effort va se poursuivre dans le cadre du plan stratégique 2024-2028, qui prévoit 5 Md€ supplémentaires. Thales emploie 35 000 ingénieurs, sur 85 000 salariés dans le monde et ces profils représenteront 80 % des 9 000 recrutements prévus dans le monde en 2026. Ces investissements en R&D consolident l’empreinte industrielle du groupe en France, où se concentrent les trois-quarts de la recherche et technologie (R&T) et les deux tiers de la R&D. « Un centre de recherche, c’est aussi un centre de décision de lancement de produits. Si la France perd ses centres de R&D, elle perd ses usines », souligne Patrice Caine. Le PDG rappelle également l’importance du crédit d’impôt recherche (CIR), qui permet selon lui de compenser le coût élevé des métiers très qualifiés en France.